Critique de film

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Tomie Unlimited

"Tomie: Anrimiteddo"
affiche du film

Tsukiko et ses parents ont bien du mal à faire le deuil de Tomie, décédée quelques mois plus tôt, violemment empalée par un bout de ferraille qui tombait d’un toit. Mais le jour de l’anniversaire de Tomie, la petite Tsukiko sera bien surprise de voir réapparaitre cette dernière…toute fraiche et pimpante. Mais d’une humeur incendiaire. S’agit-il vraiment de sa sœur, revenue d’entre les morts ? Ou bien d’un mystère plus insondable encore ?

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Tomie unlimited - Two Unlimited
Par : Seb Lecocq
Tags : Etrange festival 2011

Chez Cinemafantastique, on ne sera jamais assez reconnaissants envers Noboru Iguchi de nous avoir offert Machine Girl et d’avoir fait éclater le talent de Minase Yashiro à la face du monde. Depuis ce jour, on l’aime d’amour et on suit d’un œil attentif ses divers projets. Pour son dernier film en date, Iguchi quitte le giron douillet de Sushi Typhoon pour reprendre en main les rennes de la franchise Tomie dont cet « Unlimited » est déjà le neuvième film. Initiée par la Toei, Tomie se base sur le manga du cultissime Junji Ito, créateur du personnage qui donnera son nom au héros de l’histoire. Si les mangas sont d’excellente facture, les films ont davantage été d’honnêtes série B vaguement effrayantes anticipant le tsunami Ring en capitalisant sur la renommée de son personnage principal. Après un début de franchise sympathique, la série commence à s’enliser pour finir dans l’antichambre du dtv nippon. On était donc curieux de voir ce qu’un fou furieux comme Iguchi allait pouvoir faire d’une franchise dans un très sale état.

Pas grand-chose en fait. Dans un premier temps, Iguchi s’applique à cadrer correctement mais sans génie et sans la folie qui caractérise ses précédents films. Ici tel un fonctionnaire de l’audiovisuel, il cadre standard et totalement illustratif sans autre ambition que de filmer ses comédiens le mieux possible. Enfin, Tomie finit par mourir et par revenir le jour de son anniversaire. Comme une fleur, fraiche et en grande forme. Mais bon, comme d’habitude, cette garce de Tomie est revenue d’entre les morts afin de faire payer un peu tout le monde. On en est déjà à la moitié du film et, à part les pérégrinations domestiques de la famille de Tomie, il ne s’est pas passé grand-chose. Juste le plaisir de regarder des petites lycéennes dans leur uniforme réglementaire. Le détail qui rendra toujours un film japonais plus intéressant que n’importe quel autre film de n’importe quel autre pays. D’ailleurs, en parlant de lycéennes, le film est centré sur le duo Arai Moe dans le rôle de Tsukiko et Nakamura Miu dans celui de Tomie. Les asiatophiles et autres amateurs de J-pop auront reconnu la présence de Aika Ota, membre des AKB 48 dans un second rôle.

Pas bête, Iguchi s’est lancé dans le projet en emmenant une bonne partie de ses collaborateurs habituels au sein du collectif Sushi Typhoon puisqu’on retrouve Jun Tsugita au scénario, Yoshihiro Nishimura aux effets spéciaux et Takeshi Wada au montage. C’est d’ailleurs grâce aux deux derniers cités que le film décolle et surnage. Takeshi Wada insuffle un bon rythme aux scènes gore et taille dans le gras des scènes plus anodines, ce qui permet d’emballer le film en une petite heure quinze. Nishimura quant à lui fait…du Nishimura en triturant Tomie de toutes les façons possibles et imaginables et en faisant gicler le sang dans tous les sens et sur tous les personnages du film. Et Iguchi là dedans ? Autant il semblait en difficulté dans les premières minutes du film (ou alors il s’emmerdait ferme, comme nous, attendant le début des choses sérieuses) autant il retrouve sa verve lorsque Tomie passe à l’action en renouant avec sa violence et son humour proche du slapstick habituel. C’est dans sa dernière demi-heure que Tomie Unlimited se laisse enfin savourer, lorsque son réalisateur retrouve son naturel et sa touche naturelle. C’est simple la dernière demi-heure ressemble à s’y méprendre à du Sushi Typhoon pur jus là ou le début présentait un intérêt plus que limité.

Au final, Iguchi réussit ce qu’il sait faire de mieux, du gore rigolo et gentiment timbré, mais échoue à rendre captivant ses scènes d’exposition au cadre plus classique. Il faut parler d’échec pour Iguchi qui livre un film qui n’est pas honteux mais qui ne parvient pas à redonner un second souffle à la franchise Tomie. Pourtant, on retiendra une dernière demi-heure sympathique même si on attendait beaucoup plus de la collaboration entre Iguchi et la franchise Tomie. Dommage donc mais tout cela n’enlèvera rien à l’amour que nous portons à Iguchi qui, j’en suis certain, nous réservera encore de belles surprises dans le futur. Par contre, concernant la saga Tomie, il est peut-être temps de la laisser mourir de sa belle mort.


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