Critique de film

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Terminator Renaissance

"Terminator Salvation"
affiche du film

En 2018, après l'apocalypse qui a vu s'affronter les hommes et les robots, John Connor est devenu le chef de la résistance humaine contre Skynet et son armée de Terminators. Sa vision du monde est pourtant remise en cause par l'apparition de Marcus Wright, un inconnu qui se souvient seulement de s'être trouvé dans le quartier des condamnés à mort. Connor doit découvrir si Marcus a été envoyé du futur ou s'il est un rescapé du passé. Alors que Skynet prépare l'assaut final, Connor et Marcus s'engagent dans une odyssée qui va les mener au coeur même des opérations de Skynet. Ils y perceront le terrible secret qui se cache derrière l'annihilation programmée de l'humanité tout entière...

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Terminator Renaissance - La guerre des robots n’aura pas lieu
Par : Geoffrey Marmonier
Tags : Action, Robots

Terminator Renaissance n’était pas vraiment attendu comme le messie, mais il faut avouer que les déclarations de son réalisateur, McG, ainsi que les magnifiques bandes-annonces, avaient tendance à redonner confiance. Le film promettait de découvrir enfin sur grand écran la fameuse guerre entre humains et machines, ce qui forcement motivait la plupart des fans de la saga. Et puis Christian Bale en John Connor, voila une nouvelle qui faisait plaisir. Mais malheureusement, Terminator Renaissance vient cruellement rappeler qu’entre les belles paroles et la réalité, il y a souvent un fossé.

Alors certes, le film a été remonté par le studio, expurgé de pas mal de sa violence et amputé d’une trentaine de minutes, mais cela n’explique pas tout… Certes, on peut imputer à ce remontage sauvage le fait d’assister à une succession de scènes d’action sans développement des personnages, mais le bât blesse à d’autres endroits. Cela n’explique par exemple pas pourquoi on a l’impression de voir tout sauf un film de la série Terminator. C’est bien simple, du début à la fin, on a la désagréable sensation d’assister à un spectacle mis en boite par un fan maladroit qui pioche de bonnes idées où il peut. On a donc droit à des robots géants à la Transformers, à des « paniers à humains » comme dans La Guerre des Mondes, à des sortes de robots anguilles rappelant farouchement les pieuvres de Matrix, à un final repompé à la fois sur celui des deux premiers Terminator et sur Alien 3 (le coup du métal en fusion ensuite refroidi pour tuer le monstre). Pire, les références aux autres opus de la saga (enfin aux deux premiers) sont soit lourdement amenées (les ridicules « Come with me if you want to live » et « I’ll be back ») soit totalement illogiques (le cameo de Schwarzenegger, irréprochable en termes visuels, n’a aucun intérêt au niveau scénaristique).

Et surtout, le film cumule les incohérences scénaristiques et les frustrations. Qu’en est-il de la guerre promise entre humains et machines ? On a juste droit à un road trip de Marcus Wright (Sam Worthington, plutôt crédible) et à deux pauvres affrontements. Skynet attire John Connor dans un piège pour l’éliminer ? Il n’envoie qu’un seul et unique T800 pour faire le job alors qu’il les fabrique à la chaine. Pas très pressé d’en finir le Skynet… Plus grave, le film peine à raccrocher les wagons avec la trilogie initiale, multipliant les incohérences. On a par exemple du mal à comprendre pourquoi Skynet tient tant à éliminer Kyle Reese, vu que Sarah Connor a bien pris soin de dissimuler le fait qu’il est le père de John Connor. Comment le super ordinateur s’est-il procuré l’info ? Mystère et boule de gomme… Mais au-delà de toutes ces tares, il faut avouer que Terminator Renaissance est un spectacle plutôt agréable à regarder. Il bénéficie d’un casting solide, même si sous-exploité (Bryce Dallas Howard et Michael Ironside font de la figuration), duquel émergent surtout Christian Bale (même s’il passe un peu trop de temps à refaire son Batman) et Sam Worthington, attachant en hybride mi-homme mi-robot (merci au studio pour avoir spoilé cette révélation dans toutes les bandes-annonces). Le film est aussi joliment photographié, les couleurs délavées rendant bien l’impression de fin du monde. Et puis surtout McG manie plutôt bien sa camera, arrivant à rendre les scènes d’action très lisibles (et c’est rare) et dynamiques, même si elles manquent d’originalité. Les effets spéciaux sont irréprochables et constituent l’un des points forts du film.

Terminator Renaissance se suit donc sans déplaisir, mais avec tout de même un sentiment de frustration prégnant devant le semi-gâchis scénaristique du film. Et dire que certains critiquent le sympathique troisième épisode, pourtant autrement plus fidèle et respectueux envers la série initiée par James Cameron…


Critique de Terminator Renaissance - A new beginning
Par : Samuel Tubez

Plus qu’une suite à la célèbre saga cybernétique, c’est à une véritable renaissance que l’on nous convie ici. Finies les poursuites entre cyborgs lâchés au cœur de notre époque, terminés les « Hasta la vista, baby », le film de McG (le frivole Charlie et ses drôles de dames et sa suite, tout aussi légère) refonde le mythe sur une nouvelle base, tout en conservant l’essence des chefs-d’œuvre de James Cameron. Un pari risqué pour ce réalisateur qui a bien changé depuis ses nénettes en goguettes. Au revoir Charlie, bonjour Skynet !

En 2018, John Connor, chef de la résistance, s’apprête à mener l’assaut contre Skynet lorsqu’il fait la connaissance de Marcus Wright, un étranger qui a perdu la mémoire depuis sa condamnation à mort, quinze ans plus tôt. Cherchant également à trouver un dénommé Kyle Reese qui est censé devenir son père, John va découvrir aux côtés de cet étranger les terribles méthodes de Skynet pour annihiler complètement l’espèce humaine.

Première constatation, McG a ici modifié son horrible mise en scène clipesque pour une approche beaucoup plus posée, sérieuse et même réaliste. Un premier bon point et surtout un gros soulagement, tant les effets gratuits et l’humour beauf de Charlie’s Angels auraient été ici inconvenants. Là où Michael Bay (citons-le, puisqu’il nous pond aussi un film de robots à la même période) oublie ses personnages au profit de ses tas de boulons numériques qu’il ne parvient même pas à mettre en scène de manière efficiente, McG, lui, s’attache à ses personnages et multiplie les plans séquences détonants tout en parvenant à les rendre parfaitement lisibles. La dimension humaine reste ainsi de mise au sein du scénario de Terminator Renaissance qui fait de Marcus Wright (et non de John Connor, au grand dam de certains spectateurs) son véritable héros. En outre, la prestation très moyenne d’un Christian Bale en total pilotage automatique dans la peau du chef de la rébellion fait d’autant plus de mal au personnage, qui paraît ici tout simplement effacé face à la présence du formidable Sam Worthington (que l’on retrouvera d’ailleurs chez James Cameron pour Avatar). Ce nouveau personnage est véritablement la clef de cet opus qui nous présente également un autre personnage-phare de la saga, à savoir le tout jeune Kyle Reese (Anton Yelchin, le nouveau Checkov dans Star Trek) qui, rappelons-le, viendra (ou est venu, je ne sais plus) protéger et surtout engrosser Sarah Connor. Des pièces du puzzle qui se mettent plus ou moins bien en place à condition d’avaler quelques invraisemblances et ne pas être allergique aux paradoxes temporels. Visuellement, le film arbore des décors apocalyptiques plutôt bien foutus (même si en deçà des ambitions de Cameron à l’époque) ainsi que des machines toujours aussi superbes (l’héritage de Stan Winston et le talent des gars d’ILM font une fois de plus des merveilles) qui s’intègrent naturellement au récit. Au final, et malgré ses défauts symptomatiques d’un blockbuster PG-13 (violence édulcorée incluse), Terminator Renaissance livre parfaitement son quota d’action et ne prend pas le spectateur pour un demeuré accro au pop-corn. Ouf, on a évité le pire et même mieux : Terminator revit aujourd’hui sur nos écrans et son avenir s’avère des plus excitants !

Malgré sa courte durée, ses incohérences, ses seconds rôles invisibles (Helena Bonham Carter sous-exploitée comme jamais, le rappeur Common qui n’a rien à foutre là,…) et son manque d’impact flagrant (on regarde quand même tout cela en restant un peu de marbre), le nouveau Terminator forme malgré tout un blockbuster de qualité, mille fois supérieur à un Transformers mais bien en dessous d’un Dark Knight. Un spectacle honorable, dont on attendra patiemment les suites, en espérant qu’elles montent en puissance et ce, tant au niveau de l’action que de l’émotion.

Commentaires sur le film

4 etoiles

Incohérent mais meilleur que le précédent opus !!!,en attendant la suite...

8 décembre 2009 à 13:12 | Par Ronald
Terminator renaissance

4 etoiles

coups de coeurCoup de coeur !

Le scénario post apocalyptique est loin du mythique et génialissime " Terminator 2 "

Action, décors et effects spéciaux vous transportent dans un futur terrifiant sans pitié puis illustre du mieux possible la guerre entre l’humanité et les machines et en ce sens place ce nouvel opus comme un des meilleurs de la série !!!

le jeu des acteurs n’est pas top mais reste relativement acceptable que pour se laisser entraîner tout le long du film.

Vive terminator 5 et 6 !

4 janvier 2010 à 14:01 | Par sedik

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