Critique de film

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Terror Train

"Terror Train"
affiche du film
  • Année de production : 1980
  • Réalisateur : Roger Spottiswoode
  • Scénariste : T.Y. Drake, Daniel Grodnik
  • Acteurs : Timothy Webber, Jamie Lee Curtis, Hart Bochner, Ben Johnson, David Copperfield
  • Musique : John Mills-Cockell
  • Genre : Horreur - Slashers
  • Pays d'origine : USA
  • Durée : 1h37
  • Budget : 3,5 millions de dollars
  • [
  • Bande annonce
  • ]
  • Récompenses : Nominé aux Saturn Awards de la meilleure actrice (Jamie Lee Curtis) et Meilleur film international (1981) Nominé aux Genie Awards de la Meilleure direction artistique, Meilleure musique de film et Meilleur son (1981)

Une classe dâ

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Terror train - Petite sauterie entre amis...
Par : Gore Sliclez
Tags : Slasher

Voilà un scénario tout ce qu’il y a de plus simple et de plus classique. À Roger Spottiswoode de mettre tout ça en chantier avec un minimum d’originalité. Pari réussi puisque déjà le casting nous offre la merveilleuse présence de Jamie (The Body) Lee Curtis deux ans après Halloween (1978) et juste après The Fog (1980). La plus célèbre Scream Queen de tous les temps rempile donc pour ce troisième film d’horreur de sa jeune carrière. Toujours aussi mignonne, elle apparaît très vite à l’époque comme une évidence pour Daniel Grodnik lui-même qui écrivit tout simplement cette histoire en souhaitant transposer Halloween dans un train.
L’autre présence remarquée du casting est celle de David Copperfield himself. Déjà véritable star de la télévision américaine à l’époque avec ses émissions de magie, Spottiswoode pensa tout naturellement à lui pour ce rôle de Ken le magicien intriguant voire inquiétant chargé d’occuper ces étudiants un peu éméchés grâce à ses petits tours de passe-passe.

Après les sempiternelles blagues à deux balles de nos universitaires et les ritournelles gnangnan du style le tabac donne le cancer (c’est vrai !), j’ai une copine lesbienne (hi !hi !hi !… c’est vrai aussi) et l’alcool c’est dangereux (c’est vrai ? Pffffff m….), l’intrigue s’installe tout doucement et le suspens avec. Déjà la scène d’ouverture à l’université où une blague d’étudiant idiote (pléonasme) provoque la mort dramatique et spectaculaire d’un élève donne le ton très vite.

Les morts s’accumulent à travers des scènes parfois pimentées (mais parfois hein) et les nanas, toutes plus sexy les unes que les autres, animent de leurs plus beaux atouts la majeure partie du film. Les nostalgiques des seventies apprécieront les jolis costumes d’époque ainsi que la musique d’accompagnement tandis que les autres bâilleront sur le (déjà) maniérisme agaçant de notre ami David-les-mains-virevoltantes.
Mais faisant fi de tout cela il faut bien reconnaître que le film reste une réussite presque trente ans après. Cette tension palpable vous entraîne toujours autant dans ce suspens intemporel parfois Hitchcockien via une mise en scène remarquable qui à aucun moment ne morfond le spectateur. Seul regret peut-être l’identité du meurtrier est trop vite décelable du moins pour les habitués du genre.

Le peu prolifique Roger Spottiswoode, auteur du très bon James Bond Tomorrow Never Dies (1997) ou encore Air America (1990), nous offre donc une œuvre devenue classique dans la filmographie de Jamie Lee et du slasher en général et qui pour l’information devrait connaître un remake un peu plus gore d’ici peu.


Critique de Terror Train - Le train train quotidien...
Par : Quentin Meignant

Roger Spottiswoode est avant tout connu du grand public pour sa contribution, en tant que réalisateur, à Tomorrow Never Dies, épisode de James Bond sorti en 1997. Pourtant, la carrière de ce cinéaste peu prolifique débuta 17 ans plus tôt avec grands fracas lorsqu’il proposa Terror Train, film de genre au budget confortable. Pour son premier long-métrage, Spottiswoode disposait en effet de 3,5 millions de dollars et de la présence de la très en vogue Jamie Lee Curtis, qui venait tout juste de boucler les succès Halloween et The Fog. Ce crédit, à mettre sur le compte de ses participations aux Guerriers de l’Enfer (1978, comme scénariste) et au Bagarreur (1975, comme monteur), lui permit donc d’atterrir aux manettes d’un film au pitch simple. Une classe d’étudiants en médecine emprunte un train touristique pour fêter le réveillon du Nouvel An. Parmi eux, un meurtrier bien décidé à se venger d’événements passés cherche à trucider une bande de joyeux copains durant le voyage. Un train sans moyen de communication extérieure et filant dans des contrées isolées.

Le métrage débute dans un climat relativement serein, mettant en scène des étudiants potaches prêts à tout pour se saouler et s’amuser. Le thème plus qu’usité de la jeunesse dévergondée de l’époque prend ici un caractère un peu plus spécifique, Spottswoode rappelant avec force détails que les petits délinquants mis en avant constituent en fait l’élite de demain. Trafic de restes de cadavres et blagues qui tournent mal sont donc le lot d’une entame de film plaisante malgré des lenteurs déjà assez nettes. Sans que le propos ne s’élève particulièrement, l’ancrage du film dans la mode teenagers sans scrupules et sans cerveau prend tout son sens avec le drame qui provoquera le déchaînement du tueur quelques mois plus tard.

Intervient alors bien entendu une ellipse qui nous plonge directement dans le genre pur et dur tout en conservant une ambiance légère et fêtarde. La rapidité d’intervention du tueur dans le récit laisse alors entrevoir un rythme plus élevé sur fond de huis-clos angoissant (l’action se déroulant dans un train comme le titre l’indique). Tous les indicateurs paraissent donc être aux verts, d’autant que d’excellents mouvements de caméra et un cadrage tout à fait exceptionnel viennent parachever la première partie de l’oeuvre. Malheureusement, Spottiswoode se perd par la suite en conjectures en accordant un trop grand intérêt à ses protagonistes ados. Dès lors, en plaçant son récit dans le sillage des futures victimes,il en oublie presque de détailler les agissements d’un assassin qui se fait trop rare (et donc moins malfaisant). Malgré une belle mise en forme (l’idée des déguisements pour camoufler le tueur de bout en bout est excellente), Spottiswoode peine donc à trouver un second souffle et l’intérêt s’éteint peu à peu malgré deux twists finaux d’assez bon goût. Si le premier demeure prévisible, le second s’avère être un modèle du genre et clôture de fort belle manière une oeuvre globalement moyenne.

Roger Spottiswoode n’est donc pas parvenu à transcender complètement sa pellicule sur base d’un pitch assez simpliste. Malgré une qualité technique souvent irréprochable, Terror Train peine à véritablement émouvoir, la faute à un traitement des personnages inadéquat. L’oeuvre se place donc sans faire de vagues dans la mouvance de l’époque qui visait à déglinguer un maximum de teenagers décérébrés.

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