Critique de film

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Tarzan et les Amazones

"Tarzan and the Amazons"
affiche du film

Boy conduit des archéologues dans la Vallée des Amazones dont Tarzan a refusé d'indiquer le chemin. Des bandits suivent l'expédition, afin de dérober le trésor des Amazones. Tarzan devra intervenir pour les sauver.

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Les critiques à propos de ce film

Critique de Tarzan et les Amazones - L’homme, le singe, les femmes
Par : Fred Pizzoferrato

Neuvième épisode de la saga « Tarzan » dans laquelle le célèbre homme singe est incarné par Johnny Weissmuller, Tarzan et les Amazones retrouve une certaine légèreté et un agréable parfum serial après les deux précédents long-métrages, Le triomphe de Tarzan et Le mystère de Tarzan, œuvres de propagande assez lourdes mais cependant sympathiques.

Si Weissmuller et Johnny Sheffield reprennent, bien évidemment, leur rôle respectif de Tarzan et Boy, Tarzan et les Amazones réintroduit le personnage de Jane, disparu des deux précédents volets de la série. En effet, suite au désistement de Maureen O’Sullivan, les scénaristes avaient imaginés une pirouette pour expliquer l’absence de Jane, d’abord partie visiter ses parents puis soigner les blessés lors de la seconde guerre mondiale. Le conflit terminé, Jane rentre logiquement dans sa petite maison dans la jungle mais, cette fois, elle est incarnée par Brenda Joyce. Toutefois, Tarzan rencontre une autre demoiselle, la belle Amazone Athéna, jouée par Shirley O’Hara, une beauté de 20 ans vêtue uniquement d’une mini robe léopard fort seyante et que l’on revit, bien plus tard, dans Duel et Rocky. Bref, notre homme de la jungle prouve une nouvelle fois sa qualité de véritable gentleman et sauve Athéna de l’attaque d’une panthère. Comme la jeune fille se foule la cheville dans l’aventure, ce coquin de Tarzan décide de la ramener chez elle, à Palmyria, la cité secrète des Amazones. Peu après, des explorateurs en expédition découvrent fortuitement l’existence de la tribu féministe et, refrain connu, demandent à Tarzan de les conduire à Palmyria. L’homme singe refusé mais les explorateurs parviennent à convaincre cet idiot de Boy de les mener au pays des Amazones.

Dans les limites de ses modestes ambitions, Tarzan et les aAmazones constitue un divertissement tout à fait acceptable et plaisant, mené avec un rythme alerte qui laisse la part belle aux nombreuses péripéties. A la mise en scène, le compétent Kurt Neumann (dont on se souvient surtout pour son classique La mouche noire) assure un travail honnête en dépit des évidentes faiblesses du budget qui le force à recourir à divers stratagèmes, pas toujours convaincants, pour recréer une jungle menaçante en pleine Californie. La production, assurée une nouvelle fois par la RKO, ne possède, malheureusement, plus le faste des six premiers films, financés par la MGM, mais l’ensemble reste correct et le spectaculaire fonctionne. Tarzan combat des fauves, visite une cité perdue peuplée de jolies demoiselles et lutte contre les méchants Hommes Blancs décidé à importer leurs valeurs viciées basées sur l’argent au cœur de son petit paradis préservé. Bref, rien de très novateur, le scénario se contentant de recycler les clichés des précédents films et les thèmes coutumiers des romans d’Edgar Rice Burroughs. Mais le savoir-faire du cinéaste change la donne et le cocktail se révèle réussi et agréable.

Neumann, qui rempila d’ailleurs pour les deux Tarzan suivants, apporte un véritable soin au long-métrage et cultive un aspect résolument rétro et naïf, seul moyen, sans doute, d’accepter les invraisemblances d’un scénario prévisible et limité. Un élément important du script (comment Tarzan est il entré en contact avec la tribu des Amazones et comment ont-elles développés des relations cordiales avec notre viril homme singe ?) n’est, par exemple, jamais expliqué. Le reste de l’intrigue, pour sa part, se plie aux canons de la saga et oppose, une fois de plus, Tarzan à une bande d’explorateurs animés de mauvaises intentions qui affirment agir au nom de la science. Une cité perdue, une tribu mystérieuse (ici les Amazones) et les relations familiales entre Tarzan, Jane et Boy (cette fois davantage conflictuelle, le gamin atteignant l’adolescence) meublent avec plus ou moins de bonheur le court de temps de projection, à savoir à peine une heure et quinze minutes. Si la première partie du film souffre d’un excès de parlottes sans grand intérêt, le rythme s’accélère cependant dans la seconde moitié, beaucoup plus dynamique et conduit à un climax un peu expédié mais globalement satisfaisant.

Autre bonne nouvelle, l’humour envahissant des précédents volets est, ici, nettement moins pénible et les pitreries de Cheetah se font plus discrètes. Tarzan et les Amazones revient ainsi à davantage de sérieux mais garde le ton léger et très familial pris par la saga depuis le troisième volet. Quelques pincées de cruautés subsistent toutefois, vestiges d’un personnage littéraire lointain bien plus dangereux et violents. On remarque ainsi une belle et surprenante séquence au cours de laquelle Tarzan attire deux chercheurs d’or vers des sables mouvants : les infortunés s’y enfoncent et agonisent sous le regard froid de l’homme singe. Dommage que Weissmuller, vieilli et ventru, ne possède plus la sauvagerie animale qui l’animait dans Tarzan l’homme singe. Un léger bémol tant l’acteur symbolise, pour la majorité des spectateurs, le Tarzan définitif.

Tarzan et les Amazones ne retrouve pas la réussite des deux premiers long-métrages produits par la MGM mais se hisse néanmoins au-dessus de la moyenne, à ce moment bien basse, d’une série en perte de vitesse. Malgré de nombreux défauts et une précipitation parfois préjudiciable, le film se révèle un spectacle sympathique et divertissant, sans temps mort, qui plaira aux nostalgique de Johnny Weissmuller. Bref, un bon cru parmi les Tarzan de la RKO.


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