Critique de film

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Vendredi 13

"Friday the 13th"
affiche du film

En 1957, un jeune garçon, prénommé Jason, mourut noyé au camps de Crystal Lake. L'année suivante, les deux personnes responsables du camps furent également tuées. L'endroit ferma mais il est réouvert par un jeune couple en 1980, le même jour anniversaire des autres meurtres. Lors de la préparation du camps pour l'été, les adolescents, employés par le couple, commencent à disparaître un par un...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Vendredi 13 - Les bases d’un mythe du samedi soir
Par : Chroniqueurs
Tags : Slasher

Vendredi 13 est l’instauration d’une série culte de films d’horreur. Une franchise horrifique donc extrêmement vénérée par les connaisseurs du genre et par les adolescents. Et même si tout le monde s’accorde sur la décadence progressive des films, le tout premier (réalisé en 1980) ne fait pas pâle figure.

L’histoire se situe au camp de vacances de Cristal Lake. Un camp qui, pour les habitants du coin, est frappé d’une malédiction. Meurtres, noyades, feux de forêt, il porte sur lui le Mal incarné et personne ne se risque à l’approcher. Pourtant, en 1980, il rouvre ses portes grâce à l’action d’un homme qui refuse de croire à ces histoires de fantômes.

Le film ne révolutionne pas le genre de l’horreur et il existe aussi bien meilleur que lui. Son tueur n’est pas légendaire, pas terrifiant, son histoire n’est pas novatrice ou originale. Il ne présente rien à prévu qui ne sorte des sentiers battus. Et pourtant, il faut reconnaître que Vendredi 13 possède une force. Une force qui vient de sa construction même, une construction certainement issue du réalisateur Sean S. Cunningham.
Vendredi 13 est sa première réalisation, il avait été tout de même par le passé producteur du très célèbre La dernière maison sur la gauche de Wes Craven.

Cunningham a parfaitement conscience que son histoire ne casse pas la baraque, loin de là. Des jeunes coincés dans un camp de vacances et décimés les uns après les autres par un tueur psychopathe dont nous ignorons l’identité. Ce n’est pas donc pas avec son histoire qu’il va captiver (encore qu’est présent une petite mythologie, très petite). C’est grâce à l’usage de sa caméra, du montage et surtout de l’espace scénique que Cunningham frappera fort.

En effet, il choisit de filmer les actes du tueur (et ce dès le début du film) à travers une caméra subjective. La caméra subjective permet de ne jamais dévoiler l’identité du dingue, mais également de partager sa folie meurtrière.

Durant toute la première partie du film, le réalisateur prend son temps (le temps est la clé dans les films d’horreur, il ne faut jamais se précipiter !). Il plante son décor, ses protagonistes. Des jeunes qui s’amusent, qui font des blagues, qui s’embrassent, font l’amour et se laissent aller à quelques jeux érotiques. On se place dans l’insouciance et au milieu des plaisirs de la jeunesse. L’amusement vient avant le travail, et les responsabilités passent bien souvent à la trappe.
On apprend donc à sa familiariser avec ces jeunes très sympathiques mais surtout à l’environnement du camp de vacances. Sa situation par rapport à la ville, sa taille, son espace, etc…

Des connaissances qui seront primordiales quand le piège se refermera sur nous. Et oui, car la nuit venue, quand la tempête s’abat sur Cristal Lake, c’est la fureur meurtrière qui se déchaîne également. Là, le réalisateur devient véritablement maître de l’ambiance. Certes, ses placements de caméra sont parfois très maladroits (il élargit volontairement son champ pour faire apparaître une fenêtre. Il est donc évident que l’action viendra de celle-ci). Mais tout de même, il gère très bien l’espace du camp. Ainsi, les jeunes, qui ne le connaissent pas encore, s’y perdent et deviennent des proies très faciles pour l’impitoyable tueur. La tension va croissante, l’étau se resserre, il ne semble y avoir aucune échappatoire. Et la grande peur qui reste concerne l’identité du fou qui zigouille à tour de bras. Qui fait tout ça ? A quoi ressemble t-il ? Serons-nous pétrie de terreur à la vue de son visage ? Cunningham entretient son suspense et il fait bien, car la révélation du serial killer gâche un peu tout. Version féminisée de l’Anthony Perkins de Psychose sans le charisme de ce dernier.

Vendredi 13 n’en reste pas moins un très bon film du samedi soir. Cunningham n’est pas un maître, mais il livre un film correct qui donnera quelques sursauts.


Critique de Vendredi 13 - Nos vacances au camp Crystal
Par : Samuel Tubez

Sorti juste après Halloween, Vendredi 13 est clairement un projet opportuniste qui n’a pas cherché une seconde l’originalité. Cependant, cela ne l’a pas empêché de faire un carton et d’engendrer jusqu’ici pas moins de neuf suites (sans compter les remakes et cross-over) ! Ce petit film indépendant est devenu une véritable institution et, quoiqu’on en dise, a marqué tous les amateurs de slashers et d’épouvante de manière indélébile.

Après une fermeture pour cause de tuerie, le camp Crystal Lake est rouvert pour le plus grand bonheur d’une bande de jeunes moniteurs venus s’y installer pour l’été. Mais les meurtres reprennent vite leur cours et l’assassin est bien décidé à ne pas laisser ces jeunes cons batifoler tranquillement dans son lac.

Vendredi 13 exploite donc les codes du slasher et situe son action dans un cadre identique à La baie sanglante de Mario Bava, l’un des films fondateur du genre. L’histoire est carrément anorexique et en plus, c’est donc du repompage. La réalisation de Cunningham n’a rien de véritablement innovante, les personnages sont de la vulgaire chair à canon et les meurtres s’enchaînent lentement devant le regard somnolant du spectateur. Qu’est-ce qui est donc en mesure de nous sortir de la torpeur ? Et bien les meurtres, justement. Bénéficiant de maquillages confectionnés par Tom Savini (qui travaillait là sur son 5ème film), ils sont presque le seul grand intérêt du film. On attend dès lors chaque crime avec impatience et l’on jubile devant chacun d’entre eux : double assassinat au couteau, égorgement, perforation de la gorge, hache dans la gueule, flèches plantées dans le corps ou encore décapitation, tous sont exécutés avec une habilité et un talent véritable. Du grand art ! Sans Tom Savini, Vendredi 13 aurait bien peu de saveur. Heureusement tout de même, il y a un deuxième grand point positif au long métrage : sa musique. Composée par Harry Manfredini (qui a également signé les scores de House et de Wishmaster), elle est devenue culte et s’avère terriblement obsédante durant la vision du film. « Tchi tchi tchi tchi tchi…Ah ah ah ah ah… », en réalité il s’agit de la phrase prononcée par Betsy Palmer dans le film : « Kill her, mammy, kill her » dont le musicien a repris le « Ki » de Kill et le « ma » de mammy. Passées dans les machines, ces deux syllabes résonneront effroyablement pour former le thème que l’on connaît tous aujourd’hui.

Mais j’en vois déjà qui s’indignent. « Quoi, c’est tout ?! Des maquillages sanglants du plus bel effet et une musique devenue culte, c’est tout ce qu’il y a retenir de Vendredi 13 ?! » Et bien pour moi, oui. « Mais hé ! Et Jason alors ?? » Et alors petit sacripant ?! Tu oublies que Jason ne commence à tuer que dans le deuxième épisode ! Soit tu n’as ni vu le film dont je te cause soit tu essaies de me tester comme ce blagueur d’encapuchonné qui se ballade dans le film de Wes Craven ! C’est bien sûr la môman du petit Jason qui agit ici et le fils n’apparaît que dans des flash-back où on le voit se noyer ainsi que dans un Jump Scare final. Son heure de gloire éclate à partir du second volet et il devient une véritable icône en arborant pour la première fois son fameux masque de hockey dans le troisième épisode. C’est à partir de là que Jason Voorhees devient culte. Et s’il a été interprété par pas moins de 7 comédiens différents, c’est bien l’impressionnant Kane Hodder (Prison, Leatherface, Wishmaster,…) qui campe le meilleur tueur de Crystal Lake qu’on ai pu voir jusqu’à présent. Depuis le numéro 7, il est Jason Voorhees et franchement, il est désormais difficile de voir quelqu’un d’autre s’accoutumer le rôle. Pourtant, depuis, on a déjà eu droit au cross-over avec Freddy ainsi qu’au remake produit par Michael Bay mais ça, c’est une autre histoire…

Très loin d’être un chef d’œuvre, le premier Vendredi 13 reste néanmoins un film culte et très réputé dans le milieu horrifique. Il a lancé une interminable franchise et, au fil des films, a attiré de plus en plus d’amateurs grâce à son inénarrable tueur au masque de hockey. Jason, les bains de minuit, le camp Crystal Lake, la machette en travers de la tronche,… si tout ça ne vous dit absolument rien, c’est que vous débarquez d’une autre planète !


Critique de Vendredi 13 - Dans le sillage de Carpenter
Par : Quentin Meignant

Dans l’écume sanglante qui a suivi les débuts du slasher, initiés par le fabuleux Halloween, la nuit des masques, Vendredi 13 débarque inopinément sur les écrans américains comme nombre de sous-productions de l’époque. Le succès est immédiat et l’œuvre de Sean S. Cunningham s’impose au box-office estival américain en 1980. Respectant à la lettre les codes du slasher (histoire de ne pas perturber un public assez malléable et habitué aux ressucées en tout genre), Vendredi 13 place le début de son action dans le camp Crystal Lake, en 1957. Deux moniteurs sont assassinés par un mystérieux tueur. 20 ans plus tard, le camp est réouvert malgré sa réputation de camp maudit, et bien que l’on n’ait jamais trouvé l’identité du meurtrier. Alors que les moniteurs et le nouveau propriétaire du camp de vacances s’affairent à le remettre en état avant l’arrivée de toute une colonie d’enfants, de nouveaux meurtres se produisent dans des circonstances pour le moins cruelles...

Dès le départ, Cunningham, créateur inspiré et producteur avisé (il s’est notamment occupé de la production de la production du fameux La Dernière Maison sur la Gauche, de Wes Craven, huit ans plus tôt), place de manière plutôt intelligente, mais convenue, les éléments de son intrigue, traitant Vendredi 13 comme une œuvre à la lisière du slasher, laissant aussi entrevoir des caractéristiques propres aux films policiers. Néanmoins prégnantes, les influences de l’œuvre de Carpenter se font rapidement sentir avec l’apparition de scènes d’un sadisme rarement vues à l’écran jusqu’alors, exécutées par un tueur rusant à l’envi. Pour ce faire, la recette est assez simple et Cunningham la respecte à la lettre, mettant en scène de grands adolescents totalement écervelés, ne pensant en général qu’au sexe, pris en chasse par un meurtrier fou aux crimes sanguinolents.

Classique dans sa mise en forme, Vendredi 13 se distingue néanmoins des nombreuses productions quasi identiques par le traitement particulier apporté à son assassin. Ce dernier reste en effet invisible, et son identité et ses motivations demeurent mystérieuses durant la majeure partie de l’ensemble. Vendredi 13 s’éloigne donc quelques peu de son modèle principal, Halloween, dans lequel Michael Myers avait tôt fait de venir inquiéter de visu les protagonistes. Novateur en ce point, le métrage l’est aussi grâce aux effets spéciaux de maquillage mis en place par Tom Savini, transformant certaines séquences en véritable boucherie réjouissante à souhait. Avec un épilogue digne des meilleurs vigilante movie, Cunningham parachève son œuvre de très belle manière, malgré quelques approximations scénaristique, jusqu’à un dénouement final complètement éberluant.

Suivant un schéma assez classique, Vendredi 13 se distingue néanmoins des slasher de son époque par une intrigue insoupçonnable jusque dans les dernières secondes. Certes pas toujours très inspiré, le métrage de Cunningham parvient néanmoins à être assez original que pour surprendre un minimum, le reste de son action donnant lieu à de fort belles scènes de meurtres.


Oeuvres liées :

Vendredi 13, chapitre 2 : Le tueur du vendredi (1981)
Vendredi 13, chapitre 3 (1982)
Vendredi 13, chapitre 4 : Chapitre final (1984)
Vendredi 13, chapitre 5 : Une nouvelle terreur (1985)
Vendredi 13, chapitre 6 : Jason le mort-vivant (1986)
Vendredi 13, chapitre 7 : Un nouveau défi (1988)
Vendredi 13, chapitre 8 : L'ultime retour (1989)
Vendredi 13, chapitre 9 : Jason va en enfer (1993)
Vendredi 13, chapitre 10 : Jason X (2001)
Freddy contre Jason (2003)

Commentaires sur le film

4 etoiles

Vendredi 13 est devenu un film incontournable du cinéma horrifique grâce à la capacité de Cunningham à créer une ambiance oppressante et lourde et un rythme bien cadencé qui font que ce film, qui manque quelque peu d’histoire, est efficace et amusant.

22 septembre 2008 à 15:09 | Par Haddonfield
Vendredi 13, 1980

3 etoiles

Le film est plutôt pas mal mais l’interprétation ou la direction d’acteurs laisse à désirer. Et comment croire que les jeunes gens qui restent se questionnent aussi peu sur la disparition de leurs compagnons ou compagnes, manifestent si peu d’inquiétude, jouent tranquillement au Monopoly ? Le réalisateur compte trop sur sa mise en scène pour créer l’angoisse, et pas assez sur ses interprètes (l’héroïne, la survivante, est particulièrement mauvaise actrice dans l’expression de la terreur).
La musique, en effet, est très bien. On sent parfois l’influence de Bernard Herrmann et c’est une très bonne référence.

10 octobre 2016 à 12:10 | Par proulx

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