Critique de film

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Wall-E

"Wall-E"
affiche du film

Faites la connaissance de WALL-E (prononcez "Walli") : WALL-E est le dernier être sur Terre et s'avère être un... petit robot ! 700 ans plus tôt, l'humanité a déserté notre planète laissant à cette incroyable petite machine le soin de nettoyer la Terre. Mais au bout de ces longues années, WALL-E a développé un petit défaut technique : une forte personnalité. Extrêmement curieux, très indiscret, il est surtout un peu trop seul... Cependant, sa vie s'apprête à être bouleversée avec l'arrivée d'une petite "robote", bien carénée et prénommée EVE. Tombant instantanément et éperdument amoureux d'elle, WALL-E va tout mettre en oeuvre pour la séduire. Et lorsqu'EVE est rappelée dans l'espace pour y terminer sa mission, WALL-E n'hésite pas un seul instant : il se lance à sa poursuite... Hors de question pour lui de laisser passer le seul amour de sa vie... Pour être à ses côtés, il est prêt à aller au bout de l'univers et vivre la plus fantastique des aventures !

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Trailer - Wall-E (2008)
Par : Damien Taymans


Disney/Pixar Wall E HD Trailer par sebest

Les critiques à propos de ce film

Critique de Wall-E - Vers l’infini et au-delà !
Par : Chroniqueurs
Tags : Animation, Robots

Par Swan

On sait que les androïdes rêvent de moutons électriques, mais les petits robots peuvent-ils aspirer… au grand amour ?

Le Kid de Charles Chaplin, Frankenstein de James Whale, Dumbo de Walt Disney, La Belle et la Bête de Jean Cocteau, L’Oiseau Bleu de George Cukor, E.T., l’Extraterrestre de Steven Spielberg, Edward Scissorhands de Tim Burton, Un Monde Parfait de Clint Eastwood, May de Lucky McKee,… Point commun ? Des chefs-d’œuvre d’émotion qui font oublier un sens éprouvé de la technique par leur message humaniste et leur beauté formelle saisissante, abordant des thèmes universels et fédérateurs. Une poignée de films qui marquent et élèvent l’esprit, porteurs, en plus d’images inoubliables ancrées à jamais dans notre subconscient, de leçons essentielles à l’apprentissage d’une vie. Le genre de film susceptible de marquer sensiblement un enfant, ou mieux encore, un adulte pour le reste de sa vie ! Quand le cinéma a ce pouvoir, cela relève de la magie… Un nouveau tour de magie vient de s’ajouter à cette liste précieuse. Son nom, c’est Wall-E.

Comment faire d’une boîte de conserve toute rouillée le héros le plus adorable de l’histoire du cinéma ? Si les magiciens de chez Pixar nous ont habitués à donner vie aux objets inanimés les plus improbables (une lampe dans Luxo, Jr., des voitures dans Cars, Tim Allen dans Toy Story…) ou à des créatures a priori repoussantes (des insectes dans 1001 Pattes, des poissons dans Finding Nemo, des rats dans Ratatouille, Tim Allen dans Toy Story…), force est de constater qu’une fois de plus ils ont su se surpasser, repoussant à chaque nouveau film les limites du possible, n’usurpant pas leur réputation méritée de plus grands maîtres de l’animation actuelle. Il serait d’ailleurs grand temps de rendre justice au talent fou de ces artistes complets et de les affranchir de l’étiquette forcément réductrice de « maîtres du cinéma d’animation » en soustrayant de l’équation les mots « d’animation ». Les films et les héros qui sortent des ordinateurs du studio Pixar sont en effet souvent plus humains et plus réels que bien des acteurs chevronnés.

Comme à l’accoutumée chez Pixar, le scénario est en béton : Wall-E est le dernier des petits robots restés sur notre bonne vieille Terre polluée, avec pour mission de nettoyer celle-ci, les humains ayant préféré déserter et choisi l’exil spatial devant l’ampleur de la tâche. 700 ans plus tard, Wall-E, obsolète mais toujours fonctionnel est fidèle au poste : chaque matin, il se met gaiement au travail et compacte les ordures laissées par l’homme, empilant inlassablement ses compressions, laissant derrière lui des montagnes d’ordures paradoxalement d’une beauté renversante. Wall-E, c’est un petit gars maladroit mais cocasse, petite machine attachante, savant mélange entre R2-D2 et le Johnny 5 de Short Circuit.

Au fil des ans, le petit éboueur sur chenilles a perdu tous ses compagnons : tous ont cessé de fonctionner, ce qui nous vaut quelques images poignantes d’un « cimetière de Wall-E’s » d’une tristesse et d’une poésie que seuls les grands réalisateurs peuvent nous offrir. Des images adultes, pertinentes et osées dans un film qui n’hésite jamais à traiter intelligemment et avec virulence de sujets douloureux. Cela nous change de tous ces films pour enfants inoffensifs, incolores, inodores et consensuels qui inondent les écrans depuis le début de la révolution numérique et depuis la chute des Studios Disney.

Avec le temps, Wall-E, qui a pour seul ami un petit cafard s’est mis à étudier l’homme par l’entremise de ses ordures et a donc commencé une jolie collection d’objets divers. Il récupère dans les monceaux de déchets tout ce qui le fascine et l’interpelle : jokaris, soutiens-gorge, Zippo’s, Rubbik’s Cube… tout ce qu’il ne comprend pas, tout ce qui pour lui n’a aucun sens, il l’emporte précieusement dans sa « maison » ; un camion qu’il a aménagé en véritable bric-à-brac, musée joyeux et coloré, témoin précieux d’une époque où la vie battait encore sur la planète bleue, aujourd’hui noire de crasse. Une idée scénaristique qui témoigne du génie créatif des scénaristes de Pixar ! Mais la trouvaille la plus chère au « cœur » (on hésite sincèrement à supprimer les guillemets) de Wall-E est une vieille VHS usée de Hello, Dolly ! qu’il se repasse en boucle inlassablement, essayant à l’aide d’accessoires divers de recréer les chorégraphies de Gene Kelly. Fan de comédies musicales, Wall-E apprend donc petit à petit, seul dans son coin, les sentiments humains les plus nobles. Par l’entremise du cinéma, Wall-E apprend ce que sont l’amour et l’amitié… une jolie manière de rendre un hommage direct à la force émotionnelle du septième art ! Et la petite machine de s’humaniser jusque dans son « visage » désormais incroyablement expressif… Un beau jour, son souhait de rencontrer l’amour est exaucé quand débarque sur Terre une très jolie petite sonde spatiale nommée EVE, bijou de technologie, mignonne comme un micro-ondes, luminescente et gracieuse. Entre Wall-E et EVE c’est presque (littéralement) le coup de foudre. Jusqu’au jour où Wall-E offre à EVE en guise de cadeau une petite plante chétive, première trace de vie organique sur Terre depuis 700 ans. Un cadeau rare et inattendu qui va les mener dans une grande aventure, vers l’infini et au-delà !

L’Humanité polluante et hédoniste quant à elle, s’est retirée dans l’espace. Ou plutôt dans un immense vaisseau spatial au sein duquel tout est devenu automatique. L’Homme n’a plus qu’à appuyer sur des boutons ou activer des commandes vocales pour effectuer les gestes les plus simples du quotidien. Les machines travaillent pour lui, mais le contrôlent et l’assoupissent inéluctablement. Un peu comme dans Matrix, mais en plus drôle ! Avec le temps, l’Homme a ainsi perdu l’usage de ses jambes, sa capacité de réflexion (une faculté qui commençait à lui faire défaut au début du 21ème siècle), a oublié comment aimer et obéit aveuglément aux ordres qui sortent des écrans de télévision géants. Une métaphore tellement brillante de notre société de consommation à outrance qu’elle provoque un sentiment d’angoisse chez le spectateur : en sommes-nous déjà arrivés là ?... Alors qu’il est seul au monde, Wall-E s’humanise. L’Homme lui, esclave de la technologie et de sa propre paresse se robotise… Un paradoxe très sombre que les scénaristes vont néanmoins traiter avec l’humour irrésistible et les gags hilarants qui sont de mise chez Pixar.

Difficile de passer après les chefs-d’œuvre que sont Monsters, Inc., The Incredibles et Ratatouille. Des films qui, et c’est peut-être bien là la seule « formule » Pixar, ont fait fi de toute formule. Des œuvres qui se moquent bien d’être à la mode, « cool » ou postmodernes comme le sont les films d’animation, immanquablement inférieurs que nous offrent en séries les autres studios (Shrek et compagnie…) Chez Pixar, le cynisme n’a aucun droit de cité. Seuls comptent la sincérité, la beauté du message, l’intelligence, la réflexion, l’émotion la plus subtile et, il faut bien le dire, la prouesse technique !

Les infographistes du studio de John Lasseter ont à nouveau sorti des merveilles de leurs chapeaux : Wall-E est un « vrai » film de science-fiction dans lequel interviennent des acteurs réels, comme l’hilarant Fred Willard en Président des Etats-Unis. Dans les deux premiers actes se déroulant sur Terre, certaines images de ce monde dévasté semblent bien plus réelles que tout ce que Roland Emmerich peut nous offrir : profondeur de champ, détails dans les moindres coins et recoins, photographie sublime, beauté presque onirique des images, de ces montagnes d’ordures à perte de vue… Sans oublier la merveille qu’est notre petit héros. Rarement l’anthropomorphisme aura été mieux exploité à l’écran. Wall-E est réel ! On y croit dur comme fer à cette émouvante petite machine pratiquement muette si ce n’est les bruitages épatants créés par le légendaire Ben Burtt (les « bip bip », les « blip » et les « tuut » de R2-D2 c’était déjà lui !) Wall-E ne parle pas mais s’exprime de manière très efficace et convaincante, gloussant et ronronnant de sa « voix » mécanique. Pas (ou peu) de dialogues donc, Pixar semblant vouloir nous rappeler qu’au cinéma très souvent la force des images suffit amplement. Trop bavard de nos jours le cinéma ! Après tout n’a-t-il pas survécu pendant 30 ans sans émettre le moindre son ? Wall-E a beau être privé de parole, il reste un personnage formidablement expressif. Impossible de résister à ce petit bout de ferraille solitaire qui n’attend qu’une chose au monde : trouver une compagne. Wall-E devient, dès sa première apparition à l’écran une icône inoubliable du septième art ! Son aventure épique va émouvoir et rester très longtemps dans les esprits.

Toujours juste, jamais guimauve, larmoyant ou démagogique, parfois assez dur, le ton du film réserve celui-ci non pas aux seuls enfants mais bel et bien à tous les publics. Là où de nombreux blockbusters (le navrant Meet Dave récemment) confondent « film pour enfants » et « film infantile », Wall-E est une œuvre d’une profondeur et d’une humanité qui convoque tour à tour les souvenirs cinématographiques que nous ont laissé Walt Disney, Steven Spielberg, Stanley Kubrick (dont le 2001, l’Odyssée de l’Espace est cité à plusieurs reprises) ou encore Hayao Miyazaki. Un film qui ne prend pas son public par la main, qui ne l’infantilise pas sans raison mais lui laisse l’opportunité de se faire sa propre opinion. Wall-E est un film qui pose des questions et a la politesse de le faire sous l’angle du divertissement le plus débridé. On appelle ça l’élégance… Le message écologique et politique ne nous est donc pas asséné au marteau-piqueur comme dans une conférence d’Al Gore, Andrew Stanton ayant l’audace de respecter l’intelligence de son public et de faire passer son message par la poésie des images et la tendresse inspirée par ce personnage, petit frère d’E.T. l’extraterrestre dont il est le digne successeur côté émotions…

En ces temps où l’animation se formate et s’infantilise de plus en plus, l’arrivée de John Lasseter, fondateur de Pixar à la tête de l’empire Disney est une nouvelle merveilleuse et porteuse d’espoir. Le cinéma d’animation de qualité risque fort de faire un retour en force. En ce qui concerne Wall-E, le mot « chef d’œuvre » n’est pas galvaudé. Chose rare et précieuse, le film d’Andrew Stanton (déjà responsable de la réussite de Finding Nemo) est une oeuvre importante et immortelle qui a su préserver la raison essentielle de faire du cinéma, trop souvent absente sur nos écrans : une âme !

Courez faire un triomphe à Wall-E ! Vous en sortirez grandis.


Critique de Wall-E - We are the robots
Par : Samuel Tubez

Les studios Pixar semblent être une source intarissable de talents hors du commun. C’est au réalisateur de 1001 pattes et du Monde de Nemo (et co-scénariste sur une flopée d’autres titres), Andrew Stanton, que l’on doit cette nouvelle merveille intitulée Wall-E. Comme la plupart des concepts du studio, l’idée de mettre en scène un robot ramasseur de déchets (un Waste Allocation Load Lifter Earth-Class, pour les initiés) trottait dans la tête des créateurs depuis des années. Il aura fallu attendre que les technologies informatiques soient à la hauteur pour transposer parfaitement à l’écran cette audacieuse histoire d’un petit héros robotisé ne s’exprimant qu’à travers des mouvements et des sons. Un défi de taille qui prend aujourd’hui la forme d’une perle de l’animation, une fois de plus.

Avant de plonger entièrement dans l’univers de Wall-E, le spectacle débute par un show hyper drôle et rythmé intitulé Presto. Ce court métrage met en scène un magicien et son lapin sous-alimenté lors d’une prestation où les gags s’enchaînent comme dans un Tex Avery. Un vrai petit chef d’œuvre totalement hilarant. Vient ensuite Wall-E. La première chose qui frappe, hormis un rendu visuel toujours époustouflant, c’est le mutisme du film. Hormis des bruitages robotiques en tous genre, la première partie du long métrage est ainsi presque entièrement dépourvue de véritables dialogues. La démarche est originale et osée, mais là où le talent des animateurs de Pixar étonne une fois de plus, c’est dans le fait qu’on ne ressent aucun manque. Notre petit robot nettoyeur est en effet pourvu d’une gestuelle et d’un panel d’expressions qui l’humanisent et le rendent admirablement communicatif. Wall-E joue, rêve, s’émerveille et tombe amoureux, bref, il a une réelle et profonde personnalité. Incroyable.

Bien que l’essentiel passe par les images, le son n’en est pas moins nécessaire et participe entièrement à la caractérisation du robot. C’est que derrière lui se cache en réalité l’un des maîtres du son au cinéma, à savoir Ben Burtt, responsable des bruitages de l’entièreté de la saga Star Wars. Rien que ça ! On trouve également au casting voix la présence, en v.o., de Sigourney Weaver qui double un ordinateur de bord ! Un détail amusant qui prouve aussi toute l’étendue de la cinéphilie du studio qui, non content d’embaucher des professionnels de talent, fait dans le clin d’œil réjouissant. Et de références, il en est plus que question dans Wall-E, le film fourmillant de gags et de détails qu’il est impossible de repérer à la première vision (de 2001 : l’Odyssée de l’espace à Hello Dolly ! en passant par la marque Apple, pour n’en citer que quelques uns).

Déjà très riche ainsi, le film dévoile dans sa seconde partie une critique tout à fait remarquable et inattendue sur l’assuétude qu’apportent les technologies modernes. Dans le futur de Wall-E, les humains sont tous obèses, incapables de faire le moindre effort et totalement dépendant des robots. Une vision qui fait franchement froid dans le dos quand on regarde notre société actuelle et que l’on examine son propre comportement (accro d’Internet moi ? Mais nooon !). Pixar a peut être le don de divertir et d’émerveiller mais au cœur de ce nouveau chef d’œuvre, le studio lance une véritable alerte qui ne laissera personne indifférent. Quand je vous le dis qu’ils sont balèzes !

Wall-E est un film drôle, merveilleux et attendrissant (ce qui est déjà remarquable pour un film d’animation mettant principalement en scène des robots !) mais en plus, il délivre un message juste et interpellant. Cette touche un peu plus « sombre » que d’habitude confirme la démarche du studio de toucher d’avantage un public adulte. Il y a aussi bien sûr de quoi réjouir les enfants, mais ils auront nettement plus de mal en rentrer dans cette histoire que dans les pérégrinations d’un Ratatouille, par exemple. Quoiqu’il en soit, on a certainement là l’un des Pixar les plus étonnants et riches jamais vu. Admirable !


Critique de Wall-E - Un chef-d’oeuvre intersidéral
Par : Romain Mollet

Chez Pixar, on ne trouve que du génie. Et ce depuis 22 ans, où l’on a découvert pour la première fois Luxo Jr., devenu l’icône du studio. De Toy Story à Ratatouille, le studio n’a pas arrêté de se surpasser d’un point de vue technique, où chaque film possède son défi (la fourrure dans Monstres et Cie, l’eau dans Le Monde de Némo...).
Cette-fois ci, il y avait plusieurs défis à relever, et dès le début du film, le choc est là. Constat : Merde, c’est époustouflant.

Le film s’ouvre sur ce qui ressemble à une ville digne de New-York, aussi sale et ravagée qu’une ville victime d’un incendie massif. Un tas d’ordures empilées, en vérité. Et dans ce milieu vit Wall-E, un Buster Keaton sur roulettes qui, quand il ne recycle pas les innombrables déchets laissés par ces lâches d’humains (qui ont quitté la planète voilà près de 700 ans) les collectionne dans sa maison, pour qu’il se sente moins seul, en rematant perpétuellement la même comédie musicale des années 50. Jusqu’au jour où EVE arrive, et même si elle parait d’abord belliqueuse, Wall-E est déjà en amour.

Il est comme ça ce petit bonhomme, il vit au jour le jour sans se soucier, et lorsque EVE doit repartir vers sa terre d’origine, il n’hésite pas une seconde de partir dans l’espace avec elle. Un espace terriblement magnifique, où la poésie que cette dernière a toujours inspirée semble être incarnée à l’image. Tout ça, c’est ce qu’on nous a montré dans la bande-annonce, où on privilégiait la délicieuse et hilarante love-story d’un robot "arriéré" et d’une sonde digne d’un gadget d’Apple. Ce ne sont que les trente premières minutes, et c’est déjà grandiose.

La suite ? C’est un véritable choc : qui aurait-cru que Pixar/Disney cachait derrière cette histoire une violente charge sociale et écologique sur le monde d’aujourd’hui, dans un univers futuriste de plus ? Personne, et c’est là que le coup est réussi. Dans ce futur made in Buy’N Large, une puissante multinationale dirigée par un faux Georges Bush, les Hommes pèsent près de 200 kilos, se déplacent en fauteuils volants, boivent des boissons protéinées toutes les 15 secondes et passent leur temps le nez collé devant leurs écrans d’ordinateur (l’auteur de ces quelques lignes s’y retrouve parfaitement), entourés de publicités passionnantes et de lieux publics qu’ils ignorent complètement (il suffit de voir l’admiration béate d’une des personnes lorsqu’elle découvre la présence d’une piscine). Ca vous rappelle quelque chose ? C’est normal, c’est le portrait craché et légèrement exagéré de la société américaine - mais pas seulement ! - d’aujourd’hui. Un monde prêt à leur apporter tout confort et hygiène, même s’ils n’en ont rien à faire. Ce sera ça le futur, si on ne se bouge pas, nous, en l’an 2008. C’est ce que prouve le film, que l’on peut toujours se réadapter à un mode de vie normale, il suffit seulement de la volonté.


Une fois le message passé, Wall-E se révèle encore formidable : la mise en scène est plus cinématographique que jamais. On en viendrait presque à se demander où sont les graphismes si les personnages n’avaient pas de traits aussi caricaturés. Hilarant et émouvant de par la relation Wall-E et EVE (les incessantes courses poursuites à bord du vaisseau Axiom sont autant succulentes que la présence des robots qui le peuplent, M-O en premier), le film en profite pour citer les grands classiques de la Science-Fiction. Ainsi, le destin de Wall-E rappelle inévitablement celui E.T et R2-D2 aussi, tandis que Star Wars et 2001 L’Odyssée de l’espace bénéficient des plus grands clins d’oeil tout au long du film. La présence de la voix de Sigourney Weaver en V.O - Pascale Clark en VF - renvoie évidemment à Alien.

Non seulement Wall-E nous présente le personnage animé le plus inventif et mignon de ces dernières années, mais en plus les spectateurs seront donc comblés par le résultat visuel grandiloquent du métrage, mais ressortiront également de la salle avec une mission dans la tête : sauver notre planète au lieu de s’enfoncer dans son siège à ne rien faire et laisser le Monde se détériorer. Tout est possible et c’est un petit robot qui nous l’a montré.

Commentaires sur le film

Un diamant argenté

4 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Tout es dit dans les critiques, Pixar sureprend toujours même si la recette reste la même.

2 octobre 2008 à 12:10 | Par Isokilla
Wall-e forever

5 etoiles

Vu hier. Pas une seule seconde d’hésitation, Wall-e est un grand film, un très grand même qui distille de la féérie malgré une Terre dévastée et se targue même de donner des leçons à une humanité si près du mur qu’elle voit vachement bien le mur...

15 février 2009 à 20:02 | Par Damien

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