Critique de film

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Vampire Academy

"Vampire Academy"
affiche du film

Rose et Lissa ont toujours été inséparables. Elles pourraient être comme toutes les jeunes filles de leur âge, mais Lissa est une princesse vampire Moroï que Rose est chargée de protéger. Pour avoir fugué de l’académie, les deux amies sont punies et Rose est désormais surveillée par le très strict Dimitri. Sa condition devient encore plus compliquée à gérer lorsque son attirance pour son mentor grandit… Alors que Lissa hésite à assumer ses fonctions royales, ses ennemis préparent dans l’ombre un plan pour la détruire et éteindre sa lignée…

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Trailer - Vampire Academy (2014)
Par : Samuel Tubez

Les critiques à propos de ce film

Critique de Vampire University - Manque de mordant
Par : Damien Taymans

Décidément, la bit-lit, cette "littérature mordante" à base de romances vampiriques, a le vent en poupe depuis les frasques romanesques d’une certaine Stephenie Meyer. Depuis, on a été à peine ensorcelés par Sortilège, nos pensées ont erré au gré du parcours chaotique des Ames vagabondes, on a des opinions convergeant toutes vers le nanar en ce qui concerne Divergente et, disons-le tout net, on cherche encore après les Sublimes créatures promises. Bref, si ce savant mélange de fantastique et d’eau de rose fait de plus en plus de mordus, la transition à l’écran s’avère nettement moins excitante. Vampire Academy, incombant à Mark Waters, l’un des plus fins limiers des amours adulescentes (Lolita malgré moi, Freaky Friday dans la peau de ma mère), allait-il faire preuve de davantage de sagesse que ses prédécesseurs et se montrer plus incisif que ces prods édentées ?

Presque, à quelques coups de canine près. Car avec ses allures de meting-pot entre les univers d’Harry Potter (pour le côté lutte des clans au sein de l’académie) et Twilight (des vampires liftés si éloignés de l’image véhiculée par cent années de cinéma et deux cents de littérature), Vampire Academy s’illustre dans un territoire connu, comptant autant de détracteurs que d’admirateurs, et ne peut s’affranchir totalement d’un certain décalquage forcément préjudiciable. L’entame même du récit nous ramène aux introductions du sorcier binoclard qui vivotait dans le monde réel avant de retrouver ses repères dans le repaire de Poudlard. L’antienne est ici à peine dissonante, les deux vampirettes sillonnant les Etats-Unis en tant que fugueuses et ne désirant rien de moins que de retrouver leurs acolytes à quenottes. Il faut dire que le domaine qui les abrite est une vraie prison de verre : un parc qui s’étend à perte de vue, des installations confortables et une pléiade d’éphèbes endimanchés qui tortillent du croupion sitôt que la Reine tient colloque. Nul mot sur l’organisation oligarchique dans les rangs des suceurs de sang ni sur l’impossibilité de cohabitation entre les différentes races (Moroï, Strigoï et Dhampir).

Waters privilégie à ces considérations organisationnelles la poursuite d’un récit plutôt alambiqué et rempli de louvoiements scénaristiques permettant à chacune des créatures de connaître sa propre romance elle-même composée de phases d’amours et de désamours. Pour mieux se défaire de l’imagerie d’un certain Twilight, raillé à tout bout de champ, Vampire Academy nappe ces historiettes, fourrées de guimauve et de mièvrerie, de quelques pincées de lubricité et dune grosse louche de second degré, asséné la plupart du temps par la pétillante Zoey Deutch. Ces atermoiements rythment un récit aux enjeux pauvrets et permettent à Waters de dresser un portrait au vitriol de cette adolescence pervertie par les tentations du monde extérieur ("Je t’en supplie, dis-moi ce qu’est un hash-tag") et par le pouvoir de la popularité auquel ne déroge aucun établissement ricain, pas même dans le monde des suceurs de sang.

Un cynisme qui élève cet opus bit-litesque un poil au-dessus de ses congénères et s’avère salvateur en regard de séquences de combats mollement menées, d’une mise en scène trop académique et d’un univers déjà trop familier. Espérons que le second volet possèdera davantage de mordant...


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