Critique de film

Masters of Horror 1 - Vote ou Crève

"Homecoming"
affiche du film
  • Genre : Horreur - Morts-vivants
  • Année de production : 2006
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Joe Dante
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h00
  • Scénariste : Mick Garris, Sam Hamm, Dale Bailey
  • Musique : Hummie Mann
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Jon Tenney, Thea Gill, Wanda Cannon, Terry David Mulligan, Robert Picardo
  • Récompenses : Aucune

La guerre d'Irak fait toujours rage. Souhaitant ramener à lui un maximum d'électeurs, le président des Etats-Unis fait une allocution maladroite: il prétend que si les hommes morts à la guerre pouvaient revenir, ils rentreraient en disant toute la fierté qu'ils ont ressentie à servir leur pays. Après ce discours, on voit d'anciens soldats morts et enterrés revenir se bousculer pour effectuer un vote...

Les critiques à propos de ce film

Vote ou crève (MOH1) - Vois ou crève !
Par : Damien Taymans


Avec à la baguette Joe Dante (Piranhas, Hurlements, Gremlins) et au scénario Sam Hamm, qu’on a déjà vu à l’oeuvre dans le premier Batman de Tim Burton, l’épisode avait toutes les cartes en main pour partir du bon pied. Tout, absolument tout dans ce métrage tient du génie : de la mise en scène à l’interprétation des acteurs, du scénario fomidablement adapté de Hamm jusqu’à la qualité de l’image.

Bien plus qu’une simple histoire de morts-vivants revenant pour se venger, Dante en fait un pamphlet acéré contre la politique de George W. Bush. Résumant superbement ce que la majorité des Américains (et des autres peuples aussi) pensent en une phrase : "La guerre, c’est l’enfer", Dante a su mettre à mal tous les rouages de la machine présidentielle américaine. Critique des votes truqués, des censures avilissantes, de la récupération ou de l’élimination des électeurs, des talk-shows manipulateurs, des porte-paroles à l’efficacité bien taillée. Dante met au grand jour, tel un Michael Moore du genre horrifique, l’esprit "marketing" qui régit la vie de ceux qui nous gouvernent. Un formidable exemple est cette image des morts-vivants qu’on utilise dans un premier temps lorsqu’ils votent en faveur et qu’on cloisonne ensuite comme des bêtes dans un camp qui n’est pas sans rappeler celui de Guantanamo.

Maniant les genres avec habileté, Dante s’amuse même à passer de l’un à l’autre sans transition pour notre plus grand bonheur. Il passe de la satire sociale au film d’horreur, de l’ironie au clin d’oeil humoristique (les stèles funéraires du cimetière)...

Une oeuvre de génie qui ne vous laissera pas froid et insensible...

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