Critique de film

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Toolbox murders

"Toolbox murders"
affiche du film

A Hollywood, Nell et Steven, un jeune couple marié, emménagent dans un appartement insalubre. Pendant que Steven travaille à l'hôpital, Nell se charge des travaux de rénovation mais des bruits étranges la trouble de plus en plus. Et si quelqu'un se cachait derrière les murs de l'appartement ?

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Toolbox murders - Rangez-moi cette boîte à outils !!!
Par : Damien Taymans
Tags : Slasher, Remake

Le génie de Tobe Hooper s’est essoufflé considérablement avec le temps. Depuis la réussite de Massacre à la tronçonneuse et de Poltergeist (dont on hésite toujours à lui attribuer la pternité), le reste de la carrière de Hooper en a pris un grand coup et il faut avouer que le réalisateur vient de passer deux décades à nous fourguer des œuvres sans panaches, tellement éloignées de sa première réussite.

Avec Toolbox murders, Hooper entend remettre au goût du jour un métrage sorti en 1978 et qui mettait en lumière une tuerie provoquée par un meurtrier répugnant doté d’une boîte à outils bien fournie. Reprenant sous son aile les scénaristes Jace Anderson et Adam Gierasch avec lesquels il a notamment travaillé sur le pas génial Crocodile (2000).

Travaillé avec niaiserie, le scénario n’est certainement pas le point fort du métrage. De nombreux événements se produisant grâce à des coïncidences incroyables. Quand une femme est tuée et clouée au plafond, elle échappe au regard des flics qui ne poussent pas l’observation jusqu’à la chambre. Quand une femme se fait étouffer et transpercer la gorge à l’aide d’une foreuse, le tout échappe aux yeux du jeune homme qui matait la dite femme quelques secondes auparavant mais qui a été distrait par l’arrivée de sa mère. Quand une locataire s’interroge sur l’absence des chambres 04 à tous les étages, le propriétaire n’est pas au courant… Autant d’exagérations niaises qui trahissent déjà quelque peu la bonne volonté de Hooper. Tentant de légitimer cet état de fait, on présente Neil (Angela Betis) comme une femme trop peureuse qui crie au loup sans raison. Mais cela ne suffit pas à faire digérer un scénar qui aurait tout aussi bien pu être raccourci de quelques dizaines de pages.

L’autre erreur affreuse que commettent les scénaristes est de s’entêter à nous faire suivre une mauvaise piste. Nous proposant un procédé cousu de fil blanc, Hooper et ses comparses veulent nous présenter le tueur idéal alors que même des enfants auraient deviné que celui-ci ne représente aucunement le profil du psychopathe qui hante les lieux. Et d’y aller avec des mouvements de caméra inquiétants quand ils exposent cette tête de Turc dont le look a été travaillé de sorte à ce que le public tombe dans le panneau. En plus d’être complètement naïfs et de ne pas s’en rendre compte, les gamins de l’équipe ont cru que nous étions nous ingénus…

Cependant, il faut reconnaître de bonnes idées à ce Toolbox murders. Les crimes valent leur pesant d’or et, comme c’était le cas dans le film originel, Hooper parvient à diversifier les meurtres commis grâce à l’étendue des outils utilisés et à créer des effets gores relativement sympathiques. Ainsi, on a droit à une tête coupée, une scie qui coupe en deux, un affreux meurtre au marteau, j’en passe et des meilleures. On soulignera aussi l’utilisation réussi des lieux en toile de fond. Le bâtiment vétuste parvient à procurer son petit effet et a de quoi donner des sueurs froides aux habitants. Enfin, le bon choix de l’héroïne incarnée par Angela Bettis (May, Liaison bestiale), héroïne sans cesse portée à l’écran et par l’intermédiaire de qui les événements sont filtrés.

Ainsi, on pourrait affirmer que l’équipe de réalisation aurait pu effectuer un travail supérieur à ce qui a été fait. Sans Tobe, c’eût pu être mieux. Mais n’oublions pas que sans lui, c’eût pu être pire aussi. Laissons donc Hooper nous livrer les films comme il l’entend puisqu’il vient plus ou moins de prouver qu’il n’est pas encore tout à fait mort…


Critique de Toolbox murders - Une boite à illusions...
Par : Gore Sliclez

Un jeune couple, Nell et Steven Barrows, désireux de s’installer à Hollywood, emménage dans un vieil immeuble historique de la ville appelé le Lusman Arms. Un immeuble lugubre en pleins travaux de rénovation où de mystérieuses disparitions se succèdent sans éveiller l’intérêt des locataires sauf celui de Nell qui découvre qu’à l’intérieur des murs du bâtiment réside un terrible secret.

Réalisé en 2003, Toolbox Murders est une énième tentative de Tobe Hooper de renouer avec un succès qui lui échappe maintenant depuis un certain Poltergeist de 1982. Adulé pour avoir créé une des œuvres les plus subversives du cinéma d’horreur avec Massacre à la tronçonneuse, l’ami Hooper semble avoir depuis choisi la même voie qu’un Wes Craven perverti par l’appât du gain d’un cinéma pop-corn facile et niais et dont le seul nom apposé au casting permit de croître sa fortune au grand dam de ses aficionados de la première heure.

Complètement dépassé par une génération talentueuse de jeunes réalisateurs réussissant maintenant ce qui fit la renommée du Texan autrefois, Tobe décide alors de relancer pour ce film-ci un nouveau boogeyman à l’instar de son mythique Leatherface.
Car il faut bien le reconnaître, le masque de cuir en moins, notre croquemitaine 2003 possède de nombreuses caractéristiques communes avec le tueur en série du Texas. Le visage déformé, une force herculéenne et le goût du craspeque entre autres…

Et comme pour mettre un maximum de chances de son côté, le réalisateur fit appel à Angela Bettis, découverte dans l’émouvant et surprenant May et promise à un bel avenir en raison de son immense talent.
Pour le reste, Toolbox Murders n’est qu’une alternance de procédés récurrents, de clichés faciles prouvant une nouvelle fois la flemme de Hooper qui bénéficiait pourtant ici d’un scénario original (des pièces secrètes situées au sein même de la bâtisse) mais qui au final s’avère être un pétard mouillé car trop rapidement expédié et noyé dans cette volonté visuelle de balancer des scènes sanglantes toutes les cinq minutes.

Long, ennuyeux, on anticipe des minutes à l’avance chaque scène censée nous plonger dans l’effroi. Et ce ne sont pas les quelques scènes gore qui parviendront à maintenir éveillé un pauvre spectateur décidément approvisionné en masse ces temps-ci de ces films insipides, labellisés teenage et contentant la branche la moins hardcore et nihiliste des amateurs de genre.

Toolbox Murders ce n’est ni plus ni moins qu’une coquille vide que l’on tente de faire avaler aux moins convaincus d’un cinéma plus librement engagé et novateur…


Oeuvres liées :

Toolbox murders (1978)

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