Critique de film

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Transformers 3 - La face cachée de la Lune

"Transformers 3 - Dark of the Moon"
affiche du film

Un événement mystérieux lié à notre passé éclate au grand jour. C’est la guerre qui menace aujourd’hui notre Terre ; une guerre d’une telle ampleur que l’aide des Transformers pourrait, cette fois, ne pas suffire à nous sauver.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Transformers 3 - Beaux pare-chocs et grosses cylindrées
Par : Samuel Tubez
Tags : Action, Robots

La saison des blockbusters estivaux s’est donc ouverte avec force et fracas grâce au troisième Transformers, toujours signé par le « génial » Michael Bay. Chaussez vos lunettes (3D oblige !), mettez vos boules Quiès et expurgez-vous le cerveau de sa localité car le spectacle et toujours aussi awesome que débilos !

Tout débuta en 1969, lorsque l’homme posa le pied sur la Lune. Les spationautes se rendirent alors compte que nous n’étions pas seul en y découvrant un vaisseau alien, vestige de la grande guerre qui opposa les Autobots aux Decepticons. De nos jours, les Autobots sont désormais les alliés des humains, protégeant ensemble notre bonne vieille Terre des multiples dangers qui la menace. Lors d’une mission à Tchernobyl, un réservoir de fusion est découvert, et Optimus Prime comprend alors qu’il appartenait à l’Arche, le vaisseau planqué sur la Lune. Il décide d’y retourner afin de retrouver l’engin et également réveiller Sentinel Prime, ancien leader des Autobots durant la guerre de Cybertron, et ainsi le ramener sur Terre avec une série de piliers capables de créer un pont spatial. De son côté, Sam Witwicky est toujours aussi con et insupportable, mais ça ne l’empêche pas de se taper une pure bombasse après être passé sur Megan Fox. A la recherche d’un job, il apprend une nouvelle machination des Decepticons sur la face cachée de la Lune. En effet, ces derniers ont tendu un piège aux Autobots en vidant l’Arche des piliers, la clé du problème étant Sentinel Prime, qui est le seul capable d’utiliser le portail. C’est que Sentinel est en réalité un traître ayant par le passé pactisé avec Mégatron. Ce dernier, qui se terrait jusque-là en Egypte en piteux état, va pouvoir envahir Chicago avec l’aide de Sentinel, et ainsi pouvoir activer le portail pour lâcher sur Terre une série de Decepticons cachés sur la Lune…

C’est un peu long comme ça mais en réalité c’est très simple : Les autobots doivent une fois de plus déjouer les plans des Decepticons en plein centre-ville, ce qui provoque d’énormes dégâts, principalement matériels. L’histoire est à peu de choses près toujours la même depuis le premier opus, on y ajoute une petite pincée de trahison, on tente d’humaniser un peu plus notre héros toujours incarné avec grâce par Shia Labeouf, on en remet une couche dans l’humour beauf et on prétend que le tout est plus sombre et apocalyptique que les précédents opus. Ah, et j’oubliais le principal : Megan Fox est remplacée haut la main par la « Victoria’s secret’s model » Rosie Huntington-Whiteley (inutile de s’exciter, vous ne verrez pas la face cachée de sa lune dans ce film, désolé les gars !). Bon, plus sérieusement, qu’est-ce qui est bien dans ce Transformers 3 forcément bigger et louder que ses aînés ? Eh bien, comme toujours, les SFX. De plus en plus réalistes, les robots géants s’avèrent presque plus expressifs et charismatiques que les personnages principaux, et l’énorme confrontation finale en jette un max, notamment grâce aux dégâts provoqués par Driller, cet espèce de ver géant dévastateur qui est sous le commandement d’un Shockwave par ailleurs bien trop en retrait. Question destruction, on en a donc pour son argent, à condition toutefois de s’armer de patience afin de supporter plus d’1h30 de néant scénaristique, de cabotinage éhonté (mention spéciale à John Malkovich qui se croit dans la série Kung Fu !) et d’absence de véritables enjeux. Du coup, quand le gros morceau d’action arrive, on se retrouve déjà terriblement lassé et on l’on se surprend même à vouloir assister à la destruction de la planète toute entière. Évidemment, une conclusion aussi noire n’est pas à l’ordre du jour et, une fois de plus, le happy end survient. Merci les Autobots, merci Michael Bay, vous avez foutu un sacré bordel et cassé plein de trucs, mais grâce à vous, on peut finir notre paquet de pop-corn en toute sérénité !

Fidèle à elle-même, la franchise Transformers met en scène des personnages humains de plus en plus inertes et insupportables, laissant définitivement les véritables héros du film, les robots, assurer le show. Avec Michael Bay la chose la plus artificielle devient davantage humaine (ses robots se mettant même à saigner de la peinture rouge) que les humains, alors réduits à leur plus simple expression, voire même bien en-deçà. C’est qu’une pareille déchéance cinématographique ça frôlerait presque le génie !


Critique de Transformers 3 - Vulgaire et spectaculaire
Par : Gilles Penso

L’avantage, avec Michael Bay, c’est qu’il annonce tout de suite la couleur. Dès le prologue de Transformers 3, nous savons que nous en prendrons plein les mirettes : sur fond de voûte céleste en 3D, un gigantesque vaisseau spatial entre dans le champ à la manière du destroyer impérial de La Guerre des Etoiles et nous plonge au cœur d’une vertigineuse odyssée emplie d’engins volants sophistiqués pilotés par des bataillons d’androïdes géants à faire pâlir George Lucas et James Cameron. Quelques minutes plus tard, un gros plan ostentatoire sur les fesses rebondies de Rosie Huntington-Whiteley (la bimbo sélectionnée pour remplacer une Megan Fox lassée des méthodes tyranniques du réalisateur) nous annonce l’autre facette du film : une vulgarité grassement assumée, susceptible de dérider un public peu exigeant tout en titillant la libido des adolescents auxquels le film est directement adressé.

Vulgaire et spectaculaire : en deux mots, le ton est donné. Le cocktail ayant déjà fait ses preuves à deux reprises, pourquoi changer son fusil d’épaule ? Cette fois-ci, l’intrigue s’appuie sur un flash-back bizarre (où les images d’archives granuleuses cohabitent sans la moindre cohérence visuelle avec des reconstitutions ultra-léchées) situé en 1969, le jour où Neil Armstrong pose le pied sur la Lune. Suivant des directives top-secrètes, l’astronaute part explorer la face cachée de notre satellite et y découvre la gigantesque épave d’un robot échoué, le vénérable Sentinel Prime. Ce postulat étant posé, le scénario nous ramène en 2011, alors qu’une nouvelle menace robotique plane sur nos têtes. Les Decepticons sont en effet décidés à prendre leur revanche, épaulés cette fois par le redoutable Shockwave…

Il faut une sacrée dose d’indulgence pour supporter le spectacle de Transformers 3 sans soupirer d’impatience (lé métrage dure tout de même plus de deux heures et demie !). Mais peut-on passer outre ce couple improbable auquel on nous demande de croire (La Beouf et son top model au brushing impeccable), ces acteurs échappés de l’univers des frères Coen qui se ridiculisent de la plus embarrassante des manières (John Malkovich, John Turturro, Frances MacDormand), cet anthropomorphisme grotesque (les vieux robots ont la barbe ou le crâne dégarni, les jeunes font du roller !), cette mise en scène clippée incapable d’enchaîner un champ et un contre-champ de peur d’ennuyer le public, ces dialogues calamiteux, ce patriotisme iconique, cette xénophobie latente, cette musique horripilante ?

Tout n’est pourtant pas à jeter dans Transformers 3. Les effets visuels sont toujours aussi époustouflants, la 3D supervisée par Vince Pace est très performante, et plusieurs séquences situées pendant l’acte final risquent de marquer les mémoires grâce à la très grande efficacité de leur suspense et aux effets de vertige immersifs qu’elles procurent. Steven Spielberg, producteur de cette foire d’empoigne, aurait-il mis la main à la pâte ? Toujours est-il que cette bataille finale, qui n’est pas sans évoquer World Invasion mais aussi les deux premiers Jurassic Park et La Guerre des Mondes, est sans conteste le meilleur morceau de cette saga balourde.

Pour découvrir les critiques de Gilles Penso, cliquez ici


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