Critique de film

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Vierge chez les morts-vivants (Une)

"Une vierge chez les morts-vivants"
affiche du film

Christina doit se rendre dans le château dans lequel son père vivait. En effet, ce dernier est décédé et elle doit s'occuper de l'héritage et des formalités administratives... Arrivée sur place, elle rencontre sa famille, des personnes aux moeurs particulièrement intrigants.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Une vierge chez les morts-vivants - La « virginité » du cinéma est à jamais atteinte !
Par : Quentin Meignant
Tags : Zombies

Nous ne pensions pas cela possible mais Jess Franco a encore fait pire que L’abîme des Morts-Vivants et ce, dix ans auparavant ! Il a reçu pour cela l’aide d’un de ses médiocre acolytes, qui comme lui fait partie de la légende honteuse du cinéma, en la personne de Jean Rollin (Le lac des Morts-Vivants). Il faut bien dire que cette année-là, Jess Franco, l’homme aux 187 daubes, a eu un planning très chargé en navets et autres bouses. En un an, il est l’auteur (ou plutôt le coupable) de : « Tendre et perverse Emmanuelle », « Relax baby », « Los Ojos siniestros del doctor Orloff », « El Misterio del castillo rojo », « Maciste contre la reine des Amazones », « Les Gloutonnes », « Les avaleuses », « La comtesse noire » (version censurée des « Avaleuses »), « Al otro lado del espejo », et « Le journal intime d’une nymphomane ». Bref, une année et des titres qui résument bien toute la nullité du personnage et du réalisateur !

Encore mieux, Jess Franco interprète dans ce film le rôle de Basilio, homme à tout faire et débile profond ! Dans le fond, ce rôle lui va comme un gant et on dirait qu’il a fait ça toute sa vie ! A l’inverse, les autres acteurs ont dû être choisis au hasard dans l’annuaire tellement ils sont pitoyables ! La palme de la médiocrité étant décernée à Christina Von Blanc, actrice éphémère qui sombra corps et biens après quatre métrages de « qualité » égale ! Elle fait preuve dans ce film d’un amateurisme sans nom, se permettant même de lire ses dialogues cachés par terre lors d’une scène et donc oubliant de fixer son interlocuteur ! La plastique avantageuse de Von Blanc mais aussi et surtout de Nichols tente de venir au secours du film mais les scènes sont tellement ridicules qu’elles et leur physique sombrent rapidement dans les tréfonds du cinéma de genre !

Tout, absolument TOUT, est archi-mauvais dans ce film ! Les dialogues sont une fois de plus désastreux et l’on regrette bien vite la disparition du cinéma muet. Pire, Franco remet ça : on a l’impression d’assister aux répétitions d’un orchestre musical d’enfants de 6 mois ! Aucun instrument n’est épargné, surtout cette pauvre harpe sur laquelle Bruno Nichol (responsable des effets spéciaux et de la musique) s’est particulièrement acharné ! Tout ceci sans compter les vocalises dès que la Reine des Ténèbres apparaît, vocalises qui ne sont pas sans rappeler celles quand entendait dans « Les Chevaliers du Zodiaques » quand ils étaient battus ! Une bande-son complètement risible donc !

Revenons-en à Nichol car nous n’en avons pas fini avec lui ! Dans un film qui se promet gore et qui ne l’est déjà pas, on attend des rares scènes sanglantes qu’elles soient réussies ! On est bien loin du compte ici puisque Nichol nous gratifie de mercurochrome séché dans la seule scène qui aurait pu valoir la peine d’être vue, c’est-à-dire, celle du sein qui saigne ! Cette scène pseudo-lesbienne, comme beaucoup d’autres dans le film, n’est là que pour attirer un public qui aura tôt fait de couper sa télévision. Quant à la mise en scène et au scénario, c’est plus qu’un désastre, c’est une infamie ! Plan coupés, tremblants, ratés, nous en passons et des meilleures appuient un scénario sans queue ni tête ! Des zombies visiblement un peu nymphomanes qui parlent et qui sont dans cet état à cause d’une malédiction familiale visiblement provoquée par la Reine des Ténèbres (personne dont on ne comprend pas trop l’apport au film), avouons qu’on n’a jamais vu pire !

Ajoutons encore que Franco ose comparer un bête mare à nénuphars au légendaire Styx, et posons nous donc une question : pourquoi a-t-on laissé ce triste individu sévir encore et toujours ? Des cinéastes comme lui ne devraient pas exister et des cinéphiles comme nous ne devraient pas être obligés de subir de telles atrocités !


Critique de Une vierge chez les morts-vivants - Ni morts-vivants ni vierge
Par : Damien Taymans

Il n’est plus besoin de présenter Jess Franco, cet honnête artisan du bis horrifique français, légèrement porté vers l’érotisme sensuel. Autre nom aussi peu ronflant en France : celui de Jean Rollin qui a réussi à planter plus de navets dans le panorama cinématographique qu’un agriculteur n’y arriverait dans une multitude de champs. Une vierge chez les morts-vivants est l’occasion de voir les deux hommes travailler ensemble derrière la caméra. D’emblée, ça fait peur…

Pourtant, il n’y a pas de quoi avoir peur. Une vierge chez les morts-vivants se révèle être d’une telle platitude qu’aucune angoisse ne point à l’horizon. Prévenons d’abord le public mal renseigné : dans ce métrage, malgré le titre attractif, on ne retrouve ni morts-vivants, ni vierge (ou alors elle a échappé au loup à maintes reprises). La pauvre Christina se retrouve plongée au sein d’une famille composée d’idiots profonds (Franco excelle en ce domaine !) et de femmes lubriques. Mais pour autant inquiétants qu’ils soient a priori, les éléments de ladite famille n’amènent jamais le moindre effroi tant leurs prestations sont plates. Le scénario est d’un ennui mortel : Franco ne parvient pas à faire décoller son action et nous plonge dans un film au rythme digne de celui du Château des oliviers. L’intrigue mal ficelée reste cloisonnée dans un unique lieu et s’entête à garder comme arrière-plan ces personnages mal dépeints.

Au sein de ce brouillard, Franco tente d’intéresser le spectateur en insérant quelques éléments horrifiques trop ténus. Une femme mord le sein d’une autre (deux gouttes de sang et une entaille de la taille d’une pièce d’un cent), le débile tient dans sa main un bras coupé (réalisé en latex avec autant de réalisme que les créations de fête des mères d’un bambin de six ans). Cependant, on ne peut pas assurer que ces éléments plongent le film dans le désarroi le plus total puisqu’il y avait déjà sombré bien avant. Soyons honnête. Quel autre réalisateur aurait osé mettre en lumière une famille qui voue un culte à un grand phallus (véridique) ? Qui d’autre que Franco se serait emparé du rôle du débile sans sourciller ? Qui d’autre que lui pourrait mettre en scène en utilisant autant de zooms gerbants ?

Une vierge chez les morts vivants, intitulé également Christina, princesse de l’érotisme (titres que Franco détestent auxquels il préférait La nuit des étoiles filantes, c’est vous dire à quel point il est drogué), est encore pire que L’abîme des morts-vivants au niveau du traitement formel et n’est en rien rehaussé par son scénario quai inexistant.

Commentaires sur le film

0 etoiles

17 janvier 2017 à 00:01

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