Le Cinéma Fantastique au bout des doigts. Cinéma Fantastique vous propose une critique jeune des films les plus vieux au plus récents traitant du fantastique dans sa globalité. Horreur, gore, fantômes ...
A l'aube du 21ème siècle, les vampires ne craignent ni les gousses d'ail, ni les crucifix. Un homme, Jack Crow, accompagné d'une poignée de mercenaires, les traque impitoyablement et détruit leurs nids jusqu'à l'éradication totale. Il doit gagner la guerre avant qu'ils ne mettent la main sur la croix de Berziers qui leur assurerait de régner à jamais sur la Terre...
Vampires n’est pas l’œuvre la plus appréciée de Carpenter, loin s’en faut. Il faut dire qu’avec des films comme L’antre de la folie, The fog ou encore le mythique Halloween, le cinéaste a fait parler de lui et sa récente baisse de régime (4 métrages qualitativement moins bons en 10 ans) inquiète ses fans. Vampires s’inscrit donc dans une époque où certains ont appris à se méfier de Carpenter tandis que d’autres l’adulent encore et toujours contre vents et marées.

La réussite de Vampires vient incontestablement de l’action pétaradante qu’il propose, à l’instar de son New York 1997. D’emblée, le métrage nous met face à des chasseurs de vampires qui prennent d’assaut une petite maison abandonnée en plein désert. Dans un véritable jeu de massacre, les chasseurs s’avèrent être sans pitié pour les quelques suceurs de sang présents dans la maison. Les traînant à l’extérieur, ils permettent à Carpenter et son équipe de nous livrer des effets spéciaux hors du commun, les vampires s’enflammant à la lumière du jour.
Toute cette scène, balancée par une bande originale rock jouissive et parfaitement en accord avec les bruitages très présents du film, donne clairement le ton : en revisitant le mythe du vampire à sa manière, Carpenter compte bien nous offrir une oeuvre rythmée et originale, à la limite de l’irrévérence.
Une irrévérence parfois mal maîtrisée devenant outrancièrement inutile lorsque des dialogues d’une vulgarité crasse nous sont assénés à chaque instant.
Malgré quelques répliques jubilatoires, l’ensemble pâtit de cette vaine obscénité peu encline à servir l’intrigue. Le film en perd même un peu de son âme avant de… rebondir grâce à une intrigue bien emmenée. Avec des scènes d’un gore bien cru et un scénario pas si simple qu’il n’y paraît, Carpenter frappe très fort. En réinventant quelque peu le mythe du vampirisme (après la contamination, il faut 5 jours d’incubation pour devenir vampire), le réalisateur transforme son film en véritable contre-la-montre jusqu’à un final détonnant. Agrémenté d’un twist un peu prévisible, ce dernier n’en reste pas moins un moment spectaculaire.
De fusillades en fusillades, Carpenter nous entraîne donc tambour battant dans une aventure dont on ne sort pas indemne. Sans être un chef-d’œuvre du genre, Vampires a le mérite, à l’instar d’Une nuit en enfer, d’être innovant et totalement irrévérencieux. Un vrai plaisir !

C’est comme si une question avait été posée : est-il possible de mettre dans un seul film tout ce que le western peut avoir de jubilatoire, et le Vampire d’irréductible et d’inquiétant ? Et Carpenter de répondre avec maëstra : oui. Et comme à son habitude, le Maître met des louches. Ici, il est clairement dit que l’Eglise, qui se réclame du Verbe et du Bien absolu, fabrique la maladie. Alors, qu’est-ce qui est vraiment obscène et gore au fond ? Merci John, pour cette grande bouffée d’air.
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Difficile de parler Vampire sans faire un détour par l’excellente adaptation de John Carpenter. Au menu, peu de sang, quelques scènes un peu déroutantes pour les novices du gore, une ambiance façon western. Mais le jeu d’acteur de James WOODS est carrément un pur délire avec des répliques taillées sur mesure pour l’acteur au côté de la sexy Sheryl LEE dont j’aimerais bien qu’elle me suce (le sang bien sûr) !