Critique de film

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Terreur dans la savane

"Prey"
affiche du film

Afrique du Sud. Une famille américaine part en safari pour découvrir le milieu sauvage africain. Mais rien ne se passe comme prévu. Ils se retrouvent au coeur d'une réserve naturelle des plus effrayantes à la merci de lions affamés qui ne désirent qu'une chose : en faire leur repas. Un vrai calvaire dans la brousse africaine commence...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Terreur dans la savane - Lion ascendant tigre
Par : Damien Taymans
Tags : Animaux-tueurs

L’ingénieur Tom Newman effectue un voyage jusqu’au Kénya pour y superviser un nouveau chantier. L’occasion rêvée pour emmener nouvelle femme et enfants afin que les gamins s’habituent peu à peu à leur nouvelle belle-doche d’à peine dix ans leur aînée. Les choses se gâtent lorsque, pour se rapprocher, la petite famille (sauf le père préoccupé par ses multiples tâches) décide de se lancer dans un safari dans une savane hostile. Sur place, ils sont confrontés à des fauves aux crocs acérés désireux de se taper un casse-croûte à base de viande humaine…

Genre indécrottable, les animal attacks n’ont jamais cessé de parsemer les rayons des vidéothèques des fanas du genre depuis des temps immémoriaux, fournissant ponctuellement une nouvelle création à la zoophilie peu convaincante au sein de laquelle requins, araignées, serpents, abeilles, chiens et vers de terre (si, si !) se succèdent pour bouleverser le quotidien de populations non préparées à ces invasions en tous genres. Succédané du Cujo de Lewis Teague, Terreur dans la savane (Prey, in english) en reprend le concept à la ligne près : enfants (ici deux) et adulte se retrouvent bloqués dans l’habitacle d’un véhicule en proie à un dangereux monstre à quatre pattes qui tente par tous les moyens d’investir les lieux pour goûter à leur peau tendre. A ce détail près que l’unique cabot est remplacé par une faune dont la multitude n’a d’égal que la diversité (hyènes, lions, tigres). A la barre de ce thriller horrifique tendance survival, le mal-aimé Darrell Roodt (Dracula 3000) dont les origines sud-africaines trouvent un sublime alter-égo dans les étendues quasi-désertiques de cette brousse hostile, lieu particulièrement sous-exploité dans le cinéma horrifique au profit d’une Afrique plus civilisée (les films de tribus sont légion) ou plus aquatique (le récent Primeval pour s’en convaincre).

Annihilant toute tentative d’instauration d’une atmosphère claustrophobique (pas beaucoup de place dans une bagnole), les paysages de la savane, à l’exotisme tape-à-l’œil, sont cependant remarquablement utilisés par le réalisateur qui recourt à tous les éléments du décor pour créer une ambiance spielbergienne comparable à celle de Jaws. Tapis dans les hautes herbes, les fauves évoluent discrètement, ne devenant qu’une menace invisible, avant de se rappeler ponctuellement au bon souvenir des occupants de la machine en effectuant quelques apparitions à la sauvagerie incontrôlée et incontrôlable. Des séquences d’agressions plutôt bien amenées par le truchement d’exécutions légitimes aussi impressionnantes qu’exagérées (les effets sanglants bénéficient d’un numérique peu convaincant).

Novateur par son déplacement géographique et par le choix de ses créatures (bien que quelques rares exemples viennent contrebalancer mes propos comme Sabretooth, L’ombre et la proie ou Les fauves meurtriers) qui plus est réalistes (pas de CGI trompeur, que des vraies bêtes), le métrage ne l’est cependant pas au niveau de l’histoire mise en place. Narration clichesque (pour peu qu’on ait vu Jurassic park et Cujo), multiples incohérences (la mère roule comme une furie pour échapper à quoi ?), personnages stéréotypés (les tensions incessantes entre la belle-mère et les ados donnant lieu à une relation qui va graduellement s’améliorer) et interprétations surjouées (les deux mômes, consternants, voilent la prestation de Bridget Moynanan) minent de l’intérieur cet essai horrifique aussi maîtrisé que redondant.

Au final, Terreur dans la savane se distingue davantage de ses homologues bestiaux par les décors fabuleux qui entourent les personnages que par les personnages eux-mêmes. En résumé, le National Geographic n° 237 avec un peu d’hémoglobine sur ses pages glacées…

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24 mars 2009 à 23:03

0 etoiles

24 mars 2009 à 23:03

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