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Vendredi 13, Chapitre 4 : Chapitre Final

"Friday the 13th : The Final chapter"
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Les critiques à propos de ce film

Critique de Vendredi 13, Chapitre 4 : Chapitre Final - Et ça continue, encore et encore...
Par : Romain Mollet
Tags : Slasher

Après deux excellents premiers opus (je tiendrais presque à dire que le second de Steve Miner surpasse le premier) et un troisième épisode sympathique, mais impossible à voir en 3D (jusqu’au coffret prévu l’année prochaine, parait-il !), notre boogeyman préféré Jason Vorhees s’en donne à coeur joie dans cette suite réalisée par Joseph Zito (putain, il a le même nom que toi ! - ndlr) (Invasion USA, pour les fans de Dieu Chuck), l’une des plus efficaces d’une saga qui commence à tourner en rond.

Après le massacre général orchestré près de Crystal Lake, le corps de Jason est emmené à la morgue, où il est gardé par des médecins légistes qui pensent à tout autre chose, comme beaucoup de protagonistes d’ailleurs. Mais à peine a-t-il le temps d’être "installé" qu’il s’empare d’outils chirurgicaux et massacre les deux inconscients.
Et comme d’habitude, il retourne à Crystal Lake, son lieu de villégiature préféré, où il pourra décimer une nouvelle bande de jeunes, venue s’installer non loin de la maison des Lister. Dans cette demeure vit une charmante famille, dans laquelle se trouve Tommy, gamin geek avant l’heure, qui passe son temps à se confectionner des masques d’horreur.
Du côté des jeunes, une ribambelle de clichés : ça baise, ça boit, ça fait des bains de minuit, et surtout, ça commence à se faire démembrer...

Ce sont ces meurtres qui font partie des charmes de l’opus, puisqu’ils sont orchestrés par Tom Savini, à l’instar de l’original. On assiste donc à un défilé graphique assez gore et toujours inventif, avec l’utilisation de machettes, scie chirurgicale (culte !) et autres armes blanches, prêtes à transpercer de bas en haut de jeunes acteurs inconnus, parmi lesquels se démarque le surdoué Crispin Glover, futur George McFly de Retour vers le Futur. L’autre atout majeur du film, c’est la direction insoupçonnée qu’il prend : il marque en effet la première apparition de Tommy Lister, que l’on retrouvera dans les deux opus suivants (on en reparlera), joué de façon surprenante par Corey Feldman. Ce dernier est en effet épatant lors du dernier quart d’heure final où il passe du statut de petit détective à celui d’adversaire de Jason, qui en prend pas mal dans la gueule durant ce laps de temps (notamment une TV !). Une fin violente, sombre et déroutante, qui a pourtant pour principal but de nous dévoiler le nouveau visage d’un Jason méconnaissable et traumatisant. Un nouveau symbole mythique pour celui qui se cache pour l’éternité derrière un masque de hockey.

Un quatrième film qui, s’il ne casse pas trois pattes à un canard, a le mérite d’être encore regardable par rapport à certains des opus qui suivent. Car malgré tout, l’aspect old school de ce slasher résiste et parvient encore à procurer quelques plaisirs (sadiques) pour le fan avide d’hémoglobine. Pour faire court : pas mémorable, mais efficace.


Critique de Vendredi 13 : Chapitre 4 - Savini le sauveur
Par : Quentin Meignant

Intitulé Vendredi 13 – Chapitre 4 : Chapitre Final, le quatrième opus de la saga devait sans doute être le dernier si les producteurs n’avaient pas décidé par la suite de remettre un couvert sali par les aléas scénaristiques et scéniques de tâcherons indignes de Jason Vorhees. Alors que Steve Miner avait montré une belle marge de progression suite à l’excellent Vendredi 13 Chapitre 3, le cinéaste délaissa le tueur qui lança sa carrière pour s’occuper de la longue production de la saga qui allait le confirmer en tant que réal bis, la comédie horrifique House. Dès lors, Frank Mancuso Jr., producteur de la saga Vendredi 13, nomma Joseph Zito pour reprendre les rennes d’une franchise montant tout doucement en puissance. Bisseur devant l’éternel, le réal s’était distingué trois ans plus tôt par l’élaboration de l’agréable Rosemary’s Killer. Achevé dans l’opus précédant, Jason, que l’on croit mort, s’échappe de la morgue. Une famille s’installe dans leur maison de vacances, les enfants Trish et Tommy font connaissance avec Rob, un campeur. Or, Rob raconte à Trish qu’il est là pour venger sa sœur que Jason avait tuée, car il sait que Jason est revenu à Crystal Lake.

Grande habitude de la saga, le métrage mis en scène par Joseph Zito commence bien entendu par un flash-back mêlant des scènes des opus précédents dans le but de dresser un portrait sanglant du meurtrier Jason Vorhees. Cette entame pas vraiment inspirée, ayant néanmoins le mérite de rappeler la mythologie mise en place lors des trois premiers volets, est suivie par une nouvelle justification scénaristique un brin bancale expliquant Jason a survécu au final de Vendredi 13 : Chapitre 3. ceci est suivi par la présentation de personnages archétypaux bien moins drôles que dans l’épisode précédent dans des séquences bien moins agréables à suivre… jusqu’à une scène sexy où plane déjà l’ombre de Jason Vorhees. Malsaine au possible, cette séquence place le métrage sur les bons rails.

A ce titre, le retour de Tom Savini se fait rapidement sentir par l’entremise de meurtres bien plus violents graphiquement que ceux mis en plus par Carl Fullerton dans les deuxième et troisième épisodes. Le maquilleur, plus en forme que jamais, livre une copie plus que parfaite, tranchant carrément avec une intrigue plutôt molle. Zito se repose d’ailleurs sur l’artiste, laissant petit à petit, moins de place à la mythologie de Jason et aux bons mots des protagonistes moins en forme verbalement parlant que dans le deuxième apport de Miner. Ce manque d’attrait tant scénique que scénaristique permettent néanmoins à un jeune comédien de s’affirmer, en la personne de Corey Feldman. Déjà star au petit écran (Madame est servie), l’acteur laisse entrevoir d’indéniables dispositions pour le cinéma de genre et illumine de sda présence la dernière partie de la pellicule.

Dès lors, si Vendredi 13 Part 4 ne constitue guère un must au sein de la saga, sa violence graphique et la naissance de ce que l’on peut considérer comme un nouveau psychopathe s’avèrent être d’excellentes surprises. Si Joseph Zito était parvenu à rendre son contenu un peu plus palpitant, il aurait sans doute livré l’œuvre phare de la franchise.


Oeuvres liées :


Vendredi 13, chapitre 2 : Le tueur du vendredi (1981)
Vendredi 13, chapitre 3 (1982)
Vendredi 13, chapitre 5 : Une nouvelle terreur (1985)
Vendredi 13, chapitre 6 : Jason le mort-vivant (1986)
Vendredi 13, chapitre 7 : Un nouveau défi (1988)
Vendredi 13, chapitre 8 : L'ultime retour (1989)
Vendredi 13, chapitre 9 : Jason va en enfer (1993)
Vendredi 13, chapitre 10 : Jason X (2001)
Freddy contre Jason (2003)

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