Critique de film

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Wanted - Choisis ton Destin

"Wanted"
affiche du film

A la mort de son père, un jeune homme découvre que ce dernier était un assassin professionnel. Il est alors recruté par son agence pour reprendre le flambeau...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Wanted - Un film qui nique sa race
Par : Samuel Tubez
Tags : Action

Timur Bekmambetov n’est pas un cinéaste qui fait dans l’intimiste et le doucereux. Gros foutoir visuel bouffant à tous les rateliers, Night Watch (et sa suite Day Watch qui débarque en ce moment directement en dvd) nous l’avait prouvé dans une ambiance on ne peut plus clipesque. Son style tape à l’oeil a séduit quelques exécutifs aux States et le voici désormais derrière Wanted, l’adaptation d’un comic book peu connu par chez nous. Un film vivement déconseillé aux épileptiques !

Suite au violent décès de son père, un jeune looser découvre que ce dernier était un tueur professionnel oeuvrant pour une organisation criminelle. Recruté par la confrérie en question, il quitte sa vie de merde et rejoint une bande de meurtriers pas comme les autres qui le forment à ses nouvelles activités…

Le film prend exactement le même point de départ que le comics dont il s’inspire en démarrant sur les chapeaux de roues. Très agitée, la première partie ne laisse que peu de répit et enchaîne quelques scènes d’action totalement surréalistes histoire de clouer le bec au spectateur venu faire causette plutôt que pour voir un film (c’est fou le nombre de personnes qui confondent cinéma et bar !). Ensuite, ça se « calme » un peu et notre looser (James McAvoy, qui entre Reviens-moi et ce Wanted fait admirablement bien le grand écart) découvre son nouveau destin en subissant un apprentissage lui aussi relativement surréaliste. Par contre, ce qui ne se calme presque jamais, c’est la mise en scène de Bekmambetov. Pourtant un peu plus « posé » que sur ses œuvres précédentes, l’homme use et abuse d’un maximum d’effets pour en mettre plein la gueule, que ce soit pour filmer une course-poursuite ou pour montrer une scène plus comique (lorsque le héros pète un plomb au bureau, par exemple). On pourrait croire qu’avec une telle omniprésence d’esbroufe, on ne s’ennuie pas mais ça a tout de même tendance à un petit peu gaver son homme, d’autant que cela ne fait pas passer plus facilement la pilule d’une histoire abracadabrante et limitée. Néanmoins, celle-ci a le mérite de flirter avec le fantastique (les capacités hors norme du héros) et surtout, elle ne manque pas de faire couler le sang. Car Wanted n’est pas un produit édulcoré, il est bien violent, faisant gicler généreusement l’hémoglobine lors de fusillades extravagantes et parfois très jouissives (le final dans la bibliothèque). En plus, la touche « sexy mother fucker » est présente grâce à la belle Angelina Jolie accompagnée de ses tatouages. Bref, il y a dans ce produit de quoi se divertir et s’amuser entre la sieste de l’après-midi et l’apéro du soir.

Des flingues, du sang, une jolie pépée et une caméra qui bouge tout le temps, si vous possédez la carte de membre des « amis du portnawak », vous êtes les bienvenus dans la salle ! Par contre, les autres, passez votre chemin, ça vaut mieux.


Critique de Wanted - Crying Frime Man
Par : Seb Lecocq

Les amateurs de foot le savent déjà, les nouveaux riches russes ont de la thune, de la maille, de l’oseille, du blé à ne plus savoir qu’en faire. Les cinéphiles vont bien vite le savoir eux aussi. Le jeune prince du pétrole moscovite est arrogant ; du genre à se pavaner, entouré de jeunes donzelles aussi peu farouches que vêtues, sur son yacht seulement couvert d’un slip de bain à fleurs et d’une gourmette l’après-midi et d’arriver, le soir, à une réception de l’ambassadeur, à laquelle il n’aura pas été invité habillé d’un manteau de fourrure en poil de wombat (ndla Le wombat est un marsupial de la famille des wombatidé qui vit dans les forêts montagneuses d’Australie et dont l’espèce à nez poilu est recensée a 115 spécimens dans le monde). Bon c’est un peu capilotracté mais c’est la meilleure approche que j’ai trouvée pour paraphraser en quelques lignes les sensations inédites ressenties devant ce Wanted.

En effet les mots me manquent, je ne sais pas vraiment qu’en penser. J’oscille sans cesse entre le désarroi le plus total et l’enchantement absolu devant une telle épreuve de force cinématographique. Bekmambetov n’a peur de rien et est arrogant comme un jeune moscovite. Il aime la poudre aux yeux, celle qui flashe, qui brille et qui pique. Chaque effet visuel qu’il utilise a, au moins, dix ans de retard mais est tellement assumé et poussé à son paroxysme que ça en devient génial. Je n’avais plus ressenti un tel degré de mauvais goût et un tel je m’en foutisme dans le traitement de la violence depuis Bad Boys II. Hallucinant ! Le film est hyper violent (j’ai décompté au moins 20 headshots bien visibles) mais cette violence est traitée par-dessus la jambe d’une façon tellement funky et cool qu’au final personne ne s’en préoccupe. D’ailleurs Bekmambetov développe tout au long de l’oeuvre une réelle fascination fétichiste pour les armes à feu. A tel point que le réal nous donnerait des envies de reproduction avec des flingues tout juste sortis de l’armurerie...

Ce film est entièrement dédié à la frime visuelle. Le russe fou fait dans le tunning graphique. Bullet time, CGI, ralentis, mouvements de caméra alambiqués, tout y passe dans le simple but de créer un défouloir complètement jouissif. Angelina Jolie, d’ailleurs bien représentative de cet état d’esprit, perd ici toute notion d’humanité pour devenir une icône vivante, sorte de Diane chasseresse du XXIé siècle bimboisée et intelligente de surcroît. La surfemme nietzschéenne incarnée quoi. Le film est d’un premier degré à toute épreuve. Tous les acteurs sont convaincus de jouer dans le plus grand chef-d’oeuvre de l’humanité...Tous ? Non un petit comédien résiste à l’envahisseur : James McAvoy. A cet égard, le responsable du cast doit être béatifié sur-le-champ. McAvoy porte le film sur ses épaules et opère un effet similaire à la participation de Martin Lawrence à un film de Tarkovsky. Son jeu tout en outrance et au 36eme degré est à l’opposé total des autres comédiens, ce qui apporte un décalage vraiment bienvenu relevant quelque peu le niveau de l’ensemble. Génial dans le rôle du looser magnifique devenant en l’espace de trois plans un tueur à gage intransigeant de classe internationale.

Certes, Bekmambetov n’est pas le meilleur réalisateur du monde. Mais il possède une paire de bollocks presque aussi grosse que celle de Michael Bay. Voyez plutôt. Michael filme des rats en train de niquer ? OK Timur shoote un rat qui se fait exploser en gros plan et au ralenti. Bay balance des cadavres sur l’autoroute ? Timur s’en sert comme cible pour l’entraînement de ses gravures de modes assassines. Bay dégomme des essieux de trains ? Timur dégomme carrément le train entier. Impossible d’énumérer exhaustivement les moments de grâce qui parsèment le film : le laïus envoyé par l’ineffable McAvoy à son exécrable supérieure, la farandole aérienne des touches de claviers, le tabassage en règle du même McAvoy magnifié par des gerbes de sang et de baves giclant au ralenti, la ronde des headshots et enfin, mon moment préféré, le meurtre du mafieux sur fond de Andréa Bocelli. Ma scène préférée de l’année sans aucun doute. Et ce n’est là qu’un très léger aperçu de ce qu’offre Wanted. Chaque scène semblant être le summum du portnawak mais la suivante venant remettre les pendules à l’heure à coup d’effets extravagants, de frime et d’humour bas du front. Et tout ça (c’est un comble !) le plus sérieusement du monde.

Une oeuvre à ce point putassière et vulgaire, c’est du jamais-vu depuis que Michael Bay en a signé le mètre-étalon du genre : Bad Boy II. Le réal russe, vraisemblablement défoncé à la vodka durant le tournage, a créé un monstre filmique issu du croisement improbable de Michael Bay pour l’ambiance générale pleine de beaufitude géniale et le mauvais goût et de Ching Tsiu Tung pour la frime visuelle has been...Tel le Dr Frankenstein, Timur a enfanté un monstre difforme teinté d’humanité, humanité qui se décline dans les défauts de l’oeuvre . Une créature bouffie, nourrie au sein siliconé de Jenna Jameson et éduqué à MTV, FHM et Tunning Magazine. Wanted est aussi classe qu’une partie de jambes en l’air dans les toilettes d’une boite à la mode avec la première pochtronne venue, les sinus ravagés par la coke et qui une fois son affaire faite, vomit sur vos escarpins Armani à 2000 euros. Bien entendu, nous sommes tous répugnés à cette idée même si secrètement nous aspirons à vivre cette situation Bandes de déviants que nous sommes !

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