Critique de film

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Trailer park of terror

"Trailer park of terror"
affiche du film

Six lycéens en difficultés et leur chaperon, sont de retour d'un camp de plein air. Lors d'une tempête qui fait rage, leur bus se plante. Ils échouent alors au milieu de Trucker's Triangle, un lieu oublié au milieu de nulle part. Le malheureux groupe cherche un abri pour la nuit dans un parc de roulottes apparemment abandonné qu'ils trouvent sur la route. Toutefois, lorsque le soleil se couche, ce n'est pas un refuge qu'ils trouvent. Au lieu de cela, la terreur les trouve sous la forme de Norma, une redneck damnées qui sème la vengeance et la mort, aidée par ses compagnons maudits.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Trailer park of terror - Les zombies aboient, la caravane trépasse
Par : Damien Taymans
Tags : Monstres

Ancien clippeur reconverti dans la réalisation d’œuvres musicales (dont Broken Bridges qui a drainé nombre de spectateurs), Steven Goldmann accède sur un concours de circonstances aux commandes de Trailer park of terror, adaptation du comic book éponyme publié par Imperium comics. Film au gore crasseux encensé dans quelques festivals par les fans qui virent en lui un digne représentant de ce que les horror flicks proposent de mieux, Trailer park of terror transpose sur grand écran l’univers dépeint par la bande dessinée originelle. Le matériau de base, anthologie de saynètes crayonnées, se voit pour le coup complètement refondu au profit d’une trame narrative plus classique, plus cinématographique, Steven Goldmann laissant volontairement de côté l’idée de décliner l’oeuvre sous forme de florilège.

Une prise de position qui creuse plus profondément le fossé la séparant de la bande originelle et fonctionne du coup à contre-courant des précédentes livraisons comico-cinématographiques en revisitant la mythologie établie et en incorporant des détails édifiés à partir du comic. Le cinéaste et Timothy Dolan réinvestissent donc l’histoire de Norma et de ses congénères, les dotent d’un passé afin de décentraliser quelque peu le fil rouge conventionnel imposé par un producteur désireux d’emprunter un chemin plus sécuritaire, renvoyant directement aux classiques survivals bâtis depuis les années 70. Une entame convenue que le réalisateur s’empresse de recréer afin de distancier le métrage des nombreuses références qu’il convoque incessamment. Les six jeunes se métamorphosent en une équipée de petites frappes gangrénée par l’hétérogénéité de ses membres aux pôles d’attraction multiples. Une héroïnomane en manque de poudre, un acnéique onaniste, une nymphomane, un pickpocket de comptoir et une gothique se disputent les joies des sièges cramoisis d’un bus archaïque conduit par un cureton fringué en civil pour prêcher la bonne parole. Un bestiaire décalé rapidement réduit à peau de chagrin par des caractérisations menées à la louche : le curé arbore à tour de bras la pudibonde moralisation tendance Guy Gilbert tandis que les criminels en herbe s’avèrent aussi menaçants qu’une bande de louveteaux en repérage. Des schématisations grossières qui agissent au profit des zombiards affamés qui hantent le parc et comptent se repaître joyeusement de cette repasse de plats prématurée. En clair, Trailer park est un film tendance rednecks qui tire largement sur le filon des freaks monstrueux pas forcément cannibales mais ne s’immisce que très peu sur le terrain du survival, préférant au sort des morceaux de barbaques amovibles la destinée de ses zombiards aussi frais que la chanteuse Cher, après opération.

Censée symboliser la subversion, le métrage emprunte pourtant un sentier sécuritaire et trop rebattu et ruine dès lors toute possibilité de se faire une place au panthéon des œuvres horrifiques séditieuses. Imitant Zombie et son décapant Devil’s rejects, le cinéaste tente de décrire les modes de fonctionnement d’une bande de zombies gangrénés par la rock’n’roll attitude qui ne se déclinent en fin de compte qu’en ersatz sirupeux d’Eddy Mitchell en décomposition au lieu d’évoquer un âge d’or seventies empreint de nostalgie. Dans ce contexte, Roach, le rockabilly pourrissant, Stank le boucher pornographe et leur patronne Norma ne deviennent que de mauvaises imitations un brin poussives, preuve que l’auteur propose un leurre aisément identifiable en refusant d’intégrer d’une part des conventions jugées trop conventionnelles et en livrant d’autre part des caractérisations désincarnées qui stigmatisent sa difficulté à s’éloigner des modélisations d’un genre largement balisé.

En découle une œuvre bâtarde, minée par son incapacité à se renouveler, qui livre son lot de morts-vivants prétendument charismatiques et les transforment en un pôle de gravitation aussi redondant que gerbant.

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