Critique de film

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Toy Story

"Toy Story"
affiche du film
  • Année de production : 1995
  • Réalisateurs : John Lasseter
  • Scénaristes : Joss Whedon, Pete Docter, Andrew Stanton, Joe Ranft, John Lasseter, Alec Sokolow, Joel Cohen
  • Acteurs : Tom Hanks, John Ratzenberger, Tim Allen, Wallace Shawn, John Morris, Don Rickles, Jim Varney, Annie Potts, Erik von Detten
  • Musique : Randy Newman
  • Genre : Animation, Comédie, Aventures
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h20
  • Budget : 30 millions de dollars
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Récompenses : Top Box Office Films aux ASCAP Film and Television Music Awards 1996 Special Achievement Award aux Oscars 1996 Nominé dans les catégories meilleure musique, meilleure chanson originale, meilleur scénario aux Oscars 1996 Meilleur film d'animation, meilleure réalisation, meilleure animation, meilleure musique, meilleure production, meilleure designer de production, meilleure technique et meilleur scénario aux Annie Awards 1996 Meilleure musique de film aux Chicago Film Critics Association Awards 1996 Meilleur film d'animation aux Kansas City Film Critics Circle Awards 1996 Meilleure animation aux Los Angeles Film Critics Association Awards 1996 Meilleur montage sonore à la Motion Picture Sound Editors 1996 Inscrit au registre de la National Film Preservation Board depuis 2005 Prix spécial du mérite aux PGA Awards 1996 Prix des lecteurs dans le Sci-Fi Universe Magazine 1996 Meilleur long familial, meilleur prestation d'une jeune actrice (pour sa voix, Sarah Freeman) aux Young Artist Awards 1996

A chaque anniversaire d'Andy, c'est la même chose ; ses jouets redoutent l'arrivée d'un nouveau venu qui pourrait les supplanter dans le coeur du petit garçon. Cette année là, la pire des prévisions va se réaliser : Buzz l'éclair, un cosmonaute électronique, fait une entrée triomphale. Bouleversant l'ordre des choses, il devient vite le héros d'Andy et des autres jouets. Détrôné et déshonoré, Woody le cow-boy est dès lors prêt à tout pour retrouver sa place de premier dans le coeur d'Andy et son statut de chef des jouets.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Toy story - Tu n’es pas qu’un jouet !
Par : Chroniqueurs
  • Par Samuel Bouchoms

Premier long métrage de Pixar, Toy Story constitua à sa sortie une petite révolution dans le monde de l’animation, devenant le premier film d’animation numérique. Et pour une première, les gars de chez Pixar ont pondu un véritable chef-d’œuvre ! Bourré d’humour (tant dans les scènes que dans les dialogues), de répliques cultes (« Un Visiteur....Venu d’ailleurs....Oooooooh », « Vers l’infini et au-delààà ! »), et de personnages hauts en couleurs, ces 77 minutes sont un bonheur cinématographique à tous points de vue : visuel, scénaristique et auditif. Car Toy Story constitue bien plus qu’une performance graphique (il a certes vieilli, mais reste encore fort d’actualité) : il propose plusieurs niveaux de compréhension, des thèmes variés et une véritable histoire capable de toucher petits et grands. Les personnages ont tous leur propre caractère et leur psychologie est réellement développée. Leur profondeur permet de construire une histoire complète, d’aborder des thèmes très adultes alors qu’à l’époque, l’animation a encore une image enfantine.

On suit les aventures de Woody, le jouet préféré d’Andy qui voit sa place être (momentanément ?) prise par le Ranger de l’Espace. En découlent des thèmes comme la jalousie, l’orgueil, la crise identitaire et la dépression, la peur de l’inconnu, la violence barbare, le besoin de la présence des parents dans l’éducation d’enfants (Sid vs Andy). L’aventure est finalement personnelle plus que physique, bien que nos héros soient trimbalés dans divers endroits. C’est une sorte de voyage vers la reconnaissance pour Buzz (par les autres et par lui-même) et la rédemption (pour son orgueil et ses préjugés) pour Woody. De même, le film porte un message de tolérance et invite le spectateur à laisser tomber ses préjugés, à regarder plus loin que l’apparence extérieure : que ce soit l’évolution de la relation entre Woody et Buzz ou les jouets de Sid, dont l’apparence macabre et dérangeante cache des personnes d’une bonté réelle.

Evidemment, les autres personnages sont tout aussi attachants : un Tyrannosaure Rex sop-horrifique (et trouillard), une Patate sceptique et râleuse, un Cochon hautain du même acabit (il n’est pas encore l’Affreux Dr. Côte de Porc), un chien-ressort ironique, etc. Chaque personnage est exploité et aucun n’est réellement de trop. Ce qui est intéressant ici, c’est de noter les liens entre les apparences des jouets et leur personnalité. Par exemple, Woody est un personnage relax, détendu, qui s’inquiète peu, mais dont le moral s’écroule rapidement dès qu’une contrariété arrive. On peut relier ceci au fait que Woody est une poupée souple en tissu. Buzz est à l’opposé : composé de plastique dur, il possède une mentalité très rigide et un mental d’acier. Le côté râleur de Mr Patate peut se voir comme le pendant de sa nature : ses pièces qui tombent à longueur à journée constituent un prétexte à un caractère de cochon. Cochon-tirelire qui ici, du fait de sa position en hauteur, prend souvent des airs supérieurs avec les autres. Rex souffre d’un manque de confiance en lui en raison de sa capacité de mouvement réduite qui le rend très maladroit et l’empêche de ressembler à un vrai dinosaure terrifiant.

Quant à l’animation, elle est (presque) parfaite. La modélisation des jouets et des environnements est impeccable, tout comme leurs mouvements, très fluides. En 1995, cela constituait une performance énorme....Mais c’était en 1995, et les humains étaient encore plutôt sommaires et leurs mouvements beaucoup moins fluides que ceux des jouets. C’est aussi le cas de Scud, le chien de Sid. Autre point fort du film : sa bande-son qui imprime des ambiances très fortes aux scènes ; parfois héroïque, parfois terrifiante (les thèmes de Sid), passant d’enjouée à mélancolique. De plus, Toy Story possède de vraies chansons qui, contrairement aux Disney 2D, accompagnent littéralement l’action. Ceci résulte d’un compromis entre Disney (qui voulait un film musical, comme Aladdin ou Le Roi Lion) et John Lasseter de Pixar qui ne voulait pas en entendre parler. Le travail de Randy Newman est excellent en témoigne « Je suis ton ami », chanson phare du film. Les autres titres ne sont pas en reste : «  Etrange bazar » est entraînante, tandis que « Jamais plus je ne volerai » passe de la lamentation à l’héroïsme en plein milieu. Des défauts ? Seule la durée définitivement trop courte (77 minutes) et ce relatif bâclage de l’animation des humains et du chien en sont, mais de tellement mineurs, que cela n’importe finalement pas.

En conclusion, Pixar livre un premier long-métrage qui mérite entièrement son statut de phénomène, de classique du cinéma d’animation (voire du cinéma tout court). A la fois drôle et touchant tout en étant d’une profondeur ahurissante, Toy Story flatte l’imaginaire enfantin de tout un chacun en relatant les histoires de jouets. Il emmène le spectateur dans un monde tout aussi humain que le nôtre, avec ses qualités et ses vices et lui fait vivre une aventure qu’il n’est pas prêt d’oublier...surtout qu’un second et un troisième volet, tous deux de grande qualité, viennent compléter l’histoire de ces attachants personnages.


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