Critique de film

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Tour sur le bolide (Un)

"Riding the Bullet"
affiche du film

"Un tour sur le bolid'" est un thriller surnaturel qui se déroule à Halloween en 1969. Il raconte la journée d'un jeune étudiant anglais de 21 ans, Alan Parker (Jackson). Désemparé après avoir été plaqué par sa copine (Christensen), il tente de se suicider mais échoue dans sa tentative. Peu de temps après il apprend que sa mère (Hershey) a eu une attaque cardiaque. Il décide alors d'aller la retrouver. Sur le chemin, il est pris en auto-stop par un conducteur venu d'un autre monde (Arquette) au volant d'un Mustang, et qui porte lui même de terribles secrets.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Un tour sur le bolide - Crash inévitable
Par : Damien Taymans
Tags : Stephen King

Mick Garris s’est autoproclamé plus grand fan des œuvres du romancier Stephen King. Et à contempler l’étendue de sa très pauvre filmographie, on ne peut que lui donner raison puisqu’il compte déjà à son actif les adaptations du Fléau, de La nuit déchirée et de ce Un tour sur le bolide (vu le titre du film, je pensais que le réal serait Schumacher – bon, ok, je sors). A l’origine, le projet est assez étrange puisque la nouvelle kingienne ne connaît pas la joie d’une impression papier et se trouve destinée à une e-exploitation, nouvelle lubie de l’écrivain en ce début des années 2000. Le romancier compte profiter du nouveau media en vogue pour distiller ses nouveaux écrits. L’expérience ne sera que de courte durée puisqu’elle ne s’avère pas aussi fructueuse que prévu.

Drôle d’idée de la part du créateur des Masters of Horror que de s’adonner à la transposition en format long d’une assez courte nouvelle méconnue et très dialoguée du maître de l’épouvante. Trois défauts majeurs de l’œuvre originelle qui ne cessent de mettre des bâtons dans les roues de Garris qui ne parvient jamais à rendre son métrage intéressant et perd en l’adaptant la substance intellectuelle qui faisait l’attrait de la nouvelle.

Un tour sur le bolide dépeint la quête d’un héros lisse : Alan Parker est un étudiant étrange qui vit une relation pour le moins atypique avec sa petite amie et se coltine deux copains de chambrée ramollis du cerveau. La veille d’un concert phénoménal se déroulant à Toronto avec sur scène le grand John Lennon, Alan reçoit un coup de téléphone lui annonçant que sa mère est internée à l’hôpital à la suite d’une attaque. Affecté par la nouvelle, Alan abandonne son projet du week-end pour rejoindre sa mère malade et, pour ce faire, doit se contenter du stop le long des routes du Maine…

S’ouvre alors une quête vers la vérité et vers la délivrance pour Alan. Au fil de son périple, le jeune homme apprend à mieux se connaître et, chose importante, à découvrir un sens à sa vie en évitant la mort. C’est que l’ado puéril avait tenté de mettre fin à ses jours en se coupant les veines à al suite de la rupture qu’il venait d’endosser. Décrit comme un être fragile, Alan se révèle surtout mollasson et très lisse. Garris a beau le planter dans des situations décalées et nous arroser de flashbacks superflus mettant en scène des bribes de son enfance, on se trouve bien en peine d’adopter la moindre identification ou d’éprouver une once de sympathie à l’égard de ce héros transparent et inintéressant.

Il faut dire qu’une bonne partie du film ne se cantonne qu’à décrire un début de pérégrination très ennuyeux. Alan avance pas à pas sur la route, est embarqué à plusieurs reprises et côtoie divers personnages cinglés dont un ex-taulard devenu hippie et un vieillard qui se tâtonne sans cesse le bas-ventre en évoquant la mort de son épouse. Une heure emplie de bavardages insipides et de situations autant rocambolesques qu’inutiles.

Au bout d’une heure apparaît David Arquette qu’on identifie au messie qui parviendra à sauver du déluge une œuvre qui prend l’eau de toutes parts depuis son introduction. Mais il n’en est rien. L’action reste inerte et les palabres incessantes et vaines reviennent à la charge au point d’en venir à préférer les discours politiques du Parti Communiste davantage intéressants que ces moralisations flasques qui nous serinent à grands renforts de métaphores bernard-henri-lévyennes l’importance de la vie, la haine de la mort et les vraies valeurs que constituent le sens de la famille et le pardon.

Le choix cornélien imposé par le George Staub de l’histoire n’y changera rien : contrairement au bolide qui suit un trajet immuable, le métrage de Garris fonce droit dans le mur et ne parvient à redresser sa course que durant vingt petites minutes avant de s’autodétruire définitivement par le biais d’un épilogue digne des historiettes de Pierre Bellemare. Pour ma part, deuxième vision de ce métrage et toujours la même sentence implacable : « Le bolide aurait mieux fait de se Garris au lieu de démarrer. »

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