Critique de film

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Troll Hunter

"Trolljegeren"
affiche du film

Troll Hunter suit un groupe d’étudiants en journalisme qui enquête sur une étrange série d’attaques d’ours. Ils rencontrent pour leur reportage un certain nombre de chasseurs, ainsi qu’un mystérieux personnage, Hans. Ils décident de suivre celui-ci, persuadés qu’il s’agit d’un braconnier qui en sait beaucoup plus sur ces récentes affaires que les communiqués officiels. Alors qu’ils accompagnent Hans lors d’une de ses traques nocturnes, ils découvrent que ce dernier est en fait un chasseur de trolls, employé par le gouvernement pour réguler la population de ces créatures légendaires.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de The troll hunter - Nouvelle cuvée
Par : Damien Taymans
Tags : Type documentaire, BIFFF 2011, Found footage

Un carton liminaire atteste de la véracité des images qui suivent, des étudiants en journalisme présentent leur projet face à la caméra, un faux documentaire en caméra subjective. Recette archi-connue qui pourrait presque paraître déjà éculée tant ses ressorts ont été étirés dans tous les sens ces dernières années. Récemment, ces mockumentaires n’ont cessé d’inonder les écrans, variant inlassablement leur bestiaire (des morts-vivants de Rec et Diary of the dead au monstre de Cloverfield, en passant par les spectres de Paranormal activity mais conservant une mécanique minutieusement huilée, avec time codes et vision infrarouge, acteurs inconnus et dialogues insipides. Avec The troll hunter, premier long métrage du réalisateur de pub André Ovredal, la donne change quelque peu.

Renvoyant ad patres les créatures traditionnelles du genre, cette nouvelle pellicule scandinave s’attache cette fois à des êtres propres à la féérie nordique : les trolls. Du Tosserlad tricéphale au colossal Jotnar, le métrage s’ingénie même à en décrire, avec pragmatisme et précision scientifique qui s’impose, toutes les caractéristiques de ces monstres sylvestres et montagnards qui s’alimentent à l’aide de pierres, adorent mordiller des pneus et explosent ou se pétrifient sitôt que le soleil darde ses premiers rayons sur leur pelage. The troll hunter, comme l’indique son titre, se focalise sur le personnage de Hans, chasseur de trolls, à la manière de C’est arrivé près de chez vous, l’une des sources d’inspiration d’Ovredal.

Sorte de Projet Blair witch expurgé de tout formalisme rudimentaire (shakycam permanente, plans volés), The troll hunter offre plutôt une image pittoresque de la Norvège avec ses superbes étendues enneigées, sublimées par une photographie classieuse. Au milieu de ces décors dignes d’une carte postale surgissent ponctuellement des trolls évadés des contes d’Asbjornsen et Moe rendus vivants sur l’écran en images de synthèse convaincantes qui renvoient notamment au bestiaire d’Harryhausen. Supervisés par des créateurs chevronnés (Oystein Larsen (Matrix reloaded) et Colin Doncaster (Le seigneur des anneaux), les SFX constituent la véritable plus-value de ce Jurassic park nordique.

The troll hunter fait souvent mouche et, contrairement à ses concurrents documenteurs, parvient à ne jamais ennuyer le spectateur avec des descriptions interminables de banalités quotidiennes, toutes les séquences participant à la progression de l’enquête menée. Aussi rythmé qu’une descente de Killy à flanc de montagne norvégienne, The troll hunter expédie de manière chaotique son final dans lequel disparaissent la plupart des personnages fadasses qui occupaient la bande jusque-là (la caractérisation des trois étudiants s’apparente au néant). Une seule fausse note dans une partition quasiment irréprochable...


Critique de The Troll hunter - Folkloric Park
Par : Samuel Tubez

Voilà que la Norvège se met à la mode du mockumentaire surréaliste avec cette traque aux trolls menée par un chasseur patibulaire et une bande d’étudiants en journalisme à la recherche de sensations fortes. Exit donc les monstres godziliens, les esprits frappeurs, les zombies ainsi que les infectés diaboliques, The Troll hunter nous révèle des créatures extraordinaires, jusqu’ici dissimulées par un gouvernement décidément toujours très cachottier. Attention : on nous ment !

André Ovredal adopte donc les gimmicks ultra connus du faux-documentaire horrifique pour tenter de nous faire vibrer devant cette traque aux trolls qui se veut aussi impressionnante qu’inquiétante. Et vas-y qu’on nous ressert de la shakycam qui fait gerber, de la night vision qui fait zarbi, des incohérences en veux-tu en voilà ainsi que des avertissements bidons pour nous faire croire que tout ce que l’on voit est bel et bien réel. Heureusement, André Ovredal aime les stremons et, plutôt que de filmer du vent à la manière d’un Blair witch, il nous sert et ressert encore du troll qu’il filme sous tous les angles. Toutes les caractéristiques de ces créatures connes comme la lune (dixit le chasseur himself) nous sont énoncées, laissant alors peu de place au mystère et au frisson. The Troll hunter s’apparente alors à un véritable ride au pays des trolls, comprenant la découverte de ces créatures gigantesques, la tentative d’approche (voir l’excellente scène du pont) et l’élimination (la pétrification restant la plus efficace). Plusieurs espèces nous sont présentées, de plus en plus dangereuses et impressionnantes, et l’action devient de plus en plus trépidante. A ce niveau-là, y a pas à chier, on en a pour notre argent. A part ça, et hormis les défauts inhérents au style adopté, la caractérisation des personnages humains frôle le néant absolu (hormis le chasseur, qui est plutôt cool) et l’on se fiche complètement de ces étudiants qu’on aurait bien voulu voir tous se faire écraser sous les pattes d’une des créatures. En outre, la dimension politique annoncée est plus que légère, et ne sera certainement pas rehaussée par un final abrupt totalement frustrant. Heureusement, il y a de la Troll…euh…des trolls ! (Burps !)

Fier de ses trolls, le réalisateur multiplie les scènes spectaculaires, tout en exploitant admirablement les paysages norvégiens qui font partie intégrante du mythe païen. Un spectacle sans prétention dont l’unique but est avant tout de divertir. C’est juste dommage que la forme soit celle d’un faux documentaire !


Commentaires sur le film

film monstrueusement génial !!!!!!

5 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

ce film est excellent !!!! j’adooooore je le regarde en boucle depuis des mois. je m’incline devant la prestation de hans il carrément génial comme personnage une suite serait du tonerre !!!!!! big up pour ce film !!!!

11 avril 2012 à 23:04 | Par gregoire lascaux
Troll Park

4 etoiles

Un nouveau faux documentaire fantastiques (un genre devenu à part entière). Une bonne idée que de montrer un chasseur de troll dans les magnifiques paysages norvégien. Plusieurs scènes sont pas mal du tout (mais il n’y a rien de vraiment effrayant). Du bon divertissement et un film qui peut devenir culte.

6 janvier 2013 à 01:01 | Par AnarchYgor
Un exotisme étrange

4 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Un très bon film.
Le chroniqueur fait référence à "C’est arrivé près de chez vous" ; je n’y avais pas pensé mais oui, dans les deux films une équipe suit un "chasseur". Dans les deux films aussi, les reporters ne sont pas définis, pas caractérisés. Et franchement, on s’en fout ; l’intention est ailleurs et le spectacle n’en est pas amoindri.
Un an ou plus après l’avoir vu, j’en garde des souvenirs assez forts, une belle ambiance et un exotisme étrange, plus quelques frissons délectables.

12 octobre 2013 à 09:10 | Par Aguirre

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