Critique de film

pub

Zombie Fight Club

"Zombie Fight Club"
affiche du film

Après une peste zombie qui a décimé la planète, certaines survivants organisent des combats d'humains contre mort-vivants...

pub


Trailer - Zombie Fight Club (2014)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Zombie Fight Club - Zombibi
Par : Damien Taymans
Tags : BIFFF 2015

Prétendre que le plus habitué des Taïwanais nous a manqué serait un odieux mensonge. Joe Chien, venu présenter voici quelques temps son médiocre Zombie 108 au BIFFF et dont le à peine plus recommandable The Apostles avait été sélectionné l’an passé, revient encore et toujours dans les travées bruxelloises avec son dernier-né : Zombie Fight Club. Un intitulé prometteur (hum, hum) pour une œuvre qui partage très peu de points communs avec le jeu point and click homonyme. C’est plutôt vers d’autres créations, cinématographiques celles-là, que le Taïwanais a lorgné, notamment l’indonésien The Raid dont il reprend le fil rouge dans le premier acte de son récit. Une kyrielle de flics sur-entraînés débarquent dans un immeuble pour y déloger toutes les crapules qui y crèchent. Manque de bol : en lieu et place du gratin de la pègre, ils se retrouvent nez-à-nez avec une flanquée d’infectés avides de chair fraîche. Mais pas que... Le building abrite également un vétéran de l’armée depuis contraint à se déplacer avec une tribune qui apporte son aide aux rares survivants de cet ultime raid. Du coup, vu la bêtise de l’ensemble, le cadrage plus que chaotique qui se balade sans aucune logique au gré des couloirs, des effets spéciaux tout numer(d)iques (malgré quelques saillies gorasses), les similitudes entre les eux histoires, Zombie Fight Club s’assimile d’emblée à un La Horde made in Taïwan à peine plus exotique que le film de Dahan-Rocher.

Pourtant, conscient que ce postulat ne peut être allongé à l’envi, Chien vire de cap à la moitié du récit et place son action un an plus tard dans un monde désolé par ce fléau zombiesque. Le tableau est connu : les humains sont cloîtrés dans les souterrains, certains dominent les autres, réduits à l’esclavage complet. Enchaînés, affamés, ils deviennent les jouets de ces tyrans se gaussant de voit leurs esclaves lutter contre des morts-vivants dans une arène. Et qui dit vision futuriste et esclavagisme dit tenues de cuir complètes pour les nanas qui, du haut de leurs cuissardes, font obéir l’hominidé lambda à coups de fouets. Si cette partie du métrage s’avère moins ronronnante que la première, Zombie Fight Club ne réussit jamais vraiment à procurer le moindre rafraichissement, refusant même la touche exotique en plaçant son intrigue dans des univers américanisés jusqu’à l’extrême. C’est que ce nouvel essai horrifique est clairement orienté vers l’internationale quand d’autres œuvrettes accentuent le caractère pittoresque de leurs coutumes et paysages (Go Goa Gone).

Zombie Fight Club se montre à peine plus convaincant que la précédente aventure zombiesque de Joe Chien. Jamais apte à s’écarter des sentiers battus, le Taïwanais se cantonne, comme le riz, à recycler des images d’Epinal désormais jaunies. La seule originalité de l’œuvre réside dans son découpage en deux tableaux mettant en scène les mêmes personnages (le héros est déchu tandis qu’une des victimes de la rafle initiale reprend le pouvoir). Pour le coup, le film de Chien manque assurément de mordant et n’est en définitive qu’un Zombie 109 un poil plus inspiré...


Critique de Zombie Fight Club - Combats de (Joe) Chien
Par : Fred Pizzoferrato Tags : BIFFF 2015

N’ayant jamais bénéficié d’une telle popularité, les morts-vivants envahissent actuellement tous les médias et ce sur tous les continents. Dernier né de cette mode lucrative, Zombie Fight Club nous vient de Hong-Kong et constitue le nouveau long-métrage de Joe Chien, précédemment responsable du similaire Zombie 108.

Le pitch promet, via un titre référentiel, des bastons sanglantes entre humains et zombies. Le problème étant qu’il faudra attendre une heure de projection pour en arriver là. Toute la première partie, très classique, se déroule en effet dans un building au sein d’une métropole asiatique non identifiée. Suite à un virus libéré dans l’air, la majeure partie de la population s’est changée en zombies et l’épidémie se répand, menaçant d’échapper à tout contrôle. Deux survivants, Jenny et Andy, tentent de s’échapper de l’immeuble transformé en piège mortel où s’affrontent morts qui marchent, dealers et agents du S.W.A.T.

Sans beaucoup d’originalité mais avec un certain sens de l’opportunisme, Joe Chien convoque des bribes de [Rec] et The Raid au sein d’une production qui emprunte également à pratiquement tous les zombies flicks de ces quinze dernières années. L’ensemble ne cherche donc aucunement à innover mais balance fusillades et jets de sang à profusion. Malheureusement, le cinéaste laisse ses protagonistes, réduits à de simples silhouettes, fuir dans des couloirs infestés de zombies sans jamais creuser leurs relations. D’où une quasi impossibilité d’éprouver la moindre empathie pour ses morts en sursis.

Joe Chien mise dès lors tout sur le gore, extrêmement généreux quoiqu’une qualité moyenne, les effets spéciaux numériques semblant tout droit sortis d’un jeu vidéo déjà daté. Le mélange d’action et de boucherie, saupoudré d’une louche de comédie et d’une pincée d’érotisme tournant rapidement en rond, la seconde partie prend une direction différente : le film se projette dans un futur proche et organise enfin le fight club d’outre-tombe promis par le titre. Sans passionner davantage tant l’ensemble hésite sur le ton du récit, passant d’un humour splatter réjouissant à un climat sombre et bien plus sérieux comprenant en outre un peu de sadisme et une scène de viol lesbien !

En dépit de l’enthousiasme du cinéaste et de la volonté évidente d’en donner au spectateur pour son argent, Zombie Fight Club transpire l’amateurisme de sa conception et l’élaboration d’un univers constitué de bric et de broc. La crédibilité n’est d’ailleurs pas recherchée puisqu’un professeur timide et effacé devient le chef d’un gang criminel entouré de filles sexy en tenue fétichiste durant un dernier acte vaguement inspiré de la série télévisée « Dominion ». Aucune volonté de vraisemblance, simplement l’ambition de proposer quelques rebondissements inattendus que le spectateur doit accepter sans se poser de question.

Il y a finalement peu à dire sur ce Zombie Fight Club très balisé et pas franchement satisfaisant : le huis clos horrifique et gore des débuts ne convainc guère plus que les visions post-apocalyptiques de la seconde partie. Pourtant, la générosité très maladroite du produit reste appréciable et les plus indulgents passeront un relatif bon moment devant tous ces excès. Mais le film ne dépasse jamais la moyenne et sera, par conséquent réservé, aux seuls inconditionnels de l’exploitation / gore à petit budget.


Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



Galerie photos

photo 35725
Voir la galerie complète

Récentes critiques

affiche du film
The Babysitter
2017
affiche du film
Ça
2017
affiche du film
The Black Room
2016
affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016
affiche du film
Wonder Woman
2017
affiche du film
Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
2017
affiche du film
The End
2016
affiche du film
Small Town Killers
2017

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage