Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
Morgan Sullivan n'aime pas la vie qu'il mène. Il rêve de grands voiliers, d'aventures et il se retrouve comptable dans une banlieue avec une femme qui ne le regarde même plus. Décidé à changer de vie, il intègre Digicorp, une étrange société spécialisée dans le renseignement industriel. Sa nouvelle fonction est autrement plus excitante : il doit espionner, s'infiltrer chez la concurrence, saisir des informations stratégiques et les rapporter à son patron, Finster. Sa rencontre avec la très belle et très mystérieuse Rita va pourtant semer le trouble dans sa nouvelle existence. La jeune femme lui révèle qu'il serait la victime d'une machination qui a pour but de lui laver le cerveau. Morgan se trouve bientôt pris au coeur d'un engrenage : fiction ou réalité ?
Le deuxième film est toujours un cap important pour un réalisateur. Surtout si celui-ci est auréolé d’un succès aussi grand qu’inattendu. C’est le cas du Canadien Vincenzo Natali, auteur/réalisateur du désormais culte Cube. Petit au budget tout aussi minuscule, Cube récolte des lauriers aussi bien critiques que publics. Pas simple donc de satisfaire les attentes de nombreux et nouveaux fans. Cypher se présentait comme l’occasion pour Natali de faire ses preuves, de démontrer que le premier film n’était pas un one shot et de s’installer ipso facto
durablement dans l’industrie.
Natali ne révolutionne rien mais adopte plutôt la tactique du changement dans la continuité, cherchant à ouvrir son univers au plus grand monde tout en consolidant sa fan-base. Le pari est en partie réussi car Cypher navigue dans les mêmes eaux que Cube, se basant sur un scénario malin et à tiroir, se dotant d’un univers science-fictionnel proche à partir d’un low budget rentabilisé au maximum. Le fan retrouve ses repères, Natali aussi. On devine aisément ce qui lui a plu dans cette histoire d’un homme banal, propulsé du jour au lendemain dans une intrigue à laquelle il ne comprend pas grand-chose. Le thème de la manipulation semble être au cœur de l’œuvre de réalisateur. Manipulation de ses personnages d’abord, avec un personnage principal effacé perdu dans une intrigue kafkaïenne à base de taupes, de contre-taupes, d’espionnage industriel et de contrôle des masses. Pour accentuer encore certaines références, un des personnages s’appelle Robert Tuttle, renvoi au cinéma de Terry Gilliam apprécieront. Manipulations des spectateurs via un film bourré de chausses, trappes, de pièges et de trompe l’œil en tout genre.
Les qualités de Cypher relèvent de la mise en scène de Natali, qui prouve que la réussite de Cube n’était pas le fruit du hasard ayant trait à la chance des débutants. De nouveau, le réal instaure une intrigue noueuse et tortueuse mais toujours limpide qui parvient à conserver l’attention du spectateur jamais perdu dans cet amas de faux-semblants et de fausses pistes. Natali fait appel à Jeremy Northam, parfait en péquin de base submergé par les
événements, et à la mystérieuse et toujours très bonne (ouais ouais j’entends déjà les rires gras des deux du fond, là…) Lucy Liu. Le défaut majeur de l’ensemble réside peut-être dans la production design et les effets spéciaux asses pauvres. L’ensemble baigne dans des décors cliniques volontairement dépouillés bien qu’incroyablement cheaps, sans doute en raison du manque de budget... Défaut mineur qui n’éclipse en aucun cas la qualité scénaristique du métrage. Un sécanr’ que Natali peaufine, prouvant qu’il a bien saisi les tenants et aboutissants de son intrigue, l’emballant avec une mise en scène sans esbroufe.
Essai transformé, Vincenzo est maintenant installé et son nom sur une affiche est quasiment devenu synonyme de qualité. Cypher s’avère au final être un bon thriller, doté d’un suspense soutenu, d’une bonne intrigue et de comédiens investis. Manque cependant une prise de risque un peu plus grande qui aurait contribué à en faire un excellent film.
Avec 13 récompenses glanées à travers les festivals du monde entier par l’entremise de son premier long-métrage, Cube, réalisé en 1997, Vicenzo Natali avait tout pour s’imposer comme l’un des metteurs en scène à succès du début du XXIème siècle. Néanmoins, il fallut au cinéaste italien près de cinq ans pour monter son projet suivant Cypher, occupé qu’il était à diverses réalisations de séries en tout genre. Ancien directeur artistique, le transalpin accoucha donc en 2002 de son nouveau bébé, un thriller paranoïaque mettant en scène Morgan Sullivan, un homme qui s’ennuie particulièrement dans sa vie de tous les jours et qui décide d’intégrer la grande firme Digicorp, une étrange
société spécialisée dans le renseignement industriel. Sa nouvelle fonction est autrement plus excitante : il doit espionner, s’infiltrer chez la concurrence, saisir des informations stratégiques et les rapporter à son patron, Finster. Sa rencontre avec la très belle et très mystérieuse Rita va pourtant semer le trouble dans sa nouvelle existence. La jeune femme lui révèle qu’il serait la victime d’une machination qui a pour but de lui laver le cerveau. Morgan se trouve bientôt pris au coeur d’un engrenage : fiction ou réalité ?
Doté d’un synopsis laissant entrevoir un ensemble particulièrement complexe, Cypher n’avait pas intérêt à se louper, le sous-genre thriller psychologique étant l’apanage des très grands, tels que David Fincher ou Andrew Niccol. Dès les premières secondes, Vicenzo Natali s’attèle dès lors à développer un style particulier au niveau visuel, laissant entrevoir ses qualités de directeur artistique à travers un générique totalement épuré et des premières images à la luminosité étonnante. Malgré un budget de 7,5 millions de dollars, ce qui est fort peu au vu de la qualité visuelle de l’ensemble, le cinéaste parvient à livrer des séquences à l’esthétique travaillée.
Par une mise en scène particulièrement simple, Natali vise alors à rendre abordable un scénario à tiroir particulièrement complexe qui tire son essence de la vie pathétique d’un héros peu attachant. La description du psyché de celui-ci s’avère d’ailleurs être détaillée au possible, ce qui rend les premières scènes plus qu’attrayantes. Néanmoins, l’œuvre ne parvient guère à tenir la longueur et, rapidement, l’excellente mise en
scène de Natali se voit sapée par un montage hasardeux pour une œuvre relativement low budget. Toujours doté d’une esthétique charmante, Cypher plonge alors dans les méandres d’un scénario bien trop dense, peinant véritablement à développer une quelconque paranoïa et laissant même entrevoir de longs moments d’inaction. Pesant dans son déroulement, le métrage va sombrer totalement après 60 minutes, victime de twists à répétition et de l’inaptitude de Jeremy Northam à rendre son personnage un tant soit peu intéressant.
Dès lors, malgré un style intéressant et une mise en scène léchée, Cypher ne parvient jamais à captiver, loin s’en faut, se révélant même d’une lourdeur à peine supportable lors de certains passages. Si l’œuvre de Natali s’avère être une déception, elle constitue néanmoins un essai respectable dans la filmographie d’un cinéaste qui peine toujours à livrer un véritable chef-d’œuvre.

Coup de coeur !Les décors, les effets spéciaux, le monde dans lequel on évolue est visuellement très réussi, tout comme les superbes scènes d’action ! En regardant Cypher, on se rend compte des influences du scénariste, Brian King, pour les romans de Philip K. Dick avec leur technologie insensée et les systèmes incroyables que les gens utilisent pour se combattre. Ainsi que celle du réalisateur pour Hitchkock, comme dans La Mort aux Trousses où on suit un homme qui passe sans cesse d’un endroit à un autre, du début à la fin il ne cesse de bouger. On pense aussi à des films comme Memento de Christopher Nolan pour la quête identitaire ou The Game pour le coté paranoïaque. Avis aux amateurs/trices... [2/2]
Pas de news associées � ce film actuellement
/B_news>Ce site compte actuellement :
Au niveau visuel, le film ressemble à un genre de noir et blanc, surtout au début du film, l’image est monochromatique, les couleurs sont dé-saturées puis, à mesure que le film avance et que le personnage évolue, l’image est très colorée. Les décors, les effets spéciaux, le monde dans lequel on évolue est visuellement très réussi, tout comme les superbes scènes d’action ! En regardant Cypher, on se rend compte des influences du scénariste, Brian King, pour les romans de Philip K. Dick avec leur technologie insensée et les systèmes incroyables que les gens utilisent pour se combattre. Ainsi que celle du réalisateur pour Hitchkock, comme dans La Mort aux Trousses où on suit un homme qui passe sans cesse d’un endroit à un autre, du début à la fin il ne cesse de bouger. On pense aussi à des films comme