Critique de film

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Zombie 4: After Death

"Zombi 4: Oltre la morte"
affiche du film

Sur une île, un groupe de scientifiques échoue à guérir la fille d'un puissant prêtre vaudou. Ivre de rage, celui-ci ouvre les portes de l'enfer pour venger la mort de son enfant. Alors qu'une horde de zombies avides de chair et de viscères provoque un carnage sur l'île, une petite fille de 4 ans s'échappe miraculeusement. Vingt ans plus tard, elle revient sur l'île de la mort avec une poignée de mercenaires.

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Trailer - Zombie 4 : After Death (1988)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Zombie 4 : After Death - Fragasso dans toute sa splendeur !
Par : Quentin Meignant
Tags : Zombies

Quelle déchéance pour nos amis zombies ! Après le génialissime Zombie de Romero et sublime Zombi 2 de Fulci, Bruno Mattei et Claudio Fragasso prirent en charge la suite toujours non-officielle de la saga ; Bruno Mattei, sous la protection de Fulci, signa le très petit Zombi 3 avant que Fragasso ne vienne polluer nos écrans avec son archi-pauvre Zombie 4 : After Death.

Il est d’ailleurs bien question de pollution cinématographique tant le métrage use et abuse d’inepties toutes plus criardes les unes que les autres ! Mais commençons par le seul moment qualitativement respectable du film : la seconde partie de la première scène : la femme zombie est parfaitement maquillée et fait d’ailleurs plus penser à un des Démons de Lamberto Bava dans Demoni. Cette originalité et la scène gore qui s’ensuit donnent d’emblée l’impression que l’on va aborder un film agréable.

C’est loin d’être le cas ! Dès la scène suivante, on sait que le métrage va être long et pénible à suivre. Des zombies habillés en berbères (ou en ninjas, selon les affinités de chacun), bref des zombies tout de noir vêtus (pourquoi ?), déboulent de partout et poursuivent un couple de scientifiques et leur petite fille. Cette dernière s’en sort on ne sait comment, les zombies étant certainement trop fainéants pour courir après une enfant qui s’enfuit à environ ... 2 km/h !

Ensuite, nous avons droit à une ellipse de 20 ans et nous retrouvons notre héroïne qui, sans le moindre souvenir, débarque à nouveau sur l’île. Ce débarquement donne aussi son lot de sottises puisque ce sont les morts qui guident le bateau vers leur fief ! La jeune femme est accompagnée de mercenaires sans dents qui répondent aux doux prénoms de Chuck, Dan, Mad et Rod. A croire que Rossella Drudi, la scénariste a voulu faire des économies d’encre grâce à ces prénoms monosyllabiques ! Bref, Pim, Pam, Poum sont des gros durs alcooliques, drogués, ultra-violents et dotés d’une intelligence égale à celle de Steven Seagal ! La grande leçon que nous donne Rod sur la peur avec sa grosse voix virile en est la preuve : nous sommes en présence de lumières !

Le pire est à venir avec l’arrivée sur l’île. Nous découvrons alors des décors immondes comme en atteste l’état de la grotte. Cette dernière, éclairée par des lumières vertes et rouges sorties on ne sait très bien d’où, est d’une grossièreté repoussante. Le spectateur n’a ainsi aucun mal à voir des éléments du studio où ont été tournées les scènes mais, en plus, il distingue aussi clairement les lianes de papier.

C’est dans cet environnement pour le moins sommaire que le reste de l’action se déroule, alternant entre la grotte et un hôpital qui donne l’occasion de découvrir bien d’autres idioties scénaristiques ! Des bougies sont ainsi restées allumées pendant près de 20 ans dans l’endroit sans fondre d’un centimètre. Avouez que cela nous ferait de belles économies de posséder de tels objets ! Un goutte-à-goutte remplit de sang se déverse aussi depuis deux décennies sans aucun problème et a conservé plus de la moitié de son stock. Et si on se donnait rendez-vous dans 20 ans pour voir ?

Les zombies apparaissent alors grâce à une formule magique lue maladroitement par des aventuriers. C’est tellement fort que personne dans l’histoire du cinéma ne l’avait encore fait ! Mais sachez que les morts-vivants créés par Fragasso ne sont pas comme les autres ! Ils savent par exemple parler, oui Monsieur ! Rien que ça ! Certes, leur élocution n’est pas facile et leur voix caverneuse (normal, ils en viennent !) les rend vite horripilants mais Fragasso et Drudi leur ont visiblement payé des cours poussés de logopédie !

De plus, nos zombies, toujours aussi ninjas, se transforment en yakuzas dès qu’il s’agit de se servir d’une arme ! Ils ont visiblement un sens inné de l’usage de mitraillettes. Contrairement à ce que Romero avait brillament soumis à notre attention avec Le territoire des morts où les zombies apprenaient petit à petit, Fragasso nous livre bêtement des morts-vivants omniscients ! Ces derniers ont par contre de gros problèmes psychomoteurs à certains moments puisqu’après les avoir vus courir comme des lapins, ils se mettent à déambuler de manière romerienne. A n’y rien comprendre !

Cela donne lieu à des scènes d’action d’un ridicule rarement égalé. La lenteur de ces scènes est aussi à mettre sur le compte d’un scénario bâclé et d’une mise en scène plus que chaotique. Toutes les séquences qui auraient pu effrayer sont tellement prévisibles que l’ensemble tombe dans l’ennui le plus total.

Le dénouement est quant à lui tout simplement en dessous de tout. Nos deux survivants se battent pour leur survie quand arrive une nouvelle ellipse. Nous les retrouvons endormis contre un arbre le lendemain matin et ce, juste en face de la caverne où tout a commencé. Et, comme le hasard fait bien les choses, Jenny est nantie d’un pendentif qui se trouve être la clé des enfers qui pourrait arrêter le massacre ! Cette clé lui a été remise par sa mère juste avant sa mort mais ce qu’on ne nous dit pas, c’est qui a fabriqué cette clé et, surtout, qui l’a donné à la mère de Jenny ? Autant de questions qui resteront sans réponses...

Le scénario aura donc été nullissime du début à la fin et on ne voit pas trop comment Rossella Drudi pourrait tomber plus bas ! Fragasso, quant à lui, confirme tout le mal que les cinéphiles pensaient de lui. Al Festa, le compositeur en remet lui aussi une couche avec une musique vraiment exécrable qui n’est pas sans rappeler une sonnerie de réveil.

Cette espèce de bruit de fond perpétuel au tempo ultra-rapide est en totale contradiction avec une mise en scène molle, encore enfoncée par des acteurs sans talent ! Décidément, il était écrit que rien ne viendrait sauver un film sans âme et sans intérêt !

Moralité : pour faire des films pareils, autant ne rien faire ! Cela aurait évité à beaucoup de gens de perdre 1h30 de leur temps ! PASSEZ VOTRE CHEMIN !


Oeuvres liées :

Zombie (1978)
Zombie 2, l'enfer des zombies (1979)
Zombie 3 (1988)

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