Critique de film

pub

Under the Skin

"Under the Skin"
affiche du film

Une extraterrestre débarque sur Terre, prend l'apparence d'une séduisante jeune femme et part ainsi en quête de proies humaines forcément sensibles à son sex-appeal...

pub


Trailer - Under the Skin (2014)
Par : Samuel Tubez

Les critiques à propos de ce film

Critique de Under The Skin - L’homme est une proie comme les autres...
Par : Alan Deprez (Vivadavidlynch)
Tags : Extra-terrestres

A première vue, le pitch d’Under The Skin, adapté du roman éponyme de Michel Faber, présente des similarités troublantes avec la trame générale de La mutante (Species, 1995) - une extraterrestre débarque sur Terre pour traquer la gent masculine -, sauf que leur traitement diffère en tout point. Et pour cause, aux outrances, à la patine de B movie et à la démesure du blockbuster de Roger Donaldson, Jonathan Glazer - clippeur doué (pour Blur, Massive Attack, …) et auteur des excellents Sexy Beast et Birth - préfère le silence, l’expérimentation, l’abstraction et une filiation tangible avec l’Art Contemporain.

C’est bien simple : Under The Skin voit sa radicalité et son audace conceptuelle, frôlant par instants le minimalisme abscons, l’emporter vers ce que serait un thriller de sci-fi réalisé par Kenneth Anger (la fascination homoérotique en moins). Plus curieux, cette épure formelle - mais néanmoins stylisée - est contrebalancée par le cadre du film : l’Écosse et son défilé de personnages plus vrais que nature (pour la plupart non professionnels), que n’auraient pas reniés des cinéastes au fort ancrage social comme Mike Leigh ou Ken Loach. Les paysages écossais offrent un brillant contraste à l’argument science-fictionnel du film et à son look glacé, pour lesquels on n’imagine pas forcément comme décors les faubourgs de Glasgow, le Château de Tantallon dans l’East Lothian (il accueille des scènes intimistes assez réussies) ou la nature sauvage des Highlands (la vallée de Glencoe est visuellement à tomber).

Jonathan Glazer : « L’idée de prendre une star hollywoodienne et de l’emmener dans le monde réel et pas sur un plateau de cinéma est ce qui m’intéressait le plus. L’incongruité d’immerger Scarlett Johansson dans la faune de Glasgow faisait que l’on était déjà en territoire alien ! »
Ce point de friction entre deux univers à priori antagonistes - la S-F minimaliste et les couches populaires écossaises - concourt à l’étrangeté du film, qui atteint son climax durant la rencontre entre un authentique « freak » (Adam Pearson, atteint de neurofibromatose depuis la naissance et au visage déformé par les tumeurs - pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du Guardian) et l’extraterrestre sexy (Scarlett Johansson), qui finira par l’épargner. Évoluant dans ce microcosme, accompagnée des accords dissonants de Mica Levi (du groupe pop Micachu and the Shapes), Scarlett Johansson fait figure de prédatrice extraterrestre idéale, à qui elle prête ses traits troublants et sa plastique séduisante. La star, épousant avec brio le spleen et la remise en question progressive de la tueuse alien, prend d’ailleurs le risque de la nudité « full frontal ».

Jonathan Glazer : « Scarlett éprouvait l’envie de tenter quelque chose de risqué et elle s’y est jetée corps et âme. Ce n’est pas la Scarlett Johansson que l’on peut voir dans les magazines de mode, mais une actrice complètement dévouée à son rôle. »
Venant d’une actrice du statut de Scarlett Johansson, c’est assez inattendu. Nous l’avions déjà admirée - érotisée et charnelle - dans des tas de films, incarnant des personnages à l’aise avec leur corps, mais ici, un palier est franchi, ajoutant à l’émoi créé par ce Under The Skin, auquel on ne pourra décemment reprocher que quelques menues longueurs.

Jonathan Glazer prend le stricte contre-pied des attentes du spectateur, pour aboutir à une œuvre singulière et qui ne ressemble qu’à elle-même. Alors que l’on aurait pu s’attendre à de la S-F basique, matinée d’action et de plans à même d’exciter les mâles, Under The Skin choisit de prendre la tangente et d’opter pour une approche risquée, sensible et reposant sur des intentions artistiques fortes, à la symbolique étudiée (les victimes happées par le milieu aqueux - réminiscent du ventre maternel -, l’apparent dépouillement des décors - façon Art Vidéo -, …).


Commentaires sur le film

1 etoiles

Un film de science-fiction tout à fait atypique au cours duquel le réalisateur nous ouvre les portes d’un cinéma sensoriel et quasi-abstrait. On y suit l’errance d’une extraterrestre, sous des traits humains, qui, à bord d’un pick-up et sous la protection d’un mystérieux motard, part à la recherche d’hommes solitaires dans les rues des bourgades écossaises. Un thriller qui parvient rapidement à nous mettre mal à l’aise face à la froideur et à la totale insensibilité du personnage, et qui révèle quelques belles scènes marquantes, comme celle du bébé ou de la révélation finale dans la forêt. Malheureusement, dans l’ensemble, le film, au scénario minimaliste et répétitif, s’avère creux et opaque. Un trip expérimental trop inerte et ennuyeux !

16 juillet 2014 à 17:07 | Par puce

1 etoiles

Un film de science-fiction tout à fait atypique au cours duquel le réalisateur nous ouvre les portes d’un cinéma sensoriel et quasi-abstrait. On y suit l’errance d’une extraterrestre, sous des traits humains, qui, à bord d’un pick-up et sous la protection d’un mystérieux motard, part à la recherche d’hommes solitaires dans les rues des bourgades écossaises. Un thriller qui parvient rapidement à nous mettre mal à l’aise face à la froideur et à la totale insensibilité du personnage, et qui révèle quelques belles scènes marquantes, comme celle du bébé ou de la révélation finale dans la forêt. Malheureusement, dans l’ensemble, le film, au scénario minimaliste et répétitif, s’avère creux et opaque. Un trip expérimental trop inerte et ennuyeux !

16 juillet 2014 à 17:07 | Par puce
La vérité est ailleurs_

4 etoiles

Derrière un pitch science-fictionnel qui n’est pas sans rappeler effectivement La Mutante, Jonathan Glazer propose une ambitieuse conjugaison de vocabulaires cinématographiques. On navigue en sensation charnelle trouble, passant par le réalisme, le symbolisme, le naturalisme, l’abstraction expérimentale, et traversant même quelques aspérités lettristes. De quoi est-il question dans ce film exigeant, qui fait tout pour échapper à une interprétation univoque ? De deux choses principalement : de l’humain (la scène où le film bascule de la froideur prédatrice dans la découverte de la compassion est éminemment Lynchéenne (Elephant Man)), et de cet "autre", pour reprendre l’expression de Simone de Beauvoir, qu’est la femme. Un bijou poétique au rythme un poil trop lent.

29 juillet 2014 à 09:07 | Par Fred Bau

1 etoiles

daube Daube !

5 août 2014 à 16:08

Donnez votre avis sur le film !

En résumé
ecrire un commentaire sur le film
;



Galerie photos

photo 46706 photo 46705 photo 46704
Voir la galerie complète

Récentes critiques

affiche du film
The Babysitter
2017
affiche du film
Ça
2017
affiche du film
The Black Room
2016
affiche du film
Spider-Man: Homecoming
2017
affiche du film
Okja
2017
affiche du film
Underworld: Blood Wars
2016
affiche du film
Wonder Woman
2017
affiche du film
Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar
2017
affiche du film
The End
2016
affiche du film
Small Town Killers
2017

Cinemag

> Feuilleter

Concours

Sondage