Critique de film

pub

The Wicker man

"The wicker man"
affiche du film

Un shérif enquête sur la disparition d'une jeune fille dans une île isolée du côté du Maine. Ses espoirs de la retrouver s'amenuisent lorsqu'il découvre des indices menant à un cas de rituel païen, mélangeant érotisme et dévotion envers d'antiques dieux pour obtenir des récoltes fertiles. Très vite, il se heurte au silence de la communauté qui pratique ces rites. Catholique convaincu, il soupçonne un sacrifice humain...

pub

Les critiques à propos de ce film

Critique de The wicker man - Cours, Nico, cours !
Par : Chroniqueurs
Tags : Remake

Par Dante

Démontrant encore une fois les nombreux manques dont souffre la France par rapport aux sorties américaines, The wicker man est l’exemple parfait, du petit film indépendant, sorti en direct-to-vidéo dans nos contrées sans la moindre once de pub. Ce qui ne veut absolument rien dire sur la qualité dudit film, parce qu’il vaut bien n’importe quel blockbuster dont on nous matraque hebdomadairement dans les salles obscures.

Descendu par les critiques qui ont réussi à le voir, Nicolas Cage se verra même décerner un Razzie Award du pire acteur pour sa prestation dans ce film. Mais chacun sait que ce genre de distinction ne vaut que par son caractère insultant et faussement moqueur, qui ne cherche qu’à enfoncer ce qui ne plait pas forcément à l’ensemble des critiques académiques (exemple frappant de l’acharnement qui vire au sadisme du film I know who kill me). Bref passons, car même si les premières minutes du film sont loin d’être révolutionnaires (un policier est hanté par les visions d’une petite fille qu’il a vu mourir devant ses yeux), la violence de ces dits cauchemars évitent la mièvrerie et la nostalgie de bas étage de certains films les utilisant. Malgré ça, la prestation de Cage, qui fut jadis un grand (Volte face) et qui a depuis quelques peu perdu ses lettres de noblesse dans de grosses productions telles que Benjamin Gates ou Ghost Rider, est déstabilisatrice : il a du mal à se démarquer de ses rôles simplistes où il cabotine sans chercher à aller plus loin.

Mais le film change radicalement de décor avec l’arrivée du héros dans une île isolée peuplée par une sorte de communauté féministe et légèrement moyenâgeuse. Le saut est particulièrement brutal car le réalisateur ne semble pas vouloir s’attarder sur les raisons de sa venue, il répond simplement à la demande de son ex-fiancée dont la fille a été kidnappée. La vraisemblance n’étant pas au rendez-vous et Cage ayant du mal à briller, on suit donc d’un œil distrait les scènes d’exposition, à coups de petites blagues qui tombent à plat autant dans le film que pour le spectateur. Bref, le début ressemble davantage à une série B fauchée avec un acteur perdu. Et non pas à une fausse grosse production prétentieuse et cupide comme le dise beaucoup de critique sur internet.

Et puis miracle, alors que le film était en train de partir très vite dans les oubliettes des petites productions américaines, voilà que le scénariste se réveille et que Cage aussi. L’enquête prend alors un tour plus prenant, le réalisateur prend le temps d’instaurer son ambiance à coups de décors magnifiques (la forêt frôle l’irréel) et, même s’il abuse des corbeaux et des mauvais présages rebattus, il permet doucement au spectateur d’entrer dans l’histoire. Alors que l’intrigue se fait de plus en plus tordue et que Cage abandonne ses blagues à deux balles pour devenir un personnage réellement torturé et dépassé par les événements, le film prend alors les allures d’un thriller de bonne facture avec une dose de surréalisme. Le film continue alors dans sa lancée, jusqu’à une fin renversante, à des kilomètres de ce qui se fait actuellement dans le genre twist final ou gros rebondissement. Le métrage glisse alors dans une noirceur insoupçonnée qui en fait oublier des débuts laborieux et nous scotche sur notre siège. Qualité renforcée par le fait que la prestation de Nicolas Cage s’améliore en même temps que le script.

Remake du film The wicker man avec Christopher Lee, qui était plus ancré dans la mode hippie, The wicker man sauce 2007 a tout du film méconnu et surtout incompris par des hordes de critiques élevés à coups de blockbusters qui n’attendent que des effets spéciaux à outrance et des intrigues simplistes. Un film intimiste, sobre, modeste, avec un retour (attendu) de Nicolas Cage à ses performances d’antan.


Critique de The Wicker Man - LaBute, chômons !
Par : Quentin Meignant

S’attaquer à un remake de The Wicker Man, le superbe film du trop rare Robin Hardy, c’est un peu comme reproduire la Tour Eiffel grandeur nature, il faut oser ! C’est pourtant sans hésitation que la Nu Image Films et la Millenium Films se sont lancées dans le projet, installant à sa tête le prolifique et talentueux Neil LaBute. Attendu au tournant par les critiques du monde entier, rejeté d’emblée par un public totalement acquis à la cause de l’œuvre originale, The Wicker Man nouvelle génération n’a joui que de peu de crédit. Avant de juger, il faut néanmoins se plonger dans l’œuvre...

C’est dans un décor pittoresque, typiquement péquenaud, que débute l’aventure à laquelle Neil LaBute tente de donner une ambiance particulière. Le premier sursaut intervient avec un accident de voiture, particulièrement bien mis en scène, qui prend véritablement aux tripes. Une mère et sa fille meurent dans cette séquence qui n’est pas sans rappeler la scène initiale de The descent, le chef-d’œuvre de Neil Marshall, tant sur le fond que sur la forme. Le métrage est alors lancé sur les chapeaux de roues… avant que l’action ne retombe dès la scène suivante. Nicolas Cage, marqué à vie par le drame auquel il vient d’assister, lit une lettre où son ex-petite amie lui demande de retrouver sa fille qui a vraisemblablement été enlevée. Le héros se rend donc sur l’île mentionnée dans la lettre et y trouve une communauté bien mystérieuse régie par la sombre Sœur Summersisle.

Alors qu’une ambiance oppressante aurait dû être de mise dès l’arrivée du héros sur l’île, LaBute décrit de manière trop simpliste la vie de ces femmes liées de manière étroite avec la nature. En ne montrant que fort peu la physionomie des lieux et en n’employant pas ses comédiennes à bon escient (l’effrayante Diane Delano interprète un rôle dénué de toute tension), le réalisateur ne parvient pas à faire monter la sauce. L’ennui est clairement au rendez-vous au milieu de cette bande de mochetées (on est loin des belles hippies de Robin Hardy, quel dommage !) à peine plus maléfiques que la normale. S’ensuit une aventure qui ne captive aucunement où le héros devra notamment lutter contre…. un plancher qui s’écroule et des visions pseudo-horrifiques fort mal mises en valeur malgré un score assez intense lors de celles-ci. Ce score est lui aussi totalement à côté de la plaque, agressant littéralement à coups de musiques grandioses sans queue ni tête.

Empruntant le twist final de l’œuvre originale sans y changer grand-chose, Neil LaBute prouve par lui-même les limites de son entreprise en n’offrant que peu d’action et, surtout, une ambiance éthérée peu anxiogène. Avec un dénouement appelant une suite, ce remake de The Wicker Man s’avère être une œuvre bâclée et sans aucune âme. Tout juste peut-on signaler la bonne prestation de Nicolas Cage qui tente tant bien que mal de limiter les dégâts. Mais, dans l’ensemble, ce film est la preuve du manque de clairvoyance d’Hollywood qui s’empare bien (trop) souvent de grands classiques pour les transformer un à un en bouses désincarnées.


Oeuvres liées :

The wicker man (1973)


Commentaires sur le film

bzzz, bzzzz fait l’abeille puis zzzzzzzzzzzzzzz fait le spectateur !

1 etoiles

Bon on peut dire que l’histoire de fond est vraiment recherchée ; la secte, les abeilles et la scène final. les décors sont très beaux mais alors la mise en scène quelle catastrophe aussi bien les acteurs et les dialogues pitoyables. On dirait que les scénaristes s’amusent à écrire n’ importe quoi et nous prennent pour des enfants ! Un film à voir une fois seulement , parole d’abeille !

22 septembre 2008 à 11:09 | Par Carrie
Entre les deux

1 etoiles

Je me situerais plutôt entre les deux critiques. Je n’ai pas trouvé ça tout à fait mauvais mais j’ai surtout trouvé ç loin d’être bon ! Un petit une étoile s’impose donc. Par contre, j’ai trouvé le jeu de Cage pitoyable et rarement j’avais haï un acteur de cette manière après un film !

25 septembre 2008 à 22:09 | Par Masterman

4 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

On ne s’endort quand même devant ce film , je ne connaissais pas la version de 1973 c’est donc avec un regard neuf que j’ai découvert ce metrage ; et j’ai été agreablement surpris même si Cage joue comme s’il avait la gueule de bois , par le fait que le spectateur est aussi troublé que le protagoniste , on sait pas trop où on va , et on se laisse guider ; j’ai beaucoup aimé cette ambiance de vieux films de sorcieres , les détails païens ... jusqu’à me faire pieger comme le personnage ; si un film surprend , c’est que la moitîé du travail a été fait , je recommande (et moi me diriger vers un cash et me dégoter la version avec christopher lee )

5 août 2017 à 23:08 | Par Jose

Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



Récentes critiques

affiche du film
The Babysitter
2017
affiche du film
Ça
2017
affiche du film
The Black Room
2016
affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016
affiche du film
Wonder Woman
2017
affiche du film
Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
2017
affiche du film
The End
2016
affiche du film
Small Town Killers
2017

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage