Critique de film

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Tour du Diable (La)

"Tower of Evil"
affiche du film

Sur la petite île de Snape Island, perdue au large de lâ

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Critique de La Tour du Diable - Pour Candace et l’ÎLe Noire...
Par : Gore Sliclez
Tags : Sorcellerie

Sur la petite île de Snape Island, perdue au large de l’Ecosse et où se dresse un unique phare, deux pêcheurs accostent et découvrent le spectacle macabre de trois jeunes adolescents assassinés sauvagement. Seule survivante, Penny (Candace Glendenning), dans un état second, tue un des deux pêcheurs avant d’être maîtrisée et incarcérée dans un institut spécialisé. Son récit des évènements relate des faits de sorcellerie, d’envoûtement et de rituels macabres. Intrigués par une lance phénicienne très ancienne trouvée empalée dans le corps d’un des adolescents, une équipe de scientifiques décide de se rendre sur place à la recherche d’un trésor dédié à la divinité Baal.

Réalisé en 1972 par le britannique Jim O’Connolly, connu pour avoir réalisé quelques épisodes du Saint, la Tour du Diable est un film représentatif du cinéma fantastique de l’époque qui alliait volontiers anciennes reliques démoniaques, divinités anciennes et obscures ainsi que monstres répugnants. Les découvertes archéologiques et le regain d’intérêt porté aux anciennes religions apportaient durant cette décennie son lot d’œuvres ésotériques, horrifiques et mystiques.

La présence de Richard Gordon à la production (First Man Into Space, Devill Doll, Curse of the Voodoo ou encore Island of Terror et Inseminoid) confirme la tendance et le choix de Bryant Haliday (Devil doll) dans le casting, acteur fétiche et charismatique du producteur.

Réalisé dans des décors (atout majeur du film) remarquablement fabriqués dans les célèbres studios Shepperton ou tout simplement naturels, le film nous entraîne dans un huit clos surprenant qui nous rappelle étrangement l’Île du Diable de Tintin avec cet îlot écossais baigné dans la nuit obscure et cette ancienne fortification à peine éclairée par une lune capricieuse. Dehors des cris étranges obligent les héros à sortir et investiguer afin de découvrir le terrible secret qui se cache derrière les murs de ces ruines.
Seventies obligent, le film comporte ses scènes d’un érotisme naïf voire libertin. Mais si l’atmosphère tendue et particulière du film captive le spectateur, il faut reconnaître que les effets spéciaux sont d’un grotesque qui rappelle le côté cheap de l’entreprise. Avec un budget minimaliste il ne fallait pas s’attendre à autre chose malheureusement et c’est bien dommage malgré un scénario, certes alambiqué, mais bien ficelé.
Des monstres d’un ridicule Z et une mise en scène trop classique nous feraient presque oublier un casting pourtant intéressant avec les présences de Mark Edwards (Blood from the Mummy’s Tomb, 1971), Candace Glendenning (Satan’s Slave, 1976) ou encore Robin Askwith (Horror Hospital, 1973) tous actifs sur la scène du cinéma fantastique britannique de l’époque.

Un film de série B sympathique donc qui a préféré investir son budget dans son casting plutôt que dans le maquillage et le choix d’un bon réalisateur. Gageons que ce scénario, pourtant très bien écrit, exploité par les mains d’un Mario Bava aurait donné une toute dimension au film. Reste une atmosphère particulière et le corps dénudé d’une Candace Glendenning décidément superbe…

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