Critique de film

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Vendredi 13, chapitre 3: Le Tueur du Vendredi II

"Friday the 13th part III"
affiche du film

Un bel été de rêve au Camp Crystal Lake tourne au cauchemar et plonge à nouveau dans une indicible terreur un groupe de jeunes vacanciers insouciants. Ignorant le passé sanglant du camp, ils sont victimes les uns après les autres de Jason qui, dans sa démence, les traques inlassablement.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Vendredi 13, chapitre 3 - Jason contre-attaque
Par : Seb Lecocq
Tags : Slasher

Après un très bon deuxième épisode, Jason est de retour dans un troisième opus un peu inférieur mais toujours mis en boite par Steve Miner, déjà en poste sur le précédent film. Cette fois, Miner voit les choses en grand et délaisse le format 1.85 pour passer au cinémascope. Et oui rien que ça, il se met sur son 31 pour shooter le film qui intronise vraiment Jason comme la seule et unique star de la série. Si notre boogeyman préféré se cherchait encore dans Le Tueur du Vendredi en adoptant à tâtons un déguisement pour le moins singulier, cette fois il a trouvé son identité, l’accessoire qui va le définir et l’inscrire dans l’histoire du cinéma d’horreur : son fameux masque de hockey. Masque presque neuf pour le moment mais qui va finir par subir les pires outrages au fil de la saga.

Mais, trève de préliminaires, concentrons nous sur ce métrage qui porte l’étiquette de Tueur du Vendredi II alors que c’est bien le troisième film mettant en scène la famille Voorhees. Allez comprendre… encore un grand mystère de la nature qui restera à jamais insondable (comme les déplacements en troupeaux des gonzesses vers les waters ou encore les bienfaits de la téléréalité). Alors que le deuxième film débutait par un bref résumé de l’épisode précédent, celui-ci nous balance en guise d’apéritif rien de moins que les dix dernières minutes du dernier épisode. Les mauvaises langues crieront à l’arnaque mais que nenni, il faut voir cela comme un acte de philanthropie de la part de l’équipe de ce film. Pour éviter de faire payer une entrée, un achat ou une location de cassette vidéo (ben oui les dvd n’existaient pas à l’époque) au spectateur qui aurait manqué un épisode, Steve Miner leur permet de prendre le train en marche en étant au courant de tous les tenants et aboutissants. Un acte totalement désintéressé donc. Puis si ça peut faire gagner quelques jours de tournages c’est tout benef’ moi je dis !

Avant de rentrer dans le vif du sujet, place à l’habituelle quarantaine de minutes d’exposition nous présentant les futures victimes. Comme d’habitude, on retrouve les jeunes Américains délurés assoiffés de sexe et d’alcool, les jeunes fougueux désireux de se lancer dans l’aventure, façon Koh-Lanta version Arte. Mais cette fois-ci les scénaristes ont offert un petit plaisir à Jason en lui offrant sur un plateau d’argent un couple de véritables hippies made in Woodstock 69. Un petit geste certes mais que le trisomique masqué saura apprécier à sa juste valeur.

Ce troisième volet permet aux scénaristes de se mettre au point vis-à-vis de la franchise en arborant tous les préceptes scénaristiques du film avec des djeuns pour les djeuns. Les premiers mots de nos jeunes zazous ne sont autres que « sexe » et « filles ». Voila ça c’est fait, alea jacta est, plus aucun doute ne plane sur le funeste destin de nos malheureux insouciants. De même les hippies nous sont présentés via une scène non évidée d’humour, un joint grand comme une machette au bec. Il faut savoir que la fumée de ces barbecues faits maison attire Jason aussi sûrement que la carotte attire le lapin. Dès lors, le serviteur sanguinolent débarque. Toute cette attente pour enfin déboucher sur ce que vous attendez tous : les scènes de meurtres. Elles sont plus nombreuses que dans le second opus et aussi plus « élaborées ». En effet, on commence à voir apparaître le coté too much des méfaits de Jason. Alors que jusqu’ici il restait relativement sobre, cette fois il passe la seconde et démontre sa force surhumaine lors de meurtres un peu plus cartoonesques. Exit la machette pour s’attaquer à la racaille…, pardon à la jeunesse, à main nues démontrant son habileté à broyer un crâne, éjecter un œil ou plier un corps humain comme la ménagère un vulgaire t-shirt. C’est qu’il a de la force dans les mimines le petiot, il a dû être bien sage et manger tous les bols de soupe préparés par maman. Hormis ses quelques excentricités, il reste fidèle à son arme fétiche pour trois méfaits. Pour le reste on trouve en vrac, un hachoir, un harpon, une aiguille à tricoter, un tisonnier chauffé a blanc, j’en passe et des meilleurs.

Même si Jason n’est pas entièrement défini en tant que personnage, on le voit courir et même effectuer un magnifique saut de cabri pour éviter une voiture. En somme, le tueur masqué prend définitivement les rennes de la saga pour ne plus les lâcher. On regrette juste l’interprétation moyenne de Richard Brooker, pas très à l’aise sous le masque mais qui assure la transition jusqu’à ce que Kane Hooder, LE Jason emblématique ne prenne les choses en main.

A l’image des tâtonnements du meurtrier légendaire qui trouve doucement ses marques, le troisième épisode se situe un cran en-dessous du précédent. Accusant un rythme moins soutenu, ce troisième opus souffre d’un partie d’exposition un peu longuette. A noter que cet épisode a été tourner en vue d’une diffusion en 3D, ce qui explique certains effets de mise en scène assez abscons lors de quelques plans. Un épisode honnête qui s’insère parfaitement dans la série et permet à Jason, via des meurtres bien troussés, de renforcer son coté iconique.


Critique de Vendredi 13 : Chapitre 3 - Miner livre une oeuvre majeure
Par : Quentin Meignant

Un peu plus d’un an après la sortie de Vendredi 13 - Chapitre 2 : Le Tueur du Vendredi, Steve Miner reprit du collier et s’attela à la réalisation de Vendredi 13 : meurtres en 3D, alias Vendredi 13 – Chapitre 3 : Le Tueur du Vendredi II. Confirmant donc son intérêt (ainsi que celui du public) pour la franchise, le cinéaste devait donc tenter de faire oublier sa décevante première séquelle, située à mille lieue de la qualité de l’œuvre de Sean S. Cunningham. Malgré tout, Vendredi 13 Part 3 se devait de reprendre les éléments qui avaient fait le succès commercial des deux premiers volets, à savoir ceux du slasher de base. Un été de rêve au Camp Crystal Lake tourne au cauchemar et plonge à nouveau dans une indicible terreur un groupe de jeunes vacanciers insouciants. Ignorant le passé sanglant du camp, ils sont victimes les uns après les autres de Jason qui, dans sa démence, les traques inlassablement. Ce dernier s’en prend aussi à un groupe de motards.

Reprenant une nouvelle fois la vision archétypale qui était la sienne lors du second volet, Steve Miner procède une nouvelle fois à l’élaboration d’un flash-back qui, cette fois, en plus d’être d’une mollesse à toute épreuve, est d’une longueur indicible (plus de cinq minutes). Ce rappel nauséabond et inutile, sorte de gain de temps, se voit encore renforcé dans sa faiblesse par déroulement d’un générique au score rébarbatif au possible, mêlant influences disco et synthé, plaçant l’ensemble dans un espèce de carcan zeddard. Néanmoins, ces premières mauvaises impressions laissent rapidement place à l’hilarité la plus totale lors de la présentation des premiers personnages, hauts en couleurs et particulièrement savoureux. Ainsi, entre la survivante du second opus (nouveau miracle scénaristique) qui semble avoir acquis une dimension supplémentaire et une mamy limite redneck au verbe plus que réjouissant, l’œuvre se dote d’un côté humoristique seulement entraperçu jusqu’alors.

Les dialogues lourdingues des deux premiers volets laissant place à une véritable recherche verbiale, Steve Miner se permet de dérouler son action entre bons mots et séquences loufoques. Vendredi 13 Part 3 acquiert donc un statut relativement différent par rapport à ses prédécesseurs, ce qui permet au cinéaste de souligner moins grossièrement qu’à son habitude les séquences gores et d’action. Jason profite d’ailleurs de cette espèce de cure de jouvence qui lui permet un développement totalement différent, ce dernier s’érigeant petit à petit en héros du meurtre. Changeant par ailleurs son apparence (avec l’apparition du célèbre masque de hockey qui fit une partie de l’originalité de la franchise), Miner n’éprouve aucun mal à rendre son héros meurtrier plus humain et agréable qu’à l’habitude. Cette nouvelle dimension étant acquise avant la moitié du métrage, Vorhees n’éprouve aucun mal à semer la zizanie dans une bande emplie de rythme et d’effets sanguinolents du plus bel effet, le responsable des effets de maquillage, Carl Fullerton, changeant diamétralement sa façon de procéder.

Ode au slasher délirant, Vendredi 13 : Le Tueur du Vendredi II semble offrir une seconde jeunesse à Jason Vorhees qui, sur le seul second opus, était parvenu à se rendre détestable. Drôle et rythmé, le second apport de Steve Miner à la saga constitue sans doute le meilleur épisode d’une série qui, après celui-ci, débutera une longue descente aux enfers.


Oeuvres liées :


Vendredi 13, chapitre 2 : Le tueur du vendredi (1981)
Vendredi 13, chapitre 4 : Chapitre final (1984)
Vendredi 13, chapitre 5 : Une nouvelle terreur (1985)
Vendredi 13, chapitre 6 : Jason le mort-vivant (1986)
Vendredi 13, chapitre 7 : Un nouveau défi (1988)
Vendredi 13, chapitre 8 : L'ultime retour (1989)
Vendredi 13, chapitre 9 : Jason va en enfer (1993)
Vendredi 13, chapitre 10 : Jason X (2001)
Freddy contre Jason (2003)

Commentaires sur le film

vendredi 13

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

daube Daube !

vendredi 13 le dernier a etre sortie est un film qui ma tromatisé . la meilleur scene est la celui avec sa mere ou elle se fait tranché la tete. je le conseill mais pas au moi ns de 13 ans

8 mars 2009 à 16:03

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