Critique de film

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The Thompsons

"The Thompsons"
affiche du film

La famille Hamilton, obligée de déménager, s'installe dans un nouvel endroit, sous un nouveau nom...

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Trailer - The Thompsons (2012)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Thompsons - Hamilton’s Return
Par : Damien Taymans
Tags : BIFFF 2013

"Autre ville, autre nom, même famille, plus grands problèmes". Telle était la tagline de l’un des premiers visuels de The Thompsons, séquelle inattendue de The Hamiltons des Butcher Brothers. Les faux frères, après avoir expérimenté le mélange des genres relevé à la sauce rock’n roll avec The Violent Kind, reviennent à leurs premières amours en pistant leur fratrie (vraie, celle-là) de vampires qui effectué le périple dans la campagne anglaise. L’objectif est double : fuir la chasse aux sorcières entamée sur le sol ricain depuis un carnage perpétré dans une station-service et demander à un clan local de soigner leur petit frère, blessé lors de la rixe.

Moins amateur, racoleusement bis que leur première œuvrette, The Thompsons se montre aussi désespérément convenu. A part quelques torsions au mythe vampirique écrémé depuis de ses traditions (soleil et ail n’ont plus d’emprise sur les monstres à canines), le récit offre peu de surprises et se contente peu ou prou d’offrir une alternative musclée à la lutte des clans façon Stephenie Meyer. Les enjeux sont tout autres pour les Butcher Brothers bien décidés, à travers ce voyage initiatique, à ériger une esquisse de mythologie à leur troupeau d’encanaillés qui se rachètent pour l’heure une conduite en justifiant leurs actes sanguinaires par les impitoyables lois de la Nature. Maudite nature d’ailleurs qui a engendré la sublime Riley, seul élément du clan à n’avoir pas hérité de la malédiction sanguine de ses congénères et qui se voit mise au ban par le patriarche de sa propre lignée. Cette mise en abyme de l’ostracisation illustre à elle seule le brio des auteurs à peindre des personnages marginaux, torturés jusque dans leur chair, luttant telles des bêtes sauvages pour leur propre survie ou pour escalader les étages de la pyramide alimentaire, c’est selon.

Toujours aussi peu inspirés dans l’art de la mise en scène, Altieri et Florès réchappent leur cinéma en modernisant par touches discrètes un schéma des plus classique, n’hésitant pas au passage à afficher clairement leurs références quitte à citer stricto sensu les œuvres fondatrices de leur conception du septième art (Les Frontières de l’aube notamment). Hamiltons et Thompsons, comme Altieri et Florès, ne font qu’un et revigorent un tant soit peu une production horrifique en pleine ankylose.


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