Critique de film

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Warm Bodies

"Warm Bodies"
affiche du film

Les états d’âme d’un zombie qui devient ami avec la fiancée de l’une de ses victimes. Cette relation va alors provoquer une réaction en chaîne qui va le transformer, lui et tous les autres morts-vivants.

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Trailer - Warm Bodies (2012)
Par : Damien Taymans


Warm Bodies - Trailer #2 par WarmBodies

Les critiques à propos de ce film

Critique de Warm Bodies - On ne badine pas avec la mort
Par : Damien Taymans

Des décennies à battre le pavé dans le genre horrifique jusqu’à devenir la créature la plus représentative de la dégénérescence du monstre (tandis que le vampire peine à incarner les dandys tant il est pénible de se recoiffer sans reflet) pour atterrir dans des rom-coms mielleuses qui s’ingénient à piller le bestiaire de l’épouvante pour les formater en irrésistibles éphèbes. Le mort-vivant, putride et charognard chez Romero, Fulci et consorts, est désormais bienveillant, attachant, séduisant. C’est le cas de R (Nicholas Hoult) déversant intérieurement sa bile sur une condition qu’il abhorre quand ses contemporains se contentent de traîner la guibole, le regard vide et l’écume aux lèvres. Utopiste, le jeune cadavre ambulant se prend même à rêver d’une idylle avec la jeune femme qu’il a sauvée et placée en lieu sûr et dont il est secrètement tombé amoureux. Une idylle rendue impossible par l’immense muraille qui sépare, au propre comme un figuré, animés et réanimés et par l’inflexibilité d’un paternel (John Malkovich) qui mène une croisade contre le non-mort, quitte à sacrifier les gens qui lui sont le plus proches...

A l’instar du Twilight de Stephenie Meyer, Warm Bodies exhume une créature monstrueuse séculaire, lui adjoint une partenaire de jeu et offre, papier calque sous les doigts, une version contemporaine et frivole de la tragédie shakespearienne. Les donzelles montent aiguës pour un crapulet de la plus belle espèce et, le rodage terminé, les tourtereaux coulent des jours heureux en s’adaptant les uns aux autres. L’ennemi est dans la place, l’inacceptable est toléré, les mœurs changent sous une épaisse couche de guimauve, comme se plaisait à le souligner l’honest trailer de Twilight, malgré l’écart des générations, point de pédophilie. Parce que, à zieuter en biais le produit, on redouterait presque une approche malsaine de la tentation nécrophile (technique s’entend, puisque les deux êtres respirent). Mais même avec Jonathan Levine aux manettes, cette production Summit ne pouvait atteindre les sommets du mauvais goût et se devait de rester fidèle au matériau originel et à une audience majoritairement adolescente.

De cette sagesse précautionneuse qui se montre quasi incompatible avec le personnage du zombie découle une innocence plutôt rafraîchissante dans un genre corrodé par le cynisme et meurtri par l’éternel sous-texte ethno-sociologique qui se réduit la plupart du temps à une vague caricature même de ce qu’il est censé dénoncer. Warm Bodies charme par la teneur de ses images (la patte du réalisateur de Tous les garçons aiment Mandy Lane s’en ressent) et par la légèreté faussement naïve de son ton. Dommage que les véritables enjeux narratifs (la confrontation entre les deux camps) s’invitent si tard dans le récit...


Critique de Warm Bodies
Par : Geoffrey Marmonier

Réalisateur éclectique capable du meilleur (le touchant et hilarant 50/50) comme du moins bon (le surestimé Tous les Garçons aiment Mandy Lane), Jonathan Levine change une fois de plus son fusil d’épaule avec Warm Bodies. Mis en chantier de façon opportuniste pour surfer à la fois sur la vague Twilight et sur la mode des zombies, Warm Bodies est une nouvelle adaptation d’un roman pour ados sirupeux. Mais connaissant le penchant de Levine pour les personnages fouillés et sortant des sentiers battus, on était néanmoins en droit d’espérer une bonne surprise.

Las, passée sa première demi-heure et ses quelques idées excitantes (lors de leur première rencontre, le héros dévore le cerveau du petit ami de sa future dulcinée), Warm Bodies s’enfonce lentement mais surement dans une histoire tellement sirupeuse et rebattue (en gros, c’est du Roméo et Juliette chez les zombies) que le spectateur de plus de quatorze ans en fait vite une overdose. L’idée de base du zombie redevenant humain grâce à l’amour et contaminant peu à peu ses semblables n’est pas plus mauvaise qu’une autre, mais Levine ne parvient jamais à rendre cette transformation crédible. Exemple parmi tant d’autres, au bout de deux minutes de rencontre, R, qui jusqu’à présent n’émettait que des râles grossiers, est capable d’aligner des phrases construites. L’héroïne, quant à elle, ne semble pas plus choquée que ça d’apprendre que R a dévoré le cerveau de son petit ami.

Malgré une BO aux petits oignons qui souligne avec intelligence les états d’âme des personnages (une des marques de fabrique du réalisateur), quelques idées excitantes sur le papier (au bout d’un certain temps, les zombies qui abandonnent toute humanité se transforment en créatures squelettiques), quelques développements poétiques de la mythologie zombiesque (les zombies mangent les cerveaux des vivants pour se « shooter » avec leurs souvenirs), Warm Bodies ne provoque très vite qu’un ennui poli. On se désintéresse totalement du sort des deux protagonistes principaux, même si Nicholas Hoult (Jack le Tueur de Géants) et Teresa Palmer (Numéro Quatre) s’en sortent honorablement.

Fausse bonne idée portée à l’écran de façon bancale et jamais crédible, Warm Bodies est un vrai faux pas dans la carrière de Jonathan Levine qui, on l’espère, saura rebondir par la suite.


Commentaires sur le film

3 etoiles

Agréable énième variation sur le thème du zombie, un film assez sympathique sans grande ampleur mais qui essaie tant bien que mal de faire du neuf avec du mort. L’idée des zombies qui redeviennent humains est pas mal mais hélas peu exploitée. Le film est relativement amusant dans sa 1ère partie mais passe davantage à la romance-zombie par la suite, et même si ce n’est pas mal foutu ça reste ciblé pour les jeunes filles. Plaisant mais oubliable, le réalisateur de Mandy Lane s’en sort avec les honneurs mais j’attends qu’il revienne à l’efficacité brute de son 1er film.

24 juin 2013 à 12:06 | Par Zitoon

3 etoiles

Agréable énième variation sur le thème du zombie, un film assez sympathique sans grande ampleur mais qui essaie tant bien que mal de faire du neuf avec du mort. L’idée des zombies qui redeviennent humains est pas mal mais hélas peu exploitée. Le film est relativement amusant dans sa 1ère partie mais passe davantage à la romance-zombie par la suite, et même si ce n’est pas mal foutu ça reste ciblé pour les jeunes filles. Plaisant mais oubliable, le réalisateur de Mandy Lane s’en sort avec les honneurs mais j’attends qu’il revienne à l’efficacité brute de son 1er film.

24 juin 2013 à 12:06 | Par Zitoon

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