Critique de film

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The Ward

"The ward"
affiche du film

Une jeune femme est prise au piège dans une institution mentale avec un fantôme malveillant. Alors que le danger s’approche, elle réalise que le fantôme est encore bien plus sombre qu’il n’y paraît.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de The Ward - Le fantôme de Carpenter
Par : Samuel Tubez
Tags : Fantômes, Psychologique, BIFFF 2011

Le retour aux affaires d’un auteur tel que John Carpenter après dix ans d’absence (sans compter sa parenthèse Masters of Horror et sa phase producteur « je m’en mets plein les fouilles »), est véritablement un évènement en soi pour tous les amateurs d’épouvante et de fantastique. Doucement mais sûrement, Big John se remet donc dans le bain avec ce thriller énigmatique intitulé The Ward qu’il se contente « juste » de réaliser, laissant les postes de scénariste et de compositeur à d’autres. Serait-ce là un signe de fatigue ?

Fuyant le lieu d’un incendie qu’elle vient de provoquer, Kristen (Amber Heard, LA scream queen du moment) est arrêtée par les autorités et directement placée dans un asile spécialisé. Très vite, des phénomènes surnaturels viennent perturber le quotidien des patientes, évènements provoqués par le fantôme d’une certaine Alice…

C’est une évidence : le nouveau Carpenter déçoit, inexorablement. Avec ce thriller psychologico-fantastique prenant la forme d’un film de couloirs bien peu original, Big John se vautre dans les travers du cinéma d’horreur mainstream. C’est que le script de The Ward fait dans le déjà-vu, les ¾ du film se résumant à un jeu de cache-cache entre un fantôme et une patiente qui n’est plus mentalement très équilibrée et ce, jusqu’à un dénouement sous forme de twist ultra prévisible jouant dans la cour d’un Identity et d’un Shutter island, qui sont par ailleurs déjà passés par là en faisant preuve de bien plus d’éclat. On pourrait alors se contenter d’affirmer que Carpenter applique sa réalisation à un script foutrement faisandé, mais même la mise en scène de The Ward manque de rythme et semble par intermittence désincarnée, le réalisateur déployant notamment devant nos yeux ébahis une accumulation de jump scares totalement inertes. Et pourtant, de-ci de-là, le réalisateur de L’antre de la folie (son dernier grand chef d’œuvre) impose toutefois sa signature à la pellicule. Ainsi, dès ses premières images, il arrive à installer une atmosphère inquiétante, notamment grâce à ses lents mouvements de caméra qui font s’élever la tension. L’approche très old-fashion du métrage nous rappelle inévitablement les 70’s ainsi que l’époque Halloween grâce entre autres à un casting féminin, parfaitement conduit, qui évoque la synergie qu’il existait entre Laurie Strode et ses copines. Alors oui, après dix ans d’absence on pouvait s’attendre à quelque chose de bien plus original et terrifiant de la part du réalisateur de The Thing (car The Ward ne fait même pas peur, un comble !) mais non, Carpenter n’est certainement pas mort et il peut encore nous montrer de belles choses. Alors, amis fantasticophiles, exprimons notre déception mais attendons de voir ce que le maître nous réserve pour son prochain film avant de l’enterrer prématurément !

John Carpenter’s back !...mais avec un thriller horrifique convenu qui ne surprendra personne si ce n’est les fans du maître qui découvriront, décontenancés, leur réalisateur fétiche appliquer ici la formule abominablement consensuelle en matière d’épouvante qui est en rigueur à Hollywood. Loin d’être totalement inintéressant, The Ward contient toutefois quelques bribes du grand John Carpenter qui, tant bien que mal, tente de revenir dans le système. Allez Big John, encore quelques efforts et ça devrait le faire !


Critique de The Ward - Ou comment gâcher le retour du Maître...
Par : Quentin Meignant
Tags : BIFFF 2011

Le Maître est enfin de retour. Après dix ans d’absence, parsemés çà et là de deux moyens métrages pour le compte de la série Masters of Horror (l’excellent Cigarette Burns et le détestable, et détesté, Pro-Life, la pire « contribution » du cinéaste au genre), John Carpenter revient donc en 2011 avec The Ward, un thriller horrifique particulièrement prometteur doté d’un casting quasi exclusivement féminin. De quoi sans aucun doute émoustiller nombre de fantasticophiles dont, notamment, les spectateurs du BIFFF 2011 qui ont eu la chance de le découvrir en avant-première. L’action de The Ward prend place en 1966, année où Kirsten, campée par la délicieuse Amber Heard, est envoyée dans un institut psychiatrique après qu’elle ait brûlé une maison abandonnée. Placée dans un pavillon spécial, elle ne tarde pas à nouer de très forts liens d’amitié avec les autres patientes. Mais elle réalise très vite qu’une force particulièrement dangereuse hante les lieux, bien déterminée à éliminer les patientes une à une. Il est temps pour Kirsten d’intervenir.

Dix avec après le très critiqué Ghost of Mars, qui, pourtant, constituait une œuvre plutôt appréciable, il était du devoir de Big John de faire oublier son absence et ses derniers errements. Dès lors, le cinéaste en revient aux racines avec un classicisme qui fait d’emblée plaisir à voir. Doté d’un score envoûtant, rappelant d’ailleurs ceux qui firent le succès du cinéaste, et d’une mise en scène particulièrement soignée, The Ward fleure bon la nostalgie pour tous les amateurs des standards du genre. Bénéficiant par ailleurs des prestations quatre étoiles des excellentes Amber Heard et Lyndsy Fonseca, le métrage semble, dans sa première partie, sur la bonne voie.

Mais le hic, parce qu’il y a un hic, réside dans le fait que John Carpenter a vendu, pour l’occasion, son âme au duo de scénaristes Michael et Shawn Rasmussen, quasi néophytes dans le domaine. Dès lors, si dans la première partie de l’œuvre, ceux-ci avaient fait preuve d’une certaine clairvoyance et d’une « sagesse » appréciable, ces derniers procèdent par la suite à de nombreux twists convenus et clichéesques. Rendant dès lors imbuvable la suite de l’œuvre, les décisions scénaristiques s’avèrent extrêmement dommageable à un ensemble qui se tenait pourtant bien.

Faisant preuve d’un retour en force au niveau de la mise en scène, du score et de la direction d’acteurs, John Carpenter voit son œuvre sombrer totalement dans sa dernière demi-heure à cause d’un scénario totalement indépendant de sa volonté. Loin d’être une purge, The Ward n’est néanmoins pas le retour escompté du Grand Maître, qui devrait, à l’avenir, s’appuyer sur des scénaristes plus chevronnés et inventifs.


Critique de The ward - L’hôpital de la terreur
Par : Chroniqueurs
Tags : PIFFF 2011

Par Nicolas Szafranski

John Carpenter était resté muet depuis le flop de son Ghosts Of Mars (qui n’est certainement pas l’œuvre la plus aboutie du maître, mais qui n’en possédait pas moins une certaine folie et une cohérence digne de la mythologie carpentérienne). Refoulé, son dernier film, The Ward, a arpenté les festivals pour finalement atterrir, en France, dans les bacs des direct-To-Video.

Des rayons dans lesquelles on trouve toutefois quelques pépites, mais malheureusement, The Ward ne figurera pas dans cette liste. Premièrement, parce qu’on a déjà vu ce scénario bien mieux adapté sur grand écran. Identity notamment, l’une des références qui vient instantanément en tête lors de l’énoncé du twist final, semblait plus maitrisé et surtout plus passionnant. Là ou Mangold jouait avec les codes du thriller psychiatrique comme un gosse, Carpenter semble uniquement les régurgiter sans apporter ni ludisme, ni plaisir, ce qui rend inévitablement le parcours assez peu frissonnant. Seul quelques mises à mort fort sympathiques viennent entrecouper l’ennui poli que nous réserve un scénario sans surprise et parfois incohérent. La relecture à laquelle invite le climax semble d’ailleurs totalement abstrait tant The Ward fait abstraction d’une quelconque profondeur, à l’image du passé de l’héroïne, expédié par deux ou trois micro-flashbacks peu compréhensifs et, surtout, mal intégrés dans le continuum filmique. Autant dire que l’on a pas forcément envie de replonger instantanément notre nez dans le film, si ce n’est peut-être pour le talent du réalisateur à livrer de magnifiques cadrages, propices à la création d’une atmosphère sinon monstrueuse, au moins délicatement sinistre.

Ensuite, le casting n’est pas des plus réussi. Si Amber Heard se dépatouille assez bien en tant qu’héroïne, dont la virilité féminine apparente colle parfaitement au gabarit des personnages cultes de l’auteur, le reste de la distribution ne semble pas tout à fait au diapason de cette performance. Jared Harris, que l’on avait vu parfaitement à l’aise dans le costume de Moriarty dans le dernier Sherlock Holmes, n’est ici qu’une silhouette vaporeuse peu charismatique, et les actrices satellites ne sont guère plus convaincantes, certaines s’avérant même assez irritantes (les mimiques buccales de Mamie Gummer deviennent vite insoutenables). Enfin, techniquement, mis à part la réalisation toujours maitrisée de Carpenter, on ne peut décemment pas crier au génie. Les bus-effects sont d’une rare lourdeur, appuyés par la partition de Mark Kilian, qui s’avère être également peu inspiré, ne décollant que lors des rares moments ou le compositeur laisse éclore de très belles orchestrations atmosphériques.

Au bout du compte, The Ward est une déception. Si le talent graphique du réalisateur est toujours présent (signalons également le look de notre tueuse, très réussit), et si une certaine efficacité se dégage tout de même du tout, force est de constater que John Carpenter a perdu son plaisir dans cette intrigue brumeuse, sans aucune originalité, ni folie.


Commentaires sur le film

Big John est-il has been ?

0 etoiles

Bien que Carpenter soit hors compétition, et 5 étoiles puissance 5, lorsque le propos est celui de l’histoire du genre, The Ward, après dix années de silence radio, nous confronte à l’inquiétante question : le Maître est-il devenu un has been ? Ce n’est pas sans un certain choc, que l’on voit dégringoler cette histoire d’internement et de fantôme, sachant dès le milieu de l’histoire qu’un twist va avoir pour fonction de sauver un film qui ne peut pas l’être. Avec Identity et Shutter Island qui avaient déjà fait mieux avant, The Ward n’apparaît pas comme un film d’épouvante, mais comme un film épouvantable.. Car l’idée que John Carpenter soit has been est une idée qui fait peur.

8 août 2011 à 18:08 | Par Fred Bau
Bon film

4 etoiles

Trés dure je trouve la critique en général à-propos de "The ward". Je pense que, même pour marquer son grand retour, John Carpenter n’a pas voulu faire un "grand" film (c’est délibérément qu’il n’a pas signé la musique et le scénar)... Par conséquent, il nous livre un "petit" film "de commande" mais n’oublie jamais de le soigner pour autant l’emballage : trés atmosphérique et magnifiquement réalisé(superbe utisation du cinémascope), avec une interprétation solide.
Il y a un certain "classicisme" digne des films des années 70, sans trop en montrer mais montrant pourtant le principal : savoir raconter une histoire, car, il faut bien le reconnaître, on entre trés facilement dans le film et jamais l’on ne s’ennuit.
Une photographie magnifique, une mise en scène trés belle ( parfaite lisibilité) et un final surprenant

12 octobre 2011 à 14:10 | Par Cinéfil70

0 etoiles

Dommage que ce soit sur un tel produit que Big John ai fait son retour...

9 mars 2012 à 21:03 | Par alex waw
Bien meilleur qu’attendu.

4 etoiles

Je rejoins l’avis de Cinéfil70 : le film est solide, la photo élégante, la mise en scène sobre et efficace, le jeu des actrices très juste - toutes (forcément) très typées dans le rôle qu’elles ont a remplir. La fin est loin d’être aussi prévisible que d’aucun le déclare : elle est a la fois surprenante et vraisemblable. C’est certes un petit film mais sa maîtrise et sa simplicité en font une espèce de classique dans tous les sens du terme.

11 mai 2014 à 10:05 | Par Aguirre

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