Critique de film

Tamara

"Tamara"
affiche du film

Après avoir subi les moqueries de ses camarades durant toute sa scolarité, la peu désirable Tamara revient d'entre les morts sous les traits d'une magnifique jeune femme, prête à prendre sa revanche sur ses tortionnaires...

Les critiques à propos de ce film

Critique de Tamara - Tamara poil (Faut lire vite pour comprendre)
Par : Damien Taymans
Tags : Sorcellerie

Tamara, sous ses dehors de série Z revendiqué, comporte tout de même un scénario signé Jeffrey Reddick, celui qui marqua le cinéma d’horreur de son empreinte grâce à ses scénarii de la trilogie Destination finale. C’est dire si on y croyait quelque peu juste avant de le visionner, pensant que le magicien allait encore sortir un tour de passe-passe pour nous attirer ou nous dégoûter (ce qui fut plus le cas dans les deux derniers épisodes de la trilogie).

Scénario assez convenu sur papier. Une jeune fille est martyrisée par ses congénères qui lui font une blague qui tourne mal. Résultat : elle meurt mais revient d’entre les morts pour se venger. Se rapprochant clairement du postulat de Carrie de Brian De Palma (et donc de King) ou encore du très moyen Aenigma de Lucio Fulci, Tamara peine à atteindre le niveau même de cette dernière œuvre citée. N’évitant jamais les écueils qui parsèment sa route, le film nous présente des personnalités extrêmement stéréotypées et rasoirs. Jugez plutôt : la fille raillée par ses camarades parce qu’elle est première de classe (entre autres), le prof d’anglais intègre, les ados débiles et musclés qui ne pensent qu’à culbuter des filles, boire, faire la fête et emmerder la pauvre Tamara, une copine qui ne l’approche pas réellement mais a clairement le rôle de gentille dans la conception manichéenne de l’histoire. Tout cela rendu de façon plutôt plate alors que la présentation des personnages prend une bonne demi-heure (Fulci l’avait expédiée en cinq minutes à peine, nous situant au cœur de l’accident).

Une lueur d’espoir revient lorsque Tamara signe son retour en créature plus pulpeuse que jamais. Dès lors, les événements s’enchaînent sur un rythme largement plus soutenu et on s’ennuie moins. On prend plaisir même devant cette séance de mutilation que subit ce pauvre Roger (alors que ce n’était pas réellement le plus méchant de l’histoire, non mais !) et on se dit alors que le métrage est bel et bien parti pour nous plonger dans la folie destructrice de la bombe sexuelle. Mais, si les intentions sont bel et bien présentes, il faut tout de même avouer que la croissance rythmique du film s’essouffle rapidement et que les inventions de la créature sublime pour torturer ses victimes ne sont dignes que d’un pâle film d’horreur (ce que Tamara semble être). Mention spéciale tout de même pour ce suicide de Roger et pour la sodomie imposée aux deux beaux mâles tombeurs de nanas.

On se consolera timidement grâce à quelques plans sympathiques et à l’une ou l’autre séquence assez jolie. De même, impossible de ne pas être excité tel un vil sanglier devant les jambes de déesse qu’arbore l’héroïne et grâce à son déhanché magnifique. Mais, à côté de ces maigres constats qui prouvent le peu d’intégrité et d’intelligence que possèdent encore le scénariste et son réalisateur, on ne peut qu’applaudir lorsqu’apparaît la scène finale présageant un repos bien mérité.

En conclusion, Tamara se démarque des autres productions de bas étage par son traitement particulier et étonne par certaines qualités techniques qui ne font malheureusement pas du film une réussite criante mais lui permettent tout de même d’atteindre un bilan mitigé plus moyen que mauvais.


Critique de Tamara - La sorcière mal-aimée...
Par : Gore Sliclez

Tamara, jeune lycéenne, passionnée de sorcellerie, censée être le laideron intello de sa classe (avec Jenna Dewan, même en souillonne, on en doute franchement), devient victime de moqueries et de menaces après que celle-ci a écrit un article sur les dérives du dopage chez les athlètes de son école. Pour se venger, ceux-ci décident de lui tendre un piège en se moquant de son amour pour son professeur de littérature. Seulement voilà, la farce tourne mal et notre douce Tamara passe de vie à trépas pour le grand malheur de nos crétins qui vont en ch…

En lisant le résumé vous vous dites : « foutre Dieu, mais ça me rappelle un film où il y avait des nanas à poil dans les douches et parmi lesquelles une rouquine qui… » STOP ! Ola sauvageons, pas du tout, vous n’y êtes pas… Ici, il s’agit d’une brunette plutôt bien roulée et qui est très, très, très en pétard (d’où l’expression « rouler un pétard »). Utilisant ses pouvoirs de sorcière, elle revient à la vie et nous mutile un garçon par suggestion mentale, fait bouffer du verre à son redneck de père ou mieux encore transforme deux p’tits cons surhormonés en deux gays passionnés. La scène d’automutilation est plutôt bien réussie, pour les autres rien de bien croustillant à se mettre sous les dents.

Côté casting, que du deuxième zone, mais bon en même temps on s’en balance un peu puisque que clairement c’est sur le côté « jolies pépées » que la production semble avoir misé.

Tamara est, vous l’aurez compris, une de ces nombreuses œuvres 100% teenagers qui n’impressionnent plus par manque flagrant d’originalité, tant dans le scénario que dans la forme. Et si on arrive un tant soit peu à décrocher son regard du popotin de la belle on se rend très vite compte que tout n’est que vent et ennui. Dans le même genre, ce slasher-movie du réal Jeremy Haft (abonné aux films de commande) souffre évidemment de la comparaison avec des œuvres phares comme Carrie (1976) ou May (2002). Ne perdez pas votre temps…

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