Critique de film

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Les Visiteurs en Amérique

"Just visiting"
affiche du film

Le compte Thibault de Malfete (Jean Reno) et son serviteur André (Christian Clavier) se retrouvent à Chicago à notre époque après avoir ingurgité la potion d'un sorcier incompétent du douzième siècle. Confus et dépassés par leur curieuse fortune, ils rencontrent la descendante de Thibault, Julia Malfete (Christina Applegate) et son fiancé, le magouilleur Hunter (Matthew Ross). Nos deux compères réalisent bientôt que toute la descendance de Thibault, Julia incluse, risque de disparaître si ils ne regagnent pas leur époque d'origine. Armés de leur courage et de leur honneur, Thibault et André font des pieds et des mains pour se tirer de cette situation, non sans saboter quelques complots machiavéliques aux 12ième et 21ième siècles.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Les visiteurs en Amérique - Escale aux States
Par : Damien Taymans
Tags : Remake, Comédie

"Les visiteurs en Amérique", tout un programme. Sourd de cet intitulé la promesse d’un nouveau remake infamant puisant dans le registre comico-dramatique du cinéma français, comme l’étaient en leur temps The Man with One Red Shoe (refonte du Grand blond avec une chaussure noire), le refaisage de Trois hommes et un couffin par l’ancien Trekkie Leonard Nimoy, La cage aux folles brillantinée ou encore le récent The Dinner. L’attrait des prods US pour les succès aux box-offices étrangers pousse Gaumont à dévoyer l’oeuvre de Jean-Marie Poiré entre les gratte-ciel flamboyants de Chicago.

Dans cet énième essai d’américanisation d’oeuvres européennes, Jacquouille la fripouille devient André le Pâté tandis que messire Godefroid troque son patronyme pour celui du comte Thibaut VI. Evidemment, l’odyssée temporel et géographique entraînent une suite de gags anachroniques qui font se rencontrer les fiers destriers moyenâgeux et les taxis couleur pisse étatsuniens, un serf inféodé à son seigneur à une femme d’entretien salariée, un preux chevalier biberonné aux codes de l’honneur à un mari infidèle qui convoite le legs de son épouse. Et toute l’équipée médiévale de suivre les préceptes de la grande Amérique et de prôner la libération de l’individu, celle de la femme pour Reno, celle de sa condition d’esclave pour goûter aux joies de la liberté pour Clavier. Nais à l’extrême, ce remake se pare en outre de multiples effets en CGI pourri (transformations faciales, reconstitutions anatomiques, dragons et autres tours de passe-passe) pour la forme, histoire de snober l’homologue franchouillard et de prouver que, à défaut d’idées, on possède les moyens.

Pendant que les fétichistes se repassent en boucle sur Youtube les séquences d’adoration des pieds de Christina Applegate par Christian Clavier, le spectateur lambda se demande pourquoi la paire chère à Poiré est allé s’embarquer dans pareille aventure. Le rêve américain a décidément du plomb dans l’aile...


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