Critique de film

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Zombie strippers

"Zombie strippers"
affiche du film

Dans un futur proche, Kat, une jeune strip-teaseuse de Sartre, une ville tranquille du Nebraska est infectée par un mystérieux virus. Elle devient un zombie assoiffé de sang lui donnant des allures de tueuse lorsqu'elle fait ses shows. Elle devient l'attraction le plus populaire du club, rendant par cette occasion les autres filles terriblement jalouses. Mais le virus commence alors à se répandre...

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Trailer - Zombie strippers (2008)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Zombie strippers - Comique strip
Par : Damien Taymans
Tags : Zombies

Un bar de strip-tease où les clients paient à prix d’or les prestations envoutantes des danseuses, un patron au portefeuille insatiable, un militaire infecté qui transmet sa maladie à quelques pétasses aux poitrines développées, il n’en faut pas plus pour obtenir un show de stipt-teaseuses zombiesques aussi charmantes que répugnantes…

Au vu du synopsis approximatif, une évidence point à l’horizon, l’une de ces vérités entendues indétrônables : le titre n’est en rien trompeur, le métrage de Jay Lee comprend bien du strip et des zombies (en somme, des nichons et des tripes). Et, pour couronner le tout, tradition oblige, un discours politique y est inséré, tentative de légitimation de la pauvreté scénaristique incombant aux créatures entre-deux-états. Point de pamphlet anticonsumériste cependant, aucune attaque envers les ségrégations sociales et raciales et pas plus de scepticisme à l’encontre de la domination des medias et de leurs informations manipulées. Bourrin comme pas deux, Lee s’attaque à une ambulance déjà suffisamment canardée en la personne de George W. Bush, réélu pour une improbable quatrième édition, et toujours porté sur la destruction d’un Irak démilitarisé. Justifiant par cette approximation l’apparition des zombies (un virus à nouveau créé pour augmenter le nombre de soldats combattants en réintégrant ceux morts sur le front), le réal prévient du même coup le spectateur anxieux : ce film est une farce ! (c’est vrai que rien qu’au titre, on s’en serait pas douté !).

Et une farce qui n’est pas toujours des plus amusantes. La construction narrative aux multiples redondances cloître l’intrigue en une sempiternelle alternance de nichons et de gore, visant ainsi la distraction de l’Américain moyen qui peut ainsi jouir de ses deux mains comme bon lui semble (une dans le slip, l’autre dans la gorge) à défaut de les utiliser pour manier la zappette et éjecter du même coup ce spectacle insipide. Après une pénible débandade militaire dans un labo, le métrage emprunte une voie trop souvent abordée et ne fait preuve d’aucune originalité. Les personnages clichesques (l’étrangère, la patron avide de fric, les bonnasses jalouses de leur plastique respective, la gothique moribonde) s’échangent de temps à autre des répliques sans saveur qui ne permettent jamais de faire avancer un schmilblick qui se transforme rapidement en gloubi-boulga (imaginez le mélange).

Les prestations mitigées des deux stars Englund (pourtant très proche de ses habituelles interprétations) et Jameson (enfin un film sans pénis !) n’y changent rien : Zombie strippers est un film pauvre, scénaristiquement et visuellement (les fx pas toujours au top). Les évocations en filigrane des plus grandes créations du théâtre de l’absurde ne suffisent aucunement à asseoir les thèses intellectualistes d’une œuvre qui sombre dans le marasme complaisant le plus complet.

Reste tout de même quelques scènes assez attrayantes comme celle où une Jameson décrépite balance, avec pour seule arme son vagin dégoulinant, des boules de billard à son adversaire. Mais un détail ne sauve que très rarement un tableau. Zombie strippers ne risque de séduire que les mâles en rut aux Playboy savamment planqués sous la couette dont la page centrale restera à jamais maculée d’une substance chère à l’héroïne du métrage qui n’a jamais hésité à en faire son beurre (ça fermente, ce liquide-là ?).


Critique de Zombie Strippers - Du cul, des boyaux, de la rate et des nichons !
Par : Samuel Tubez

Jusqu’ici, en matière de strip sexy-morbide, seule Linnea Quigley était parvenue a véritablement nous émoustiller dans une célèbre scène du cultissime Retour des morts-vivants. Zombie Strippers, signé par le jeune Jay Lee (The Slaughter), nous propose quant à lui des strip-teaseuses zombifiées poursuivant leurs danses érotiques avant de croquer quelques mâles en rut et...c’est à peu près tout ! Moi je dis chapeau : c’est du putain de concept de film ultra bandant pour lequel on se laisse volontiers attirer (Non ? Bon tant pis, pour moi ça marche en tous cas !).

Au cœur d’un club clandestin perdu dans une ville tranquille du Nebraska, Kat, une torride strip-teaseuse, est infectée par un mystérieux virus. Elle devient dès lors une zombiette assoiffée de sang, lui donnant une aura mortellement excitante lorsqu’elle fait ses shows. Elle devient l’attraction la plus populaire du club, rendant par cette occasion les autres filles terriblement jalouses. Mais le virus commence alors à se répandre...et ce n’est pas le boss qui va s’en plaindre, finalement ! Quoique...

Tout est dit dans le titre ! Et après tout, on l’a bien cherché, petits vicelards morbides que nous sommes (bon d’accord, que JE suis) ! Inutile de chercher autre chose dans le film de Jay Lee : « They’re Zombie Strippers » et un point c’est tout ! Et quand elles se nomment Jenna Jameson (faites pas semblant, vous connaissez aussi bien que moi ses antécédents cinématographiques !), Roxy Saint (LA révélation du film !...Naaaan, j’déconne !) ou Penny Drake, il y a largement de quoi faire sauter les braguettes les plus solides ! Trêve de plaisanterie, Zombie Strippers fait honneur à son titre, ça, il n’y a aucun doute ! C’est sexy (la danse d’une Kat fraîchement zombifiée fait son petit effet), gore (y a de belles mises à mort bien juteuses), désopilant (surtout quand Robert Englund apparaît), con et accessoirement outrageusement drôle (Jameson qui utilise son « intimité » comme canon propulseur). Le réal ne prend pas grand chose au sérieux dans son film (usant même d’une satire politique éculée et facile) et c’est tant mieux...et tant pis à la fois ! Les clichés s’accumulent, le montage et la mise en scène laissent à désirer, les interprètes cabotinent atrocement, les scènes gores numériques ne passent pas très bien et le film prend souvent des allures de Z. Mais l’ensemble ne passe pas trop mal si l’on est un peu éméché et d’humeur trashi-comique. Allez, je vais me repasser la scène du strip de la Jenna Zombie rien que pour le plaisir des yeux (et des yeux seulement, non mais qu’est-ce que vous allez imaginer ?!).

Des zombies + des stripteaseuses = Zombie Strippers. L’addition n’est pas plus tarabiscotée que ça et a le mérite d’être claire. Inutile de venir se plaindre, après vision il faut assumer et puis c’est tout ! Euh...à quand la suite ?





Critique de Zombie Strippers - Y a-t-il un zombie pour sauver le spectacle ?
Par : Quentin Meignant

Tout a commencé par une phrase lancée en guise de boutade : « enfin, nous ne sommes pas en train de faire quelque chose dans le goût de Zombie strippers ! » Lancée sur le plateau de tournage de son film Slaughter, cette exclamation allait propulser Jay Lee à la réalisation d’un projet tout autre. Autant le réal s’était montré sage jusqu’alors, proposant de simples produits répondant aux attentes des producteurs, autant Zombie Strippers est à la base très loin de l’image que l’on se fait d’un produit marketable. A la limite du Z bien barré, le pitch, alliant sexe, humour et gore, offre la possibilité de se retrouver face à une meute de strip-teaseuses zombies, ce qui s’avère indéniablement séduisant. De plus, la présence dans le casting de la très belle hardeuse Jenna Jameson ne pouvait que convaincre les derniers sceptiques de la nécessité d’un tel ovni cinématographique, produit de l’imagination quelque peu dérangée d’un réal qui avait encore tout à prouver.

Un virus créé par l’armée infecte Kat, strip-teaseuse dans une petite ville du Nebraska. Elle devient un zombie assoiffé de sang lui donnant des allures de tueuse lorsqu’elle fait ses shows. Elle devient l’attraction la plus populaire du club, rendant par cette occasion les autres filles terriblement jalouses. Mais le virus commence alors à se répandre... Ce pitch ravageur place d’emblée l’œuvre de Jay Lee dans le délire gore sexy le plus total. Cette simplicité scénaristique, à peine mâtinée d’un message politique à deux balles contre les dangers de l’arme bactériologique, du genre « ils sont vraiment méchants à l’armée ! », instille au film une fâcheuse tendance à lorgner vers le Z, chose dont Lee ne se prive pas. De répliques rigolardes (pas toujours drôles d’ailleurs) en comique de situation pas spécialement bien élaboré, Zombie Strippers possède tous les atouts pour séduire les amoureux du genre fauché et fier de l’être.

Mais, après quelques tergiversations, un déchaînement d’humour cul-gore fait son apparition, déversant de manière légère quelques grandes scènes d’anthologie. Cultissimes par leur aspect ringard, ces dernières offrent un spectacle qui, s’il n’est pas d’une qualité exemplaire, légitime totalement les attentes suscitées par le titre de l’œuvre. Au programme, arrachage de sexe, trépanations en tous genres et… partie de ping-pong originale. Le délire est donc au rendez-vous malgré de longs temps-morts narratifs assez pénibles où, une fois n’est pas coutume, Robert Englund se montre cabotin au possible. Ce dernier, peu aidé par un casting insipide et une direction d’acteurs frôlant le zéro parvient néanmoins à faire sourire par certains dialogues de qualité. Malheureusement, le manque de rythme se fait bien souvent sentir de même qu’une inventivité limité au niveau des fx et du cadrage de ceux-ci. L’espoir de voir des scènes vraiment trash est déçu à plusieurs reprises, Lee hésitant à filmer véritablement en dessous de la ceinture, ce qui est tout de même dommage avec un talent « sous-ceinturesque » aussi important que Jenna Jameson.

Malgré ses énormes manques et ses défauts évidents, Zombie Strippers demeure un moment agréable de délire aux relents sexy et gores. Néanmoins loin d’être une référence de ce genre de film (on lui préférera le récent Gutterballs), le métrage de Jay Lee se borne à divertir sans rien créer. Une petite déception malgré tout sympathique…


L’interview de Jay Lee (réalisateur)


Commentaires sur le film

zombie strippers

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

c est coul le film faite le 2

22 mars 2009 à 20:03 | Par jeje

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