Critique de film

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Un monstre à Paris

"Un monstre à Paris"
affiche du film

Dans le Paris inondé de 1910, un monstre sème la panique. Traqué sans relâche par le redoutable préfet Maynott, il demeure introuvable... Et si la meilleure cachette était sous les feux de "L'Oiseau Rare", un cabaret où chante Lucille, la star de Montmartre au caractère bien trempé ?

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Un monstre à Paris - La Belle et la Bête
Par : Damien Taymans

Il se sera longuement fait attendre ce Monstre à Paris promis dès ses prémisses au duo absurde Eric et Ramzy avant de prendre une toute autre forme avec les voix plus "chantantes" de Vanessa Paradis et Mathieu Chedid, plus propices aux morceaux de spectacles de cabaret qui parsèment l’œuvre et lui permettent une rentable exploitation de la bande originale. Pourtant, c’est précisément dans ces mini-opérettes fadasses et dans la relecture du mythe de la Belle et de la Bête que l’intérêt du film s’émousse. Simpliste caractérisation d’un couple qui n’a que trop vécu : la Créature, dépourvue de toute nuance, entonne la mélodie de sa compagne de scène pour faire dissoner les psalmodies des conformistes.

Dès lors, dans ce divertissement guimauve, on se consolera des respectueux clins d’œil à l’art du spectacle, et plus précisément au cinéma par l’entremise de Monsieur Emile, que l’auteur s’amuse à semer au sein d’un Paris de la belle époque formidablement reconstitué. L’émerveillement point face à ce Paname en proie aux inondations (voir la séquence menant les protagonistes en barque de fortune aux pieds de la tour Eiffel), la sympathie va aux personnages secondaires (Raoul et sa Catherine, Maud) tandis que le couple-phare s’égosille en forçant le calembour sur la scène-Seine parisienne dans l’indifférence générale.

Dévalant sur les chapeaux de roue les escaliers de la butte Montmartre, le récit dégringole progressivement pour se conclure dans une dénonciation niaise de l’amalgame et du délit de sale gueule. Reste un film d’animation de bonne tenue malgré l’esthétique un peu tape-à-l’œil très "Dreamworks" d’Éric Bergeron, qui s’est fait la main outre-Atlantique sur Gang de requins et La route de l’Eldorado, et un traitement cabotin de certains personnages.


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