Critique de film

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Tous les garçons aiment Mandy Lane

"All the Boys Love Mandy Lane"
affiche du film

Mandy Lane. Belle. Pure et innocente. Une reine lycéenne en attente d'être couronnée. Depuis le début de l'année scolaire, tous les garçons ont cherché à la conquérir. Certains ont même trouvé la mort dans leur quête désespérée de cet ange texan de 16 ans. Chloe et Red invitent Mandy à passer le week-end dans un ranch familial. Pour Mandy, c'est une opportunité de se faire de nouveaux amis. Pour les garçons présents, une chance unique de la côtoyer. Sur la route qui mène au ranch, les travaux d'approche commencent. On fume des joints. On chaparde un tonneau de bière. On sniffe des pilules écrasées en poudre. Mandy observe ce manège avec l'intérêt poli d'une touriste étrangère. Et tout le monde l'apprécie précisément pour cela. Une fois au ranch, chacun tente sa chance, espérant être le premier à atteindre l'inatteignable Mandy Lane. La nuit tombée, quand l'alcool, les drogues et les hormones mènent la danse, des choses sont dites et des pas franchis sur lesquels on ne pourra plus revenir... Soudain, la douce Mandy est entraînée dans une lutte sans merci pour sa survie. Oubliez la lecture, l'écriture et les maths. Au lycée, apprendre à être soi-même et à ne pas succomber à la pression du regard des autres est le test ultime. Et cet examen-là, Mandy Lane est déterminée à ne pas le louper.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Tous les garçons aiment Mandy Lane - Poetic Slasher
Par : Gilles Penso
Tags : Slasher

Depuis que l’année scolaire a commencé, tous les lycéens craquent pour Mandy Lane, cherchant à la conquérir par tous les moyens. Mais elle ne cède jamais, promenant nonchalamment son innocence le plus loin possible de la testostérone en ébullition. Neuf mois après l’accident qui coûta la vie à l’un de ses prétendants, elle accepte de se joindre à cinq amis dans le ranch texan de l’un d’entre eux. Les parents ayant momentanément déserté les lieux, les cinq adolescents sont livrés à eux-mêmes, bien que le gardien des lieux, un cow-boy ténébreux, ne les quitte jamais longtemps des yeux. Les trois garçons présents tentent leur chance à tour de rôle avec Mandy, en vain. L’ambiance reste bon enfant, jusqu’au premier meurtre. Car un assassin encapuchonné rôde dans les environs, armé jusqu’aux dents, et semble être bien déterminé à transformer tous ceux qu’il croise en chair à saucisse. Le week-end entre amis vire alors au cauchemar le plus éprouvant…

Tous les Garçons Aiment Mandy Lane est un slasher dans la pure tradition du genre. Mais au lieu du second degré cinéphilique d’un Scream ou de la brutalité réaliste d’un Wolf Creek, le premier long-métrage de Jonathan Levine emprunte une voie jusqu’alors méconnue : celle de ce qu’on pourrait appeler le « serial killer poétique ».

Élégante, enivrante, sa mise en scène collectionne les images nostalgiques d’une période lycéenne atemporelle, capte les insouciances et les frustrations, les petits plaisirs et les grandes douleurs, pour mieux basculer en cours de métrage vers une horreur au premier degré. En ce sens, Tous les Garçons Aiment Mandy Lane pourrait presque être appréhendé comme un croisement imprévu entre Vendredi 13 et Virgin Suicide.

Une indéniable beauté formelle nimbe le film, notamment via la photographie un brin rétro de Darren Genet et la musique étrange composée par Mark Schulz. Du coup, lorsque le sang se met à couler, le décalage surprend, d’autant que chaque exaction du tueur énigmatique est filmée avec une brutalité et une violence presque insoutenables, à mi-chemin entre un Rob Zombie et un Alexandre Aja. L’amour et la mort se côtoient donc de près ici, à moins qu’ils ne soient très étroitement liés. Qui est ce meurtrier ? Quelles sont ses motivations ? Qu’adviendra-t-il de Mandy Lane, véritable reine des abeilles trônant au milieu d’une ruche masculine en pleine effervescence ? Le mystère s’éclaircit au cours de la révélation de l’identité du tueur, au milieu du film. Dès lors, l’intrigue prend une dimension nouvelle et s’achemine vers un climax forcément sanglant.

Si Tous les Garçons Aiment Mandy Lane séduit par ses audaces et ses choix esthétiques, on peut tout de même regretter que le scénario de Jacob Forman se plie aussi facilement aux conventions habituelles du slasher, et que le twist final soit aussi artificiel, lorgnant dangereusement du côté de Scream. A ces réserves près, le premier film de Jonathan Levine est un vrai rafraîchissement pour tous les amateurs du genre.

Pour découvrir les critiques d’Herbert West, cliquez ici

Commentaires sur le film

Tous les garçons aiment les bons slashers

4 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Un très beau slasher, avec une photo superbe, une atmosphère prenante et un côté très attachant. La musique décalée et la mise en scène entre efficacité et prétention un peu arty est très sympa. Bref, très bonne surprise et twist pas mauvais (un peu prévisible sans doute mais je l’ai pas vu venir), du tout bon pour un fan de slasher !

1er avril 2009 à 23:04 | Par hellrick

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