Critique de film

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Tombville

"Tombville"
affiche du film

David, 25 ans, se réveille dans un village plongé dans l’obscurité sans aucun souvenir de ce qui lui est arrivé ni de comment il a atterri là. Il réalise rapidement qu’il lui est impossible de quitter cet endroit: quelle que soit la direction qu’il prend, il revient toujours au même point de départ. Des souvenirs de son passé lui reviennent peu à peu, comme les pièces d’un puzzle. Et David comprend alors ce qu’il doit faire pour pouvoir s’échapper de son calvaire…

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Trailer - Tombville (2014)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Tombville - City trip halluciné
Par : Damien Taymans
Tags : BIFFF 2014

David se réveille en pleine nuit dans un village qu’il ne connaît pas et ne sait absolument pas comment il y a atterri. Sur place, pas l’ombre d’un Sultan of Kebab pour casser la croûte et aucun office du tourisme indiquant les monuments incontournables de la région. En même temps, David est contraint de s’offrir un city "trip" au sens littéral du terme étant donné qu’il lui est impossible de quitter la ville. Au fur et à mesure, le pauvre hère se replonge dans des souvenirs douloureux de son enfance, pièces éparses d’un vaste puzzle, pour tenter d’élucider le mystère...

Premier long à ouvrir le bal du Belgian Film Day, Tombville de Nikolas List s’illustre dans le registre expérimental, flirte avec le surréalisme et confine à l’horreur en même temps qu’il sonde la psyché de son héros. Un vaste programme pour cette petite œuvre minimaliste qui a coûté la bagatelle de 10 000 euros et s’est vue sélectionnée dans une kyrielle de festivals. Une petite œuvre certes, mais qui propose une expérience grisante, du moins dans un premier temps. La caméra de Nikolas List épouse le point de vue subjectif du personnage principal, mais un point de vue déformé, tronqué qui nous plonge au cœur du cauchemar, en plein chaos, soutenu par une bande-son consolidant l’abstraction des images qui recourt à des sonorités disparates parfois inaudibles parfois aiguës voire agressives.

Dans ce trip hallucinatoire, les références à l’univers des contes de fées pleuvent (dont de multiples œillades à Alice au pays des Merveilles) et le terrain semble de temps à autre connu, balisé mais le récit se montre suffisamment alambiqué et intrigant pour capter l’attention du spectateur, bousculé par les cahots qu’offre le parcours initiatique de David. Et le puzzle narratif de se monter progressivement pour révéler l’essence même de cette quête identitaire, noyée dans un symbolisme parfois inutile, qui taraude le héros. C’est en accolant les uns derrière les autres ses flash-backs qu’il aboutira à une compréhension globale de cette scène de son enfance, trauma qu’il balade depuis en bandoulière sans parvenir à s’en défaire.

Ce premier essai de Nikolas List est un métrage expérimental audacieux, une sorte de trip halluciné dans le monde de l’absurde et des ténèbres qui évoque Lynch et Kafka, sans en atteindre - loin s’en faut - la puissance symbolique et métaphorique. On pointera encore une direction d’acteurs assez approximative, un montage trop cut et une bande-son qui, si elle paraît appropriée au sujet, n’en demeure pas moins irritante.


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