Critique de film

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Urban Cannibals

"The Ghouls"
affiche du film

Cameraman indépendant, Eric Hayes filme tout ce qui se présente de sulfureux, dans l'espoir de le vendre très cher à une grande chaîne de télévision. Meurtres, passages à tabac, suicides...Une réalité brutale, effroyable, que sa nouvelle découverte dépasse de très loin en horreur. Dans une rue sordide de Los Angeles, il tombe sur trois hommes dévorant la chair d'une femme. Un dantesque festin cannibale. Traumatisé, le cameraman poursuit néanmoins son enquête et s'engage dans un monde souterrain, refuge d'une communauté dont les instincts remontent à la nuit des temps...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Urban Cannibals - Les médias comme on ne les a jamais vus...
Par : Quentin Meignant
Tags : Cannibales

Urban cannibals, alias The Ghouls, fait typiquement partie des œuvres que l’on ne peut qu’adorer ou détester. Chad Ferrin, réalisateur de séries Z lourdingues, en était conscient mais au vu de sa carrière plutôt minable, il a tenté le tout pour le tout (se disant sans doute que deux baffes valent mieux qu’une !).

Celui qui a travaillé comme assistant de production sur Hellraiser Bloodline et Halloween 666 ne bénéficiait strictement d’aucun moyen puisque c’est lui-même et son acteur principal, Timothy Muskatell, qui produisirent le tout, sous le couvert d’une société de production répondant au doux nom de Crappy World Films. Cette dernière produisit d’ailleurs aussi deux autres pseudo-films d’horreur de Ferrin.

Le manque moyen se fait donc sentir dès les premieres images mais, pour camoufler tout ça, Ferrin a la bonne idée de tourner son film sous forme quasi documentaire comme l’avait fait Deodato avec Cannibal Holocaust. Ca fait donc une référence pour un réalisateur qui n’a jamais rien fait mais, soyons clair, son espèce de réality-show ressemble plus à un film de boules de Snoop Dogg qu’à l’œuvre mythique du réalisateur italien.

Les gros plans sur tout ce qu’il y a de mauvais (bouteilles d’alcool, cigarettes et même crack et cocaïne) sont incroyablements dérangeants d’emblée. On ne sait trop ce que Ferrin a voulu souligner par ces images mais cela ressemble fortement à une pub pour un label du genre « Fous ta vie en l’air, tu seras plus fun ! »

Ce qui parvient à bien foutre en l’air aussi est cette musique lancinante qui nous est assénée de manière complètement sauvage par un acharné du saxophone. Cela ne ressemble clairement à rien et, pire, cela donne envie d’en rester là avec le film.

Le pire est encore à venir avec les cannibales. La définition de ce terme est, selon le Larousse, humaine qui mange de la viande humaine, synonyme d’anthropophage. Or, dans le film qui nous occupe ici, ces « dévoreurs » vivants dans les souterrains n’ont rien d’humain et ressemblent plus à des animaux sauvages ou aux vampires-zombifiés de Je suis une légende (la qualité en moins bien sûr !).

Bref, nos esprits de puristes et de fans du genre sont totalement bouleversés par ces erreurs ridicules qui devraient rayer un pitre comme Ferrin de la carte du cinéma de genre. De ce point de vue-là, le monsieur ferait bien de retourner à ses études.

Par contre, là où le bonhomme excelle, c’est au point de vue du gore. Le nombre de scènes choquantes n’est certes pas très élevé (budget oblige !) mais ce qui est fait est réellement bien fait. Ainsi, ce cadavre à qui il manque les jambes paraît particulièrement réaliste.

La séquence gore la plus efficace arrive quand Hayes retrouve son ami dans les souterrains. Ce dernier a un crochet planté dans le dos et les cannibales ont déjà mangé toute sa peau (personnellement, je commence toujours par faire ça quand je mange un poulet) ! Et là, Ferrin s’est donné à fond pour nous offrir des effets incroyablement réussis. C’est à la limite de la nausée que l’on sort de cette scène pour se diriger vers un autre choc.

Celui-ci réside en un véritable carnage où Hayes massacre tous les cannibales à coups de revolver, ce qui n’est pas sans rappeler, dans une moindre mesure bien sûr, Cannibal Holocaust. Le héros tue femmes et nouveaux-nés sans aucun remords et abat même de sang froid des cannibales le suppliant de les laisser en vie.

La fin est, quant à elle, hors du commun ! Notre héros retrouve la caméra qu’un trisomique lui avait bêtement volé pour tourner un film ultra-violent. Ce mini-film, tourné par une personne handicapée qui commet des méfaits, est tout simplement dérangeant et nous met face aux dérives de la télé-réalité et autres snuffs.

Bref, Chad Ferrin s’en sort avec les honneurs. Même s’il est loin d’être le film du siècle, Urban Cannibals est parvenu, malgré son microscopique budget de 9000 dollars, à nous faire réfléchir activement sur une problématique intéressante tout en nous bombardant d’images bien crues. C’est déjà mieux que rien…

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