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Under the Mountain

"Under the Mountain"
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Les critiques à propos de ce film

Critique de Under the mountain - Lovecraft pour ton p’tit frère
Par : Fred Pizzoferrato

Le néo-zélandais Jonathan King s’est signalé auprès des fans de cinéma fantastique en réalisant en 2006 Black sheep, petite production gore à base de moutons mutants marchant clairement sur les traces des premiers méfaits de Peter Jackson. Pour son second long métrage, King change radicalement son fusil d’épaule et adapte un roman destiné aux adolescents signé Maurice Gee. L’œuvre avait d’ailleurs déjà eu les honneurs d’une version télévisée, sous forme d’une série en huit épisodes, en 1982. Peut-être ce format long était il plus approprié tant Under the mountain peine à caser une très riche mythologie en 90 petites minutes. On y retrouve ainsi des éléments typiques des écrits de Lovecraft mais intégrés au sein d’une œuvre familiale qui rappellera aux plus âgés les productions Disney de la fin des seventies et du début des années ’80. A cette époque, la vénérable firme se laissa tenter par les sirènes du fantastique, éventuellement teinté d’une épouvante très gentillette. L’atmosphère d’Under the mountain s’avère donc assez proche de celle de La foire des ténèbres, des Yeux de la forêt ou du diptyque Escape to witch mountain, sans oublier d’évoquer également les productions Spielberg du milieu des eighties comme Les Goonies.

Après le décès de leur mère dans un accident, deux jumeaux adolescents, Théo et Rachel, sont envoyés passer quelques temps auprès d’un membre de leur famille, l’oncle Cliff. A proximité de leur nouvelle demeure se trouve de nombreux volcans assoupis mais également la propriété des Wilberforce, une étrange famille locale sur laquelle circule d’inquiétantes rumeurs. Un mystérieux personnage nommé Mr Jones, magicien de son état, vient alors trouver les deux jeunes et leur révèle leur destin. Eux seuls, en effet, sont capables d’arrêter de redoutables créatures extraterrestres nichées dans les volcans de Nouvelle Zélande. Leur gémellité, associée à des perceptions paranormales, leur donne en effet la possibilité d’utiliser des pierres magiques pouvant stopper les êtres maléfiques. Mais les Wilberforce ne l’entendent pas de cette oreille…

Under the mountain joue la carte du fantastique, du récit pour adolescents et de l’humour au travers d’une intrigue complexe incluant des pouvoirs paranormaux, des créatures extraterrestres toute droit sorties d’une nouvelle de Lovecraft, des monstres endormis sous les volcans, etc. Beaucoup d’éléments au programme, sans doute même beaucoup trop pour « tenir » dans le carcan étroit des petites 90 minutes à disposition de Jonathan King. Celui-ci tente vaille que vaille d’assembler toutes les données en un tout cohérent mais n’aboutit malheureusement qu’à un fatras d’informations un peu confuses, les enjeux d’Under the mountain n’étant pas vraiment clairs. Heureusement, Jonathan King s’appuie sur les effets spéciaux de qualité de Weta Workshop pour proposer un spectacle souvent impressionnant visuellement, offrant un récit d’aventures plutôt naïf mâtiné de science-fiction, d’action, d’humour et même d’un brin de frissons pour les plus jeunes spectateurs. Malheureusement, toutes ses bonnes intentions n’aboutissent qu’à un métrage certes divertissant mais globalement plat, le rythme souvent très rapide empêchant tout véritablement développement et l’aspect nébuleux du scénario n’aidant pas à une véritable implication du spectateur. Les deux jeunes acteurs ont beau faire l’impossible pour se montrer crédible, il est difficile d’admettre leur manque de méfiance vis-à-vis d’un surnaturel immédiatement accepté. Sam Neill, pour sa part, compose un personnage intéressant de « magicien » mais, là encore, celui-ci ne sera jamais vraiment développé et restera tout juste esquissé. Dommage car Under the mountain possède quelques idées intéressantes, même si souvent déjà vues ailleurs, qui aurait pu aboutir à une œuvre plus réussie et marquante.

Le scénario avance toutefois avec suffisamment de rythme pour maintenir l’attention du spectateur et lui éviter de trop s’appesantir sur les détails d’une intrigue peinant à faire sens pour quiconque ne connaît pas le roman original. Les dialogues, pour leur part, ne sont pas toujours très convaincants non plus.

Mais le principal problème d’Under the mountain reste un manque cruel de panache et de profondeur qui l’empêche de véritablement décoller. Le climax final, voulu spectaculaire, se résume plutôt à un pétard mouillé et les méchants aliens sont en définitive facilement vaincus, de manière très prévisible, au terme d’une course poursuite un brin lassante. Concernant les deux jumeaux héroïques promus sauveurs de l’humanité, notons la piètre utilisation de leur lien psychique et des pouvoirs paranormaux découlant de leur gémellité, un point normalement essentiel au scénario et encore une fois à peine exploité. Bref, le film aurait gagné à donner un peu plus d’épaisseur à ses principaux protagonistes et à développer sa mythologie plutôt que de foncer tête baissée vers une conclusion décevante.

En dépit de toutes ses faiblesses, Under the mountain reste cependant sympathique, en particulier pour un public compris entre 8 et 15 ans qui pourra y trouver un certain intérêt. Pour les autres, le second long-métrage de Jonathan King reste simplement une production anodine qui se laisse regarder sans déplaisir mais s’oublie aussitôt la fin du générique.


Critique de Under the Mountain - (Too) Under the Goonies
Par : Quentin Meignant

Suivant les traces son aîné Peter Jackson, Jonathan King avait, en 2006, révélé son talent à la face du monde entier avec le délire potache et gore, qui voyait une masse de moutons mutants tueurs et péteurs décimer toute une région, Black Sheep. Désirant sans doute se rapprocher encore un peu plus de la trajectoire de son glorieux exemple, qui est désormais LE pilier de la fantasy, King enchaîna avec un projet essentiellement tourné vers la jeunesse avec l’adaptation d’Under the Mountain, un roman de Maurice Gee. Si celui-ci avait déjà connu les joies d’une adaptation télévisée, les écrits du romancier néo-zélandais avaient depuis cédé la place à de nouvelles œuvres plus en vogue. Under the Mountain suit les jumeaux Rachel et Theo Matheson qui, alors qu’ils s’’amusent à fouiller une vieille maison durant leurs vacances, tombent sur des Wilberforces, des créatures maléfiques capables de changer de formes. Aidés de leur cousin Ricky et de monsieur Jones, un extraterrestre envoyé sur Terre pour lutter contre les Wilberforces, les deux enfants vont devoir s’enfoncer sous Auckland, dans les galeries d’une chaîne de volcans éteints, pour trouver la base des dangereux visiteurs et les détruire à l’aide de mystérieux pouvoirs...

Présenté en première européenne lors du BIFFF 2010, Under the Mountain se devait, au vu de son pitch, d’entrer dans la lignée des Goonies, du moins au niveau de l’esprit, plutôt que du spectacle offert. Néanmoins, jouissant d’un confortable budget, Jonathan King, s’échine dès les premiers instants à faire montre des richesses naturelles de la Nouvelle-Zélande par l’entremise de quelques plans tout simplement époustouflants. Ce phénoménal attrait provoqué par les décors connaît néanmoins un bémol lorsque certains éléments de l’univers lovecraftien viennent s’intercaler dans une œuvre à vocation pourtant très enfantine.

C’est malheureusement très rapidement que le bât blesse, King abondant en plus dans une mise en scène et une intrigue bien trop sérieuse manquant carrément d’un quelconque grain de folie. Comble du tout pour un cinéaste tel que lui, l’ensemble manque totalement d’humour, tant dans ses répliques que dans le traitement général des séquences d’action. L’intrigue paraissant donc totalement surfaite et sans doute pas assez détaillée à la base, Under the Mountain n’a plus qu’à se reposer sur le spectacle qu’il offre et, à ce niveau-là, le réalisateur peut heureusement compter sur l’excellent travail des studios Weta Workshop au niveau des effets spéciaux.

La fable enfantine tombe donc rapidement à plat au profit d’un spectacle, certes visuellement perfectible, mais totalement honnête pour ce type de production. Plongeant, tête la première, dans le piège de la fantasy qui se prend au sérieux, Jonathan King donne l’impression de se regarder filmer, provoquant instantanément la mise en lumière de tous les défauts de son Under the Moutain.


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