Critique de film

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The Crack

"El resquicio"
affiche du film

Un an après le meurtre de la jeune Marcela, sa famille part s’isoler quelques temps à la campagne dans l’espoir d’en faire le deuil. Mais leur retraite va rapidement virer au cauchemar. L’isolation de la famille ravive les souvenirs de la mort de Marcela et révèle de sombres secrets : l’attirance d’un fils pour sa tante, la haine d’un autre pour son frère, l’univers macabre dans lequel s’enferment les jumeaux de sept ans. Rapidement la famille s’enfonce inévitablement dans une spirale de folie dont certains ne sortiront pas indemne.

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Trailer - The Crack (2012)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de The Crack - "The Crack pour ma tata"
Par : Damien Taymans
Tags : NIFFF 2013

Un an après la mort de Marcela, sa famille part s’isoler dans une hacienda. L’objectif de ce séjour est de renouer des liens délacés depuis le drame et de faire le deuil. Mais cet isolement vire bientôt au cauchemar. Du moins pour le jeune Tomas qui tombe éperdument amoureux de sa tante Angelica qui exhibe un physique de rêve et se montre suffisamment charmeuse que pour faire tourner la tête de ses deux neveux. La bombe est dans la place, l’explosion ne saurait tarder...

L’étonnante sélection de The Crack en compétition aux festivals de Gérardmer et de Neuchatel pose question. Constamment aux bords du fantastique, le premier long du Colombien Alfonso Acosta revendique avec difficulté son appartenance au genre. Au sein de ce drame familial suivant pas à pas les diverses figures d’une famille désintégrée depuis le tragique décès de la jeune Marcela, l’atmosphère peine à devenir pesante et délétère. Lentement porté à ébullition, le climax ne fait ressentir ses effets que lors d’un dernier acte plus percutant certes, mais trop tardif. Pour atteindre ce pseudo-nirvana planqué à l’ombre de ce délire auteurisant, il aura fallu composer avec les longs silences chargés de non-dits, les cadrages soutenant un semblant d’ambiguïté et les relations équivoques entretenues par la tata bonnasse et son neveu lubrique. Acosta reprend à son compte une recette éculée du cinéma dit d’auteur : lorgner vers un tabou et en livrer une représentation naturaliste sur un rythme de sénateur, en appuyant chaque plan pour permettre au malaise de poindre. En lieu et place, l’ennui montre le bout de son tarin et les enjeux dramatiques filent à la colombienne ("très vite, en consommant des substances prohibées" - Waïkamédia) tandis que le spectateur hagard prend conscience de la profondeur du piège dans lequel il s’est laissé entraîner.

Reste que The Crack, drame plutôt pataud même dans sa description de la naissance du désir adolescent, peut compter sur l’interprétation convaincante de la très attirante Fiona Horsey et sur un dénouement un brin plus brutal et dynamique que ce que l’œuvre avait laissé voir.


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