Critique de film

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The Zero Theorem

"The Zero Theorem"
affiche du film

Londres, dans un avenir proche. Le monde est plus que jamais sous la surveillance d’une autorité invisible et toute-puissante grâce aux avancées technologiques. Qohen Leth, génie de l’informatique, vit en reclus dans une chapelle abandonnée. Il y travaille sur un projet secret que lui a confié celui qu’il appelle Le Directeur et visant à décrypter le but de l’Existence – ou son absence de finalité – une bonne fois pour toutes. Sa solitude est interrompue par les visites des émissaires du Directeur : Bainsley, une jeune femme mystérieuse qui tente de le séduire, et Bob, le fils prodige du Directeur. Qohen attend désespérément l’appel téléphonique qui lui apportera les réponses à toutes les questions qu’il se pose depuis si longtemps. Mais ce n’est que lorsqu’il aura éprouvé la force de la passion amoureuse et du désir qu’il pourra commencer à comprendre le sens de la vie…

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Trailer - The Zero Theorem (2013)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Zero Theorem - Big Brother is watching you
Par : Samuel Tubez
Tags : BIFFF 2014

Don Quixote, arlésienne qui hante depuis une quinzaine d’années la filmographie de Terry Gilliam a inexorablement amoindri le réalisateur qui, depuis, tente tant bien (Tideland) que mal (Les frères Grimm) de se refaire une santé cinématographique. Jamais à court d’idées folles, l’ex-Monty Python n’est donc certainement pas du genre à se laisser aller et cet énigmatique Zero Theorem, nouvelle dystopie rejoignant Brazil et L’armée des douze singes, nous le prouve d’assez belle manière.

Dans un avenir plus ou moins proche, la société est sous la surveillance constante d’une autorité, le « Management » (Matt Damon), possédant et maîtrisant la technologie. Qohen Leth (Christoph Waltz), un surdoué de l’informatique esseulé vivant dans une chapelle décrépie, doit travailler sur un projet secret consistant à démontrer quel est le but de l’Existence. Lui-même en attente de réponses, la tâche rend Qohen de plus en plus névrosé jusqu’à l’apparition de Bainsley (Mélanie Thierry), jeune femme mystérieuse et de Bob (Lucas Hedges), le fils prodige du directeur, qui feront sortir de sa coquille l’homme et l’aider dans sa quête de réponses.

Entre le Meaning of life tourné avec ses potes des Monty Python et Brazil, Gilliam s’interroge donc une fois de plus à notre nature profonde et notre devenir. Loin d’être prise de tête, son exploration du questionnement fondamental prend ici davantage les traits d’une grosse farce burlesque et satirique plutôt que de l’analyse scientifique pompeuse. En bon admirateur d’Orwell, l’occasion était en effet trop belle pour lui de taper une fois de plus sur les doigts d’une société totalitariste et oppressante, mettant ici en évidence l’omniprésence d’une autorité surveillant sans cesse nos faits et gestes via de multiples capteurs et écrans. Toujours connectés, toujours surveillés, nous dit Gilliam au travers des séquences de son film qui ne manquent pas de mordant et qui s’avèrent parfaitement significatives. Pas de télétravail sans avoir de comptes à rendre, aucune intimité dans les séances de psy, pas de sexe sans fibre optique,…la société décrite dans The Zero Theorem ferait presque froid dans le dos si Gilliam n’y avait pas mis son inénarrable sens de la dérision. Loin des visions apocalyptiques et désespérées, son futur est étonnement coloré (très jolie direction artistique), fourmillant de détails amusants et/ou interpellant (livraison à domicile d’une quatre fromages : bien plus qu’une pizza !). Tout comme son court The Crimson Permanent Assurance et son chef d’œuvre Brazil, The Zero Theorem est aussi et surtout une ode à la liberté doublé d’un film d’amour, la relation entre Qohen et Bainsley faisant parfaitement écho aux inoubliables escapades aériennes de Sam Lowry et Jill Layton avec un sens du kitsch toujours assumé (les séquences sur la plage). Parfaitement à l’aise dans l’univers de Gilliam, Christoph Waltz étonne une fois de plus par sa prestation en campant cet esclave des temps modernes qui tente de fuir ce paradis perdu qu’est devenu le Monde. Un personnage azimuté et névrosé entouré de bien d’autres, comme celui tenu par une Mélanie Thierry frivole que ce coquin de Gilliam n’hésite pas à filmer sous toutes les coutures, la transformant en parfait objet de fantasmes. Pas le moindre des atouts de ce film regorgeant d’idées et de savoir-faire.

Terry Gilliam revient à ses premiers amours en livrant une belle itération de son cultissime Brazil. Quel plaisir de retrouver son univers singulier dans cette dystopie pas comme les autres, même si la farce burlesque prend un peu trop le pas sur la critique sociale et l’émotion. C’est qu’à force d’idées saugrenues, le réalisateur perd quelque peu le fil de son histoire…mais c’est aussi pour toute cette folie qu’on l’aime !


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