Critique de film

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WAZ

"W Delta Z"
affiche du film

Une série de meurtres plus horribles les uns que les autres continue de terroriser les habitants de la ville. Très vite, l'inspecteur Argo et sa nouvelle partenaire comprennent que les victimes ont dû choisir entre mourir... ou tuer la personne qu'elles aimaient le plus.

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Trailer - WAZ (2007)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de WAZ - Vengeance de pacotille !
Par : Quentin Meignant
Tags : Vigilante

Tom Shankland n’est pas à proprement parler un inconnu des cinéphiles. Le cinéaste a en effet été nominé à deux reprises dans la catégorie du meilleur court-métrage aux BAFTA, pour son drame Bait en 1999 et pour Going Down en 2000. L’homme s’est ensuite occupé de la réalisation de diverses séries avant d’adapter un roman d’Agatha Christie, Miss Marple – La plume empoisonnée, pour le petit écran. WAZ constitue donc la première aventure du réalisateur à la tête d’un véritable film, alors que The Children, dont le scénario est signé Paul Andrew Williams (Bienvenue au cottage), suivra un an plus tard. WAZ, alias W Delta Z, narre l’histoire de l’inspecteur Argo et de sa nouvelle partenaire qui sont aux prises avec un meurtrier particulièrement féroce qui torture ses victimes jusqu’à ce que celles-ci tuent un proche. Chaque corps est marqué d’un WAZ, équation scientifique signifiant la formule de l’égoïsme universel. Mais, très vite, nombre de surprises interviennent et la vérité est bien plus trouble qu’il n’y paraît...

Malgré un pitch flirtant fortement avec le thriller, c’est dans une ambiance de polar que Shankland choisit de présenter ses protagonistes. Corps à peine mutilé, entouré d’une dizaine de flics parmi lesquels discutent ce que l’on croit être les protagonistes principaux. Argo et sa nouvelle collègue se posent nombre de questions à propos de l’enquête, le tout sur une musique pas vraiment lugubre ni entraînante. Cette séquence d’entrée se voit encore handicapée par des mouvements de caméra pompeux qui se déclinent en travellings circulaires chaotiques inintéressantst. Une fois passé ce massacre visuel, le réal entre de plein pied dans une enquête menée avec une bonhomie affligeante par deux héros dont les affinités se limitent à un ramassis d’insultes et de railleries.

Ce ton assez convenu est encore renforcé par les liens qui se tissent entre les deux personnages au fil de l’action. D’une relation emplie d’animosité, ils se dirigent comme par magie (c’est-à-dire sans aucun élément probant) vers une certaine affection l’un pour l’autre. Moment choisi par Shankland pour hausser le rythme comme il peut, en balançant une ou deux séquences de tortures au gore hélas peu impressionnant mais aux idées parfois choquantes. Ces scènes, trop courtes que pour être efficaces, sont bien souvent coupées avant leur point d’orgue pour en revenir à l’enquête policière mais aussi à une petite guerre des gangs à laquelle on est bien en mal de croire. Malgré l’interprétation impeccable de l’ensemble du casting, le métrage sombre corps et biens au fil des défauts qui le parsèment. Et, au rythme trépidant du galop d’un âne nain, le métrage de se dirigier vers un final qui, à défaut d’être réellement spectaculaire (cadrage trop « gentil » sur les torturés), s’avère être particulièrement original. Le twist final exceptionnel et inattendu est une fois de plus sapé par les incohérences de la mise en scène et les longueurs excessives d’une ultime scène totalement inutile.

Le scénario de Clive Bradley méritait sans doute mieux que cette adaptation aussi molle qu’irritante. L’ensemble agace plus qu’il n’enchante et le manque de scènes marquantes aggrave encore le constat. L’ennui est presque total hormis dans un final réellement surprenant. Espérons que Shankland fera mieux avec The Children, film très attendu de tous les fantasticophiles.

Critique de WAZ - Génétique pessimiste
Par : Damien Taymans

Le cadavre d’une femme enceinte est retrouvé dans une benne à ordures le long d’un port avec une inscription inscrite dans la chair de son ventre. Trois lettres : WAZ. Intrigués par ce crime atroce, les enquêteurs se mettent à rechercher le petit ami de la victime, un dangereux dealer et maquereau qui constitue le parfait coupable. Lorsqu’ils découvrent le cadavre de celui-ci balançant au bout d’une corde dans un immeuble insalubre, Eddie Argo et Helen Westcott commencent à envisager la thèse du serial killer aux plans machiavéliques qui pousse ses victimes à électrocuter un être cher en échange de la vie…

Antérieur au script du Saw de James Wan, le scénario de Waz semble pourtant, dans un premier temps du moins, frappé par l’atavisme des exactions du tueur au puzzle. Appariement apologique qui s’avère pourtant réducteur pour l’œuvre de Shankland, la catégorisant en un vulgaire torture-porn opportuniste surfant sur une vague en plein déclin (les épisodes de la franchise Saw voient leurs scénars se réduire à peau de chagrin au fur et à mesure des élagages). Or, Waz (W Delta Z pour être plus précis et pour éviter toute ambiguïté pour ceux qui s’amuseraient à y entrevoir une anagramme falsifiée des meurtres de Jigsaw) outrepasse le stade de l’horreur frontale sanguinolente et lui préfère une suggestion finement maîtrisée, davantage tétanisante distillée dans quelques séquences intenses qui donnent lieu à quelques violentes lacérations. Embarqués dans les quartiers les plus cradingues de la ville, Eddie, flic corrompu aux nombreux paradoxes moraux et Helen, jeune recrue fébrile subissant les évocations salaces de ses collègues, fréquentent la lie de la société recluse dans ces banlieues ténébreuses où le crime est devenu la seule religion. Une peinture glauque d’un microcosme suburbain inquiétant tout aussi peu glorieuse que celle des inspecteurs qui les coursent et tentent d’enrayer les desseins destructeurs du mystérieux tueur en série qui sème pièce après pièce les éléments d’un puzzle difforme. Lorgnant du côté du Silence des agneaux (la frêle recrue aussi hésitante que Clarice Starling) et de Seven (les décors morbides et sa réflexion ontologique sur la violence), le métrage n’évite aucun des poncifs propres au genre mais les réinvestit intelligemment afin de baliser la chute sociale et morale de ses personnages.

Jalonnée de quelques rebondissements crédibles (la mode de la torsion indigeste à l’aune de laquelle toutes les œuvres sont désormais mesurées), l’intrigue s’épaissit peu à peu et accule doucement les personnages dans une impasse physique et symbolique. Un cul-de-sac où l’humanité se déshumanise sous couvert d’illusions proprement bipédiques à l’instar du meurtre de sang froid perpétré par l’une des créatures de l’ombre interrompu par un appel téléphonique durant lequel un semblant de bienveillance transparaît. Réduit à son plus simple appareil, à savoir un agencement de gènes, l’être humain ne peut se défaire de l’emprise du gène égoïste attestée par l’équation de Price (dont est inspiré l’intitulé du métrage) pour le coup reformatée en légitimation biologique par un bourreau habité par un insatiable désir de vengeance.

Via son atmosphère délétère et glauque et sa mise en scène de proximité qui capte le pathos de ses caractères, WAZ peut se targuer de redonner un second souffle au polar noir, distillant au gré de séquences troublantes de réalisme un message pessimiste en totale opposition avec les habituelles réflexions pudibondes sur la nature humaine. Viscéral, déroutant et donc indipensable.

Commentaires sur le film

belle surprise

3 etoiles

Un bon thriller bien noir et bien glauque qui va jusqu’au bout de son pessimisme et s’offre un twist un peu prévisible mais bien amené.

8 mai 2009 à 23:05 | Par hellrick

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