Critique de film

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Ted

"Ted"
affiche du film

La relation amoureuse d'un homme est menacée par l'ours en peluche de son enfance, qui prend vie par magie.

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Trailer - Ted (2012)
Par : Damien Taymans

Les critiques à propos de ce film

Critique de Ted - Le complexe du nounours
Par : Damien Taymans

Un soir de Noël, le petit John se couche auprès du nounours en peluche qu’il vient de recevoir. Dans le lit, il formule le vœu que son compagnon rembourré devienne vivant. Le lendemain matin, il constate le miracle : sa peluche est douée de vie et les deux êtres se promettent de ne plus jamais se quitter. Alors, quand à 35 balais, John continue à fumer des pets avec son doudou, sa petite amie le voit plutôt d’un mauvais œil. L’amitié éternelle, ça n’a qu’un temps...

Les Griffin n’auront pas tardé à conquérir le cœur des Occidentaux avec leur humour situé en-dessous de la ceinture et leur cynisme concernant le paysage audiovisuel américain, une dizaine d’années après que les Simpsons de Matt Groening n’envahissent les programmes télévisuels du monde entier. Une décennie de retard compensée par une galerie de personnages au moins aussi attachants et une mine de références désopilantes. Seth MacFarlane recycle ici la formule de sa série animée et compose une nouvelle frasque pour adultes attardés frappés du syndrome de Peter Pan, la subversion en moins. Car, même en grattant, l’histoire de cet adulescent incarné par Mark Wahlberg, incapable de se séparer de son ours en peluche parlant, ne dépasse jamais le cadre de l’amusement testostéroné suffisamment riche en allusions aux drogues et aux putes que pour susciter l’adhésion chez les 20-30 ans, de cette "génération d’hommes élevés par des femmes" stigmatisée dans le Fight club de Fincher.

A force de brandir des panneaux "LAUGH AND APPLAUSE" lorsqu’intervient sa peluche dévergondée, MacFarlane est à deux doigts de lui tailler un costume aussi embarrassant que celui que portait le pain d’épices vénère de The Gingerdead man. Évidemment, Charles Band peut dormir sur ses deux oreilles : Ted n’atteint jamais la profondeur nanardesque abyssale de son histoire de céréales-killer, mais l’entêtement de l’auteur à ne dépasser la hauteur des hanches (avec quelques pointes de scato) que pour les rares séquences d’émotion interdit de facto l’accession à la maturité. En somme, malgré l’évolution tardive du couple de héros (Wahlberg et le joyau ukrainien Mila Kunis), Ted demeure de bout en bout une fable aussi vulgaire et trop ostensiblement geek (le Flash Gordon de Mike Hodges et la moustache de Tom Skerritt sont allègrement cités), qu’un trentenaire adulescent cloisonné à son espace virtuel. En la matière, Young adult définit en une dizaine de minutes les mêmes enjeux déployés ici sur une heure et demi... y a comme un hic.


Commentaires sur le film

Poilant le nounours

4 etoiles

Les bonnes comédies délirantes américaines sont devenues tellement rare que ça fait plaisir dans voir une. Une idée de départ dingues, des répliques vulgaire mais tordantes (enfin elles ne sont pas toute vulgaires), des références et clins d’oeil à la pelle. Ted l’ourson est hilarant et Mark Wahlberg pas mal non plus. En plus j’aime beaucoup toutes les vacheries qu’ils disent sur des "stars". Plusieurs scènes on tout pour devenir cultes.

28 décembre 2012 à 13:12 | Par AnarchYgor

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