Critique de film

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The Wizard of gore

"The wizard of gore"
affiche du film

Montag le magnifique exécute devant les spectateurs des tours de magie en choisissant des jeunes femmes dans le public et en les mutilant sur scène. Mais ce que l'on pense être une illusion devient réalité à la suite des représentations. La journaliste Sherry Carson tente de faire venir le magicien sur son plateau dans le but de l'interviewer. Son compagnon, lui se méfie et tente d'éclaircir ce mystère.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de The wizard of gore - Et ça continue en gore et en gore...
Par : Damien Taymans
Tags : Gore

Montag le magnifique exécute des tours prodigieux devant une assistance certes minime mais ébahie. Hypnotisant public et cobayes, il donne l’illusion de mutiler de jeunes femmes sur scène. Quelques heures après, les victimes de ses tours maléfiques succombent aux blessures qu’il leur avait préalablement infligé...

"Argento, il est correct. Mais Lewis, il est carrément dément. Attention, je te parle de bassines de jus de tomates, de litres et de litres d’hémoglobine, de flots bouillonnants de cervelle en gélatine." Ainsi résumée par l’un des personnages créés par Diablo Cody, l’oeuvre d’Herschell Gordon Lewis semble attrayante voire foutrement réjouissante. Reconnu comme le créateur (involontaire sans doute) d’un sous-genre nouveau (le film gore ou splatter movie), Lewis a d’abord fait ses armes dans le registre pornographique avant d’appliquer un schéma semblable dans le domaine de l’horreur. La recette est simple : plutôt que de soumettre des beautés sculpturales à l’écartement de guiboles toutes les dix minutes, Lewis pratique le démembrement, l’énucléation, l’éventrement. Avec le même appétit en matière de détails anatomiques.

Piètre illusionniste, à l’instar du prestidigitateur de sa pellicule, Herschell Gordon Lewis recycle continuellement la même dynamique lors de ses tours de passe-passe : plans d’ensemble resserré sur le faciès de la victime beuglant à qui-mieux-mieux avant qu’un gros plan sur les viscères ne termine le travail. L’inertie de chacun de ces plans ne fait qu’accentuer l’amateurisme des effets réalisés à coups de faux sang d’une épaisseur douteuse et de morceaux de chair gélatineux extraits de mannequins à peine ressemblants.

Conçu cinq ans après sa première trilogie sanguinolente (Blood feast, 2000 maniacs et Color me Blood Red), The wizard of gore constitue l’essai le plus voyeuriste et le plus inventif du metteur en scène. Epées enfoncées dans la gorge, femme tronçonnée en deux, pieu enfoncé dans le crâne, énucléation, perforation ventrale, autant de réjouissances offertes à l’amateur de Grand-Guignol qui retrouve dans la pellicule tous les ingrédients du genre, jusqu’aux lamentables prestations des comédiens. La palme revient dans ce domaine à Ray Sager, acteur fétiche de Lewis qui l’a notamment utilisé dans The Gruesome Twosome, The Gore Gore Girls ou Just for the Hell of It.

Ce qui constitue l’opus le plus original de l’auteur (dû à son script dingue qui entremêle étrangement réalité et illusion) n’en reste pas moins aussi trépidant que l’électroencéphalogramme d’un dresseur de chiens d’attaque. Fort heureusement, les affabulations du narcissique Montag se concluent au bout d’une heure et demi alors que les héros sont contraints de les vivre ad vitam aeternam. Y a une justice...


Commentaires sur le film

0 etoiles

Chouette critique ! Petite précision : H.G. Lewis n’a pas véritablement démarré dans le porno, mais dans les "nudies" (tels les films naturistes), relevant davantage d’un érotisme plutôt désuet à l’heure actuelle.

12 octobre 2011 à 11:10 | Par Vivadavidlynch
Sympa !

3 etoiles

Comme tous les films de Lewis c’est du très gros bis (seul 2000 Maniacs passe mieux car volontairement drôle à la base) mais ça reste sympa et divertissant si on aime le grand guignol. Par contre son film le plus gore (enfin ça reste subjectif) c’est plutôt Gore Gore Girls ;-)

14 octobre 2011 à 14:10 | Par hellrick

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