Critique de film

Masters of Horror 2 - V comme Vampire

"The V Word"
affiche du film
  • Genre : Horreur – Vampires
  • Année de production : 2007
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Ernest Dickerson
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 59 minutes
  • Scénariste : Mick Garris
  • Musique : Mike Beckett, Jenifer Ross
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  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Arjay Smith, Branden Nadon, Michael Ironside, Linda Boyd, Jodelle Ferland, Keith D. Humphrey, Terry D. Stevens.
  • Récompenses : Aucune

Deux adolescents entrés par effraction dans une morgue se trouvent soudainement confrontés à un vampire. Tout s'enchaîne, un funeste destin les attend...

Les critiques à propos de ce film

V comme Vampire (MOH2) - V comme Vraiment agréable....
Par : Quentin Meignant


Ernest Dickerson, qui s’est signalé par le seul Bones, est réalisateur de séries. Peut-être est-ce ce qui a convaincu Mick Garris d’employer cet inconnu du petit monde de l’Horreur. Nous pouvons dès lors écrire que l’ami Mick a été bien inspiré (mieux que pour ses propres films oserait-on dire) car le film de Dickerson, sans être spécialement brillant, vaut le détour !

Un détour qui s’avère mortel pour nos jeunes héros, adolescents tout ce qu’il y a de plus normaux. Le scénario, signé Mick Garris, est assez lent à démarrer mais nous offre néanmoins quelques bons moments d’émotions et de gore. Tout avait pourtant débuté sur un mode mineur, très mineur même : trame hyper classique, dialogues d’une vulgarité repoussante et rien à se mettre sous la dent durant les 20 premières minutes. Nous ne saurions dire combien de fois nous avons entendu « putain » ou « merde » durant ce laps de temps mais nous pouvons affirmer qu’on arrive bien à la trentaine de fois, ce qui nous a horripilé au plus haut point.

Nous n’avons rien contre une certaine grossièreté à condition qu’elle soit employée à bon escient et qu’elle ne soit pas là juste pour attirer le jeune public. Tout juste peut-on relever au cours des 20 minutes initiales une critique plutôt molle des jeunes accros aux jeux vidéos avec la morale suivante : « ne pas confondre jeux-vidéos et réalité ». Morale grotesque s’il en est et on attend mieux de quelqu’un qui est repris dans les Maîtres de l’horreur.

Mais voilà, après 20 minutes de médiocrité, le film change clairement de direction et l’impulsion donnée par la mort de Kerry offre au métrage une deuxième chance. Dickerson sort alors le grand jeu : rien ne nous est épargné au point de vue gore. Les effets spéciaux sont d’une incroyable efficacité comme le prouvent les scènes d’égorgement d’un réalisme à faire peur. Nous assistons alors aux tiraillements psychologiques du jeune Justin : devenir vampire ou mourir de faim, tel est son destin.

Le cheminement intérieur du jeune homme est brillamment mis en scène par l’ami Ernest. Une vision rouge des êtres humains pour marquer la faim dont souffre Justin et une petite voix pour l’empêcher de devenir vampire, telles sont les clés de la réussite de ce métrage. La scène du combat contre Mr. Chaney est réellement palpitante et nous en met plein la vue. Quant au dénouement qui annonce le choix de Justin, il fait froid dans le dos et est d’une grande efficacité ! Les acteurs sont une nouvelle fois au rendez-vous pour donner le meilleur d’eux-mêmes.

Malgré le fait qu’ils ne sont peut-être pas les plus doués de leur génération, Arjay Smith et Branden Nadon s’en sortent à merveille dans leurs rôles respectifs. Un duo de choc épaulé par le brave Michael Ironside qui, une fois de plus, nous ravit complètement dans ce rôle de vapire ex-pédophile. Il est aussi à noter que ce métrage constitue un sympathique clin d’oeil et un vibrant hommage à tous les autres films du genre et plus particulièrement à Dracula de Tod Browning, film légendaire dont nous pouvons entrevoir quelques extraits dans l’oeuvre de Dickerson.

Un hommage réussi donc qui, après un bien mauvais début, constitue un agréable divertissement à consommer sans modération.

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