Critique de film

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Ted 2

"Ted 2"
affiche du film

Les deux meilleurs amis du monde vont cette fois-ci s’aventurer en territoire totalement inconnu : le moment est venu de légaliser l’existence de Ted. Nos deux compères vivent toujours à Boston, mais alors que John est désormais célibataire, Ted a emménagé avec Tamy Lynn, la bombe de ses rêves. Alors qu’ils traversent leurs premiers orages maritaux, ils décident de faire un enfant pour consolider leur couple. Leurs espoirs sont brisés lorsque la cour du Massachussetts refuse de reconnaître le statut de personne à Ted, et lui octroie celui de « propriété », ce qui le rend inapte à l’adoption. Il est licencié de son travail au magasin et informé sans autre forme de procès que son mariage est annulé. Furieux et dégoûté, Ted va canaliser sa frustration sur la restauration de ses droits, et demander à son meilleur ami de l’aider à poursuivre en justice la Cour du Massachussetts. Ils engagent alors en tant qu’avocat une jeune activiste de la légalisation de la marijuana : Samantha L. Jackson. Mais Ted est débouté. Le trio s’embarque alors dans un road trip vers New York afin de tenter de convaincre le célèbre avocat des droits civils Patrick Meighan de porter leur dossier en appel. Leur but est de prouver qu’un ours en peluche accro à la bière et à la fumette a les mêmes droits que n’importe quel Américain accro à la bière et à la fumette.

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Trailer - Ted 2 (2015)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Ted 2 - Ted de noeud
Par : Seb Lecocq

L’ourson le plus malpoli de la Terre est de retour dans un nouvel épisode. Il ne s’est pas calmé et est de nouveau prêt à s’en mettre plein le pif et plein les fouilles de son créateur Seth MacFarlane. Dès l’ouverture du film, Ted se marie tandis que son buddy John déprime sec depuis, on le comprend, que la ravissante Mila Kunis l’a laissé tomber. Mais qu’à cela ne tienne, haut les cœurs, Ted est bien décidé à lui remonter le moral à coup d’alcool, de filles, de Sam Jones et de drogues. Bref, on retrouve dans Ted 2 tout ce que l’on trouvait déjà dans le premier épisode. De l’humour bas de gamme sous la ceinture, des vannes de stoner movie, un tas de clins d’œil à la pop culture américaine parfois bien obscurs pour le pauvre européen et au milieu de tout ça, Mark Wahlberg qui tente de se dépatouiller d’un rôle pas forcément taillé pour lui.

Le premier épisode avait su séduire un public masculin en grande partie grâce à sa bromance et à la fraicheur du couple Wahlberg/ourson en peluche. Ce second volet se veut plus complexe et « adulte », entre gros guillemets, puisque sous ses airs potaches, Ted 2 aborde un sujet grave et polémique aux Etats-Unis : la lutte pour les droits civiques. En effet, tout l’enjeu du film est de déterminer si Ted est bel et bien une personne avec des droits ou une simple chose. Ce fil rouge occupe, à tout casser, quinze minutes d’un film qui en fait au bas mot cent dix. Le reste est composé de blagues, de digressions inutiles, de remplissage, de clins d’œil et de fan service. MacFarlane se perd dans son intrigue, dès les premières minutes de film. A titre d’exemple, le générique de début est interminable et jamais drôle. L’esprit à disparu, l’atmosphère buddy movie n’est plus là et laisse place à un empilement de saynètes entretenant un vague rapport avec l’histoire.

Le réalisateur, en manque de scénario, a clairement perdu le fil. Il masque l’absence d’idées par une surabondance de vannes et de guests qui ne servent qu’à alourdir un film déjà pachydermique (voir la scène avec Liam Neeson complètement gratuite et totalement inutile). MacFarlane, en panne d’inspiration, va même jusqu’à s’autociter lorsqu’il reprend pratiquement tels quels des gags tirés d’American Dad ou Family Man. Alors qu’il se voudrait offensif et trashouille, Ted 2 s’avère finalement très attendu et bien timoré lorsqu’il déroule un humour faussement cool et décalé de petit bourgeois à la Dan Bilzerian. Les sourires sont rares, les rires encore plus et bien vite, l’ennui domine. On ne peut qu’être blasé par l’accumulation de vannes foireuses répétées à l’envi. Le scénario manque tellement d’inspiration qu’on voit les gags arriver des heures à l’avance, aucun ressort comique ne fonctionne et les comédiens font ce qu’ils peuvent face à cette trame bien faiblarde.

Le sujet principal - la lutte pour les droits civiques - est traité par-dessus la jambe et expédié en deux plans, trois séquences par un MacFarlane qui préfère répéter ad nauseam le sketch du bong en forme de pénis (ho ho ho, on s’esclaffe) et les blagues instagram #lol. La mise en scène manque clairement de pêche, elle ne parvient pas à rythmer l’intrigue, à mettre le film dans le bon tempo. MacFarlane cadre plein champ, sans aucune prise de risques ni idées. Ted 2 donne la mauvaise impression d’un film qui se contente du strict minimum. Seth MacFarlane n’est ni Judd Apatow ni Adam McKay.

A force de chercher l’anticonformisme, le métrage tombe dans le conformisme le plus propret. Pataud, lourdaud, long et ennuyeux, Ted 2 agace beaucoup plus qu’il ne séduit. L’humour est lourdingue et l’intrigue, plutôt que de se centrer sur son fil rouge qui recèle de possibilités infinies, s’étire dans d’inutiles digressions. Une suite clinquante vidée de sa substance, de son esprit et des petites choses qui faisait de Ted, sans être un chef-d’œuvre de la comédie, un film sympathique. Las, le spectateur s’ennuie devant ce qui n’est rien d’autre qu’une blague salace de tonton ivre étirée sur près de deux heures.


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