Critique de film

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The Forest

"The Forest"
affiche du film

En 1936 en Aragon, Ramón (Brendemühl) et son épouse découvrent dans un bois une porte ouvrant vers une autre dimension.

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Trailer - El Bosc (2012)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Forest - Les aventures de Dora
Par : Damien Taymans
Tags : BIFFF 2013

Ramon et Dora coulent des jours paisibles dans leur petite fermette d’Aragon. Presque paisibles car, en ces temps de tensions pré-conflit civil, Ramon est taxé de fasciste par les anarchistes qui prennent bientôt le pouvoir et le contraignent à vivre dans la clandestinité. Et pendant que les Rojos piquent sans vergogne les poules de Ramon et tripotent les miches de sa poule personnelle, il se cache dans les environs, guettant l’éloignement des troupes pour regagner momentanément ses pénates. Conscient que cette partie de cache-cache ne peut durer, il décide de pénétrer dans une boule mystérieuse qui apparaît semestriellement entre trois arbres de son jardin. Et tandis qu’il s’enfonce dans une réalité alternative, Dora restée seule avec sa mioche sur les bras, protège ses arrières comme elle peut...

A l’écran, le monde de Dora dénote avec celui criard et peuplé d’animaux loquaces capables de tailler la bavette en franglais à la vache espagnole du coin de son homonyme exploratrice. Chez Aibar, le tableau tient plus du Guernica de Picasso que des prodigieuses peintures contrastées de L’échine du diable et du Labyrinthe de Pan de Del Toro. S’appuyant sur un scénario de l’écrivain Albert Sanchez Pinol (le Lovecraft ibère selon le cinéaste...), Aibar se focalise sur le côté sombre de son récit quand le merveilleux n’éclabousse jamais au-delà du miroir et n’atteint donc l’écran que par touches minimes. Dès lors, une tragédie à prétention universaliste offre son ultime répétition sur un plancher historique aux multiples craquements. Car, en fin de compte, le contexte importe peu : ce microcosme où luttent communistes anars et libertadores pour le cœur et le gîte d’une Aldonza est une basse-cour peuplée de coqs rivalisant de jalousie et ergotant accessoirement pour de prétendus idéaux politiques.

Progressivement, la toile de fond se craquèle et l’argument fantastique se réduit à peau de chagrin. Ne reste de la fresque d’Aibar qu’un crayonné sans âme, un contour aux traits bien trop légers.


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