Critique de film

pub

Voix des morts (La)

"White noise"
affiche du film

La vie de Jonathan Rivers (Michael Keaton) est bouleversée par la mystérieuse disparition et la mort de sa femme Anna (Chandra West). Lorsqu'un homme contacte Jonathan et lui indique qu'il a reçu des messages de Anna à travers les interférences, Jonathan est sceptique au début, mais par la suite il découvre que les messages sont authentiques. Il décide alors de contacter sa femme lui-même. Ses recherches sur les interférences le mènent dans monde surnaturel qui lui apporte des surprises inopportunes.

pub

Les critiques à propos de ce film

Critique de La voix des morts - Electronic Versus Phantoms
Par : Damien Taymans
Tags : Fantômes

Jonathan Rivers est un homme comblé. Une épouse sublime, un gamin attachant, un boulot à la carte et une voiture confortable, le condensé d’un Beverly hills amputé de ses éternelles pleurnicheries pour ados décérébrés. Mais, tout rêve a une fin. Aussi, lorsque sa femme (qui plus est enceinte) décède tragiquement dans un accident de voiture, Jonathan est inconsolable. Il fout son mioche chez sa génitrice naturelle et passe tout son temps à se lamenter sur son pauvre sort et retente sporadiquement le chemin du boulot. Mais, un étrange coup de fil ranime la flamme de l’espérance chez l’architecte : un mystérieux appel formulé depuis le portable de sa feue épouse qui lui laisse un message inaudible…

Le bruit blanc (White noise, titre original de l’œuvre) désigne plus communément le phénomène des EVP (Electronic Voice Phenomenon ou TCI en français traduit par Transcommunications instrumentales) sur lequel se penchent de nombreux aréopages pseudo-scientifiques et une multitude de dévots aveugles depuis une bonne vingtaine d’années suite à l’introduction massive dans tous les foyers du téléviseur hertzien et du téléphone sans fil. Leur entreprise ? Enclencher autant que faire se peut des enregistreurs afin de capter de potentiels bavardages de l’au-delà à fin de reconstruction personnelle. Plus malades que les collectionneurs des épisodes des Feux de l’amour, ces transcendés perpétuels conservent des mannes entières de cassettes vierges sur lesquelles des bribes de messages lacunaires sont laissés par des armées de spectres non identifiés. En s’attaquant à ce phénomène d’autant plus intéressant qu’il atteste enfin de l’existence d’un autre monde, le paradoxalement inexpérimenté Geoffrey Sax débarque dans une terra incognita dans laquelle il tâtonne aveuglément, tentant bon gré mal gré de sortir du carcan de la malédiction spectrale télévisuelle déjà abordée par le Ringu et son remake américain.

Seulement, embourbé dans une espèce de sous-genre sis sur l’étroite frontière séparant le fantastique et le polar, La voix des morts ne parvient jamais à tirer profit de la matière qu’il aborde, préférant caresser plusieurs sous-intrigues simultanément. Défrichant à vau-l’eau le genre fantomatique (dont la production n’est pas en reste ces dernières années du Sixième sens de M. Night Shyamalan au Gothika de Kassovitz), le métrage s’engage sur une pléiade de pistes qui n’aboutissent jamais complètement. Des forces obscures qui nuisent au monde des vivants et insultent les aficionados de l’EVP aux délires précognitifs du héros qui connaissent par la suite un destin funeste, l’intrigue synthétise l’essentiel des conventions propres au genre et les intègre maladroitement au sein d’une histoire profondément mélodramatique régentée par les amours impossibles d’un humain fait de chair et d’os et d’une morte décidée, par un élan d’altruisme improbable, à établir le contact avec son ex-mari afin de sauver la vie de potentielles victimes, seul moyen de doter le métrage d’un semblant de rythme que le cinéaste réduit à néant l’instant suivant en s’essayant fébrilement et maladroitement à une mise en scène imitative (et par essence limitative) à celle de Shyamalan.

La voix des morts dégage une atmosphère très Ghost à peine saupoudrée de temps à autre de sursauts quelque peu poussifs en raison de son entêtement à ne pas explorer les mêmes sentiers visités par des classiques comme Poltergeist. De part en part, l’œuvre ne se cantonne qu’à réunir les poncifs du genre et à les répandre au sein d’une intrigue bordélique foncièrement incohérente. Reste, pour seule consolation, un Michael Keaton sous-exploité qui se rappelle néanmoins aux bons souvenirs des spectateurs avant de replonger de nouveau dans l’oubli…


Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



Récentes critiques

affiche du film
The Babysitter
2017
affiche du film
Ça
2017
affiche du film
The Black Room
2016
affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016
affiche du film
Wonder Woman
2017
affiche du film
Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
2017
affiche du film
The End
2016
affiche du film
Small Town Killers
2017

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage