Critique de film

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Wicked lake

"Wicked lake"
affiche du film

Quatre amies se rendent dans un chalet sur le bord d'un lac pour s'y reposer, mais des garçons, voyant en elles des proies faciles, décident de s'y inviter. Elles s'avèrent ne pas être, finalement, des proies si faciles.

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Trailer - Wicked Lake (2008)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de The wicked lake - Des sorcières sexys mais frustrantes
Par : Chroniqueurs

Par Nicore

Variation quelque peu déviante, sanglante et sexy sur le thème de Dangereuse alliance, Wicked lake n’assume hélas pas complètement son pitch pourtant porteur d’idées bien barrées pour au final rester superficiel et quelque part frustrant par son manque de jusqu’au-boutisme, tout en offrant quand même un spectacle souriant et jouissif. Le script suit quatre demoiselles parties passer un week-end au bord d’un lac qui se retrouvent bientôt menacées et humiliées par trois frères plus ou moins dégénérés, jusqu’aux douze coups de minuit, révélant la nature démoniaque des jeunes femmes pouvant alors se venger de leurs agresseurs.

Dans sa première séquence, le métrage nous présente une des quatre sorcières, Ilene, posant nue pour quelques étudiants en "Beaux Arts" et semblant émoustiller le jeune Caleb qui l’attend à la sortie pour échanger quelques mots en la raccompagnant jusque chez elle. Moyen détourné pour lui offrir un dessin représentant une licorne, dessin qui semble séduire Ilene au point qu’elle va jusqu’à montrer un de ses seins à Caleb dans une séquence vaguement sexy perturbée par l’arrivée d’une des colocatrices d’Ilene qui effraye Caleb et le met en fuite. Dans la continuité et après un générique rythmé, nous découvrons brièvement les trois amies d’Ilene et surtout la famille de Caleb, à savoir ses deux frères plus ou moins débiles et notamment Palmer, responsable de ses frères depuis la mort de leurs parents et qui n’apprécie que modérément le look efféminé de Caleb, ainsi que leur oncle avachi dans son fauteuil roulant et lui aussi complètement allumé. Pour se faire pardonner, Caleb veut faire "amende honorable" et révèle qu’il sait où Ilene et ses amies passent le week-end. Comment a-t-il eu vent de leur destination ? Mystère, mais cela ne s’avère pas gênant dans le contexte débridé du métrage, surtout qu’ensuite, le réalisateur nous gratifie d’une longue séquence érotique saphique au cours de laquelle Ilene et ses amies se trémoussent et se caressent langoureusement devant la caméra.

Cette mise en condition peut compter sur la volonté de l’auteur pour mettre largement en avant la plastique irréprochable de ses quatre actrices, tout en avançant une famille bien dégénérée et délirante, avant d’envoyer les quatre amies sur la route pour un petit intermède souriant et quelque peu excessif (avec encore d’autres personnages bien frappés). Mais rapidement, l’intrigue devient plus tragique et violente lorsque Palmer et ses frères font irruption en soirée dans le chalet et commencent à malmener les jeunes femmes, pour quelques situations assez déviantes (le vomi ou encore la demande de fellation sur l’oncle impotent) et toujours érotiques, mais aussi quelque peu débiles (Caleb qui se fait "clouer" à une porte par un tisonnier, pour y rester jusqu’à la fin du film sans pour autant mourir), laissant une atmosphère de folie régner alors sur le métrage de manière efficace. Une folie hélas quelque peu gâchée par des développements aléatoires et guère crédibles, avec en plus cette mauvaise habitude de passer d’une situation à l’autre sans réel souci de continuité.

Mais lorsque minuit sonne, les victimes deviennent bourreaux, dévoilant ainsi leur réelle identité, celle de sorcières assoiffées de sang qui ne font qu’une bouchée de leurs agresseurs pour exterminer ceux-ci de manière raffinée et enfin quelque peu graphique. Cette seconde partie, lancée par une rupture de ton clairement identifiée lors de l’arrivée de minuit, se montre plus jouissive lors des mises à mort originales de certains personnages, et notamment celle de Palmer qui laisse un érotisme largement trouble planer sur cette séquence également bien sanglante, mais une fois encore, une incohérence évidente vient ternir l’ensemble de manière dommageable. En plus, malgré ses nombreuses promesses, le métrage reste au final presque "sage", laissant les tortionnaires d’Ilene et de ses amies humilier celles-ci de façon certes dégradante mais jamais provocatrice ni glauque. Côté érotisme, même s’il est omniprésent, il ne se limite en fait qu’à jouer avec le physique parfait des quatre actrices jamais avares de leurs charmes, de façon régulièrement gratuite, mais sans jamais aller bien loin. Et enfin, les plans véritablement saignants sont plutôt rares pour laisser le "hors champ" s’exprimer la plupart du temps et ne nous gratifier que de rares effusions gore pourtant réussies.

Heureusement, face à ses défauts récurrents, la métrage présente des aspects bien plus avantageux, avec ses hommages aux "classiques" des années soixante-dix réussis, comme cette course à travers bois renvoyant directement au Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper ou encore des renvois directs à La dernière maison sur la gauche (la castration) ou I spit on your grave, ou encore son humour certes parfois limité, mais toujours envahissant, dédramatisant de manière effective certaines séquences qui auraient pu devenir sordides en donnant un aspect "bon enfant" à l’ensemble (qualité ou défaut, ce sera à chacun de choisir) dans une ambiance de folie douce complètement assumée. Les personnages, même s’ils restent gravement et volontairement stéréotypés, donnent un impact évident au métrage, et surtout bien entendu les quatre sorcières sexys que le réalisateur met en lumière de manière convaincante, tout en caricaturant à outrance les tares de ses autres protagonistes tout plus fêlés les uns que les autres, avec une interprétation plutôt convaincante portée par un quatuor d’actrices sexys en diable. Le métrage bénéficie en outre de la présence de Tim Thomerson, hélas sous-employé et d’un petit caméo d’Angela Bettis. La mise en scène du réalisateur est vive et assez dynamique, pour donner du rythme à l’ensemble du film, tout en utilisant ses effets qu’avec parcimonie. Les effets spéciaux sont globalement probants pour des plans sanglants réalistes mais guère appuyés.

Wicked lake se suit facilement et fait passer un bon moment à son spectateur, mais manque quand même d’audace dans ses développements.

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