Critique de film

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Ultraviolet

"Ultraviolet"
affiche du film

Vers la fin du 21e siècle, un groupe d'humains génétiquement modifiés par une maladie semblable à celle des vampires (hemophagie), et qui leur donne des capacités supérieures, émerge du reste de la société. Leur acuité visuelle et leur vitesse accrues les excluent de la société et des humains dits normaux. Quand le monde est poussé jusqu'à la guerre civile, une femme infectée, Violet, doit protéger un garçon condamné à mort par le gouvernement.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Ultraviolet - Wimmer s’est trop exposé aux UVovichs
Par : Fred Bau

Fin du XXIe siècle. Tandis que l’humanité est parvenue à éradiquer tous les grands fléaux, la mauvaise gestion d’un virus contagieux a fait muter une partie de l’espèce humaine, qui s’est vue dotée de capacités similaires à celles des vampires. Ce nouveau fléau, sorti des laboratoires, a favorisé l’émergence d’une société totalitaire. Tandis que le gouvernement cherche à éradiquer ceux qu’il appelle à présent les "Hémophages", l’une d’entre eux, Violet, particulièrement aguerrie, vole l’arme supposée les éradiquer. Mais sa surprise est de taille, l’arme en question étant un enfant. Violet va s’efforcer de protéger ce dernier, et découvrir que les intentions du gouvernement sont bien plus obscures et perverses qu’il ne semble.

Si Kurt Wimmer nous avait plutôt convaincus avec son prometteur Equilibrium, il opère, avec cette adaptation d’un comic éponyme, un tournant radical ambitieux privilégiant l’action et le visuel, au détriment d’un véritable contenu science-fictionnel. Le seul intérêt du métrage repose en conséquence sur son caractère formel, qui a en croire le producteur John Baldechi, traduit la volonté de réaliser un film de pure action brisant toutes les conventions du genre. Il s’agissait donc de faire beaucoup mieux qu’Aeon Flux, seul concurrent direct produit dans le même laps de temps, mais sorti quelques mois avant. La déception sera à la mesure de la prétention.

Si Aeon Flux, adaptation de la série tv 90’s éponyme de Peter Chung, bénéficie d’une esthétique singulière, l’utilisation outrancière des CGI, sensée apporter sa justification au film de Wimmer, est bien loin d’être convaincante. L’univers visuel d’Ultraviolet, filmé en HD, est froid et artificiel, et ne saurait rivaliser avec la virtuosité de 300, l’originalité contrastée de Sin City, ou le superbe feu d’artifice de Speed Racer. Les scènes d’actions quant à elle, en dépit d’un travail chorégraphique indéniable, tendent à confondre vélocité et virtuosité. Dans la mesure où le film souffre d’une grande pauvreté narrative, et qu’elles constituent en définitive le dernier bastion d’un récit indigent, ces excès creusent le gouffre de ce qu’il faut hélas apparenter à un échec artistique.

Wimmer a parait-il écrit ce film en songeant à Milla Jovovich, laquelle a finalement accepté le rôle. Il faut bien reconnaître que la belle est canon, et qu’elle s’est livrée à des efforts de bête. Mais elle se contente de faire le seul job qu’elle maîtrise parfaitement : jouer avec son image en exposant ses attributs, tandis que la couleur de ses cheveux et de ses vêtements changent au rythme aléatoire de la fantaisie du réal. Ceci ne saurait évidement suffire à sauver ce spectacle SF de vache maigre, qui n’est en aucun cas le film d’action révolutionnaire annoncé.

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