Critique de film

pub

Aaah! Zombies!!

"Wasting away"
affiche du film

L’armée américaine, après avoir testé une nouvelle arme bactériologique, essaie de s’en débarrasser. Un bidon du fameux liquide vert atterrit dans un club de bowling où 4 amis vont mélanger cette substance à de la crème glacée. Le virus se répand mais nos héros ne se rendent pas vraiment compte de leur décrépitude...

pub


Trailer - Wasting Away (2007)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Wasting away - Toxic Candide
Par : Wizzdumb

L’armée américaine, toujours aussi performante dans ses expériences que dans le tri des déchets, tente de se débarrasser de fûts remplis d’un liquide verdâtre – derniers reliquats en date d’une arme bactériologique foireuse. Malheureusement, l’un des fûts va jouer à l’Arlésienne et se retrouver à l’arrière d’un bowling, incognito parmi les autres fûts de bière de la réserve. Une confusion plus tard, Tim, Mike, Vanessa et Cindy se sentent tout chose après avoir avalé une glace parfumée à la bière fluorescente. Leurs tentatives pour joindre les urgences par téléphone sont vaines, les seules réponses se bornant à une friture de schtroumpf pété à l’hydrogène. Pire encore, en s’aventurant à l’extérieur, ils découvrent avec stupeur que leurs congénères semblent tous pris d’un mal soudain qui les transforme en lémuriens sous acide particulièrement hargneux. Ils finissent par trouver leur salut en la personne de Nick Steele, soldat de (dé)formation, qui leur explique qu’ils sont devenus des super-soldats destinés à sauver le monde de l’infection générale. Mais le fait de se manger des bastos dans le bide sans sourciller, de s’arracher des lambeaux de peau comme du papier cadeau et de se découvrir une passion culinaire pour le cerveau humain amène cependant notre quintet de branquignols déboussolés à se poser des questions…

En entendant parler d’une énième « zomcom » fauchée, on tremble, on angoisse à l’idée de s’emmerder ferme. Une petite voix dans notre cerveau nous dit « hé, gamin, t’as vu Shaun of the Dead, qu’est-ce que tu vas aller te flageller avec de la resucée discount ? Même Fido t’as déçu ! N’y va pas !!! ». Mais l’appel dangereux du nanar, c’est comme l’odeur du napalm pour d’autres : on adore ça !

Dès le générique, on se frotte les mains : une animation montre l’évolution humaine jusqu’au zomblard de base qui se retourne pour bouffer ses illustres aïeuls. Le ton est donné. Après un quart d’heure de mise en place, Kohnen coupe le ruban et nous invite à découvrir son gimmick original : le point de vue adopté est celui des zombies. Un monde où ce n’est pas le zombie qui est lent, mais l’homme qui est speedé, l’homme – étrange animal – qui va se soulager aux gogues à la vitesse d’Usain Bolt sur un cent mètres. Le seul moment où ces deux espace-temps se croisent et permettent un échange ne se produit que lorsque « l’homme » est beurré comme un petit Lu, et qu’il se met à parler et à réfléchir aussi rapidement qu’un jump-cut de Haneke.

Mais, une fois passée cette agréable surprise, l’histoire s’enlise quelque peu, se complaisant dans le contraste entre les scènes en N/B (le point de vue des humains et un clin d’œil plus qu’appuyé à La Nuit des Morts-Vivants de Romero) et les scènes en couleur (point de vue des zombies, donc), même si certains passages – notamment le duel au bowling – sont particulièrement savoureux. Cela étant, l’intérêt ne retombe pas pour autant car Kohnen reste cohérent dans le ton : il aurait pu tomber dans la lourdeur facile et l’écueil des spoofs movies qui égrènent leurs scènes à coups de gags tarte-à-la-crème et coussins péteurs aussi digestes qu’une allocution de Kadhafi. Ou, à contrario, succomber à l’appel civique en renforçant la dichotomie « militaires bornés » et « zombies-peut-être-mais-incompris quand-même », avec une grosse louche d’humanisme naïf et d’amour chrétien.

Heureusement pour nous, il se cantonne à son scénario – simple et couillon -, en soignant ses personnages pour ne pas en faire de simples vecteurs translucides de son gimmick de base. Cindy (Betsy Beutler, vue notamment dans la série Scrubs), par exemple, n’est pas une blonde comme les autres : elle joue la conne de façon tellement admirable qu’elle transforme le concept de blonde en état d’esprit à part entière. Mention spéciale également au soldat Nick Steele (Colby French), looser tutélaire qui voit dans cette mission l’occasion qu’il attendait tant pour prendre du galon dans la corporation kaki. Un combat perdu d’avance car il a les pieds plats… L’émotion m’étreint rien qu’en y repensant.

Prix du public au Screamfest en 2007, gagnant de Sitges la même année et présenté au BIFFF en 2008, Wasting Away (AKA Aah !! Zombies !! pour le marché DVD) apporte une brise de fraîcheur dans le circuit de plus en plus rance des zomcoms. Il aurait certes gagné en efficacité avec une dizaine de minutes en moins et son scénario simplissime pédale parfois dans la semoule, mais on n’est pas là pour se cultiver : c’est de la déconnade régressive et, oui votre honneur, on plaide coupable parce qu’on aime ça !


Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



Galerie photos

photo 36078 photo 36077 photo 36076
Voir la galerie complète

Récentes critiques

affiche du film
The Babysitter
2017
affiche du film
Ça
2017
affiche du film
The Black Room
2016
affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016
affiche du film
Wonder Woman
2017
affiche du film
Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
2017
affiche du film
The End
2016
affiche du film
Small Town Killers
2017

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage