Critique de film

Masters of Horror 2 - Un son qui déchire

"Sounds Like"
affiche du film
  • Genre : Horreur – Psychologique
  • Année de production : 2007
  • Sortie belge : 0000-00-00
  • Réalisateur : Brad Anderson
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 58 minutes
  • Scénariste : Brad Anderson, Mike O'Driscoll
  • Musique : Anton Sanko
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Casting : Chris Bauer, Matty Finochio, Laura Margolis, Matthew Burgess, Blaine Anderson,Linnea Sharples, Nichola Elia,Grant Elliott, Richard Kahan, Robert Underwood, Jaida Kong, Michael Daingerfield, David Pearson, David Lovgren, Nimet Kanji.
  • Récompenses : Aucune

Suite à la mort de son fils, un technicien dont le travail consiste à s'assurer de la qualité de lignes téléphoniques voit son don de super ouïe amplifié. La folie le gagne...

Les critiques à propos de ce film

Un son qui déchire (MOH2) - Quand un don devient une faiblesse...
Par : Quentin Meignant


Brad Anderson nous propose avec ce métrage un film certes lent mais d’une finesse psychologique remarquable ! Le réalisateur de The Machinist et d’épisodes de Surface fait office de jeune réalisateur mais Mick Garris, producteur de Masters of Horror, ne s’est pas trompé en lui donnant sa chance.

En effet, même si tout n’est pas parfait, le métrage nous offre tout de même un bon moment de folie et nous permet d’entrer dans le monde d’un homme à la super ouïe qui est traumatisé par le décès de son fils. Cet homme, interprété par l’excellent Chris Bauer, est torturé par le fait d’avoir entendu trop tard que les battements du coeur de son fils n’étaient pas réguliers.

Son ouïe réagit dès lors en mettant plein volume et le personnage entend même jusqu’aux battements de paupières de sa femme ! Très vite, nous plongeons en même temps que le désespéré dans une folie sans bornes. La mise en scène est assez fine mais le métrage manque hélas de rythme et l’on aurait pu espérer sortir plus ébouriffés d’un tel moment de folie ! Les faits sont exposés clairement mais nous peinons à ressentir réellement le moindre stress.

Par contre, le métrage a le don de mettre très vite mal à l’aise face à ce qui arrive à ce pauvre Larry et c’est bien là sa grande force. Le spectateur se demande chaque seconde ce qu’il va encore arriver à ce pauvre bougre pour qui la vie est un naufrage total. Anderson dépeint à merveille ce handicap (qui existe réellement) qu’est le don de super-ouïe. On voit que le réalisateur a fait des recherches pour ne pas tomber bêtement dans le film à grand spectacle.

Certains apprécieront, de nombreux autres beaucoup moins ! La scène extrêmement marquante du film est sans aucun doute la scène finale. Nous ne la décrirons pas afin que vous puissiez en jouir pleinement mais sachez juste qu’elle est d’un réalisme et d’un dramatique qui laissent sans voix ! Ce film aurait sans doute dû être tourné pour un format d’une heure et demi car le format 50 minutes imposé par Masters of Horror est réellement trop court pour laisser la verve talentueuse d’Anderson s’exprimer pleinement. Trop d’informations nous sont livrées sur ce sujet complexe qui aurait mérité d’être creusé encore plus en profondeur.

Dommage car nous avons apprécié ce spectacle détaillé et cette fin décoiffante ! Bref, un bon film qui mérite amplement les 3 étoiles que nous lui décernons !

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